‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 64 sur 382 · ROUTE 12. DE SAINT-SÉBASTIEN A PAMPELUNE · texte numérisé non relu

ROUTE 12. DE SAINT-SÉBASTIEN A PAMPELUNE

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(1 "arbres, rencontre la bourgade (Unira et une fonderie de fer, puis une belle fabrique de papier, un vaste cinietière, une maison de miséricorde, et enfin elle franchit rOria sur un beau pont de j)ierre de cinq arches avant

G kil. (21 kil. 1/2). Tolosa, (Hôtel Le Parador, bien tenu, servi comme une bonne auberge de France; quelcpies posadas avec tables d'hôte. Les diligences postes de Snrarre, faisant le service de Tolosa à Pampelune, partent tous les jours à minuit et arrivent vers huit heures du matin. Prix :

60 réaux dans le coupé et r)0 dans l'intérieur '). V. de 5050 hab., agréablement située au confluent des deux rivières TOria et l'Azpiroz, dans une jolie vallée formée i)ar les monts d'Izazcun et de Monlescue. Ses rues sont belles, bien tracées, bien empierrées, bordées de jolies maisons. L'hôtel de ville est bâti sur une belle place, où se trouve aussi le jeu de paume, la distraction favorite des Basques. La cathédrale ne se fait pas remarquer extérieurement par son architecture; le portique qui la précède est surmonté d'une statue en marbre de saint Jean-Bnptiste. Mais l'intérieur forme un temi)le somptueux ;'i trois nefs. Un retable de con>truction moderne, en beau marhredu i>ays.

a remplacé le magnirupie retable fort ancien eu bois sculpté . qui fut détruit par un incendie en 1781.

L'église moderne de San-Francisco n'aaucun intérêt. In bel éditice construit au commencement du xvii'siè-

1. Dans les vuiiurt's pubMijut^s rspagnolc's , h' loiipt' se nomme bevitun^ ei on appelle caue \ impériale II importe «le hien se penélier de oeue finesse pour no pas s'exposer a des luepnsos.

de, et dans lequel avait été établie une manufacture importante d'armes blanches dirigée par l'Etat, est occupé aujourd'hui en partie par la garde civile, et pour une autre partie par la halle. Il y a de belles promenades, l'une sur les bords de l'Oria, l'autre, nommée Pnsen de Igarondn, le long du ruisseau de Berasteguy vers la ro\ite de Navarre.

Tolosa est le chef-lieu de la province basque <lu Guipuzcoa. Son histoire, fort ancienne, se confond avec l'histoire générale du pays. 11 s'y fait un mouvement ccmsidérable de voyageurs, en raison de sa position au centre de (fuatre roules qui conduisent à Madrid, à Saint-Sébastien , vers la frontière de France et à Pampelune.

Kn (juittant Tolosa ])Our prendre vers l'E. la route de Navarre, on passe de nouveau l'Oria sur un i>eau pont de cinq arches. La route de Matirid remonte le cours de cette rivière jus«prà Villafranca. La route de Pampelune, que suit le Voyageur, est variée et |)ittoresque.

Les hautes montagnes qui lavoisinent, cultivées jusqu'au sommet, .sont couvertes de troui)eaux, d'habitations et de métairies aux aspects agréables.

8 kil. (29 kil. 1/2). Liiarza est un \i)\\ bourg de (iM> hab. . tra versé par l'Azpiroz. aftluent de l'Olia. Son église paroissiale possède un retable, dont le premier corps est considéré comme une O'uvre d'un giand mérite. <»n voit aussi dans iu»e petite chapelle ou ermitage une jieinture de Notre-Dame, de l'école tlnmantle. apportée en II128. On franchit la limite des ]»rovinces de Guipuzcoa et de Navarre, entre Lizarza et

10 kil. (39 kil. 1/2). Atallo, village de .'(Ofeux, dont le territoire très-fertile et parfaitement cultivé produit sans repos et alternativement du blé , du maïs , du lin , des racines pour les be.stiaux. Les collines (jui le dominent sont couvertes de beaux arbres, chênes et chAlaigniers, et jiroduisent des bois recherchés pour les travaux de construction. On voit à 40 met. du village un beau moulin, le mieux construit de tousceux qui .se rencontrent de Sainf-.Sébastien à Pamjtelune.

1/2 kil. (40 kil.). Arriba, village de 4fiO hab., où l'Azpiroz reçoit une foule de i»etits cours d'eau déjà abondants à leur sortie du sol, est situé au j)ied du mont Elosua. La route bien entretenue monte rapidement vers

2 kil. (42 kil.). Betelu, v. de H7.'» hab. Les sources de rAzj)iroz sont h peu de distance. Les sources .sont très-abondantes dans tout ce pays; l'une des fontaines du village est chaude et sert de lavoir public, l'n établissement de bains est alimenté par une .source sulfureuse fort efficace, dit-on, pour le traitement des maladies de la peau. A environ '.i kil. de ce village, on franchit le sommet de la petite ramification q\ii sépare la \ allée d'Araiz de celle de Larraun, et on traverse le hameau de Lezaeta en deçà de

12 kil. ('>4 kil.). Ziecumberri, \. de 80 maisons, situé au milieu de la jolie vallée de Larraun, formée et dominée par de hautes montagnes toutes boisées. A peu «le «listance, et un peu à l'O., naît le ruisseau de Lecumberri, qui traverse la vallée et le village, et qui, après avoir arrosé de riches prairies, des(r<M<l droit au S. vers l'Araquil.

avec lequel il se confond. La route, descendant à peu près dans la même direction, se trouve un instant resserrée entre deux montagnes rocheuses. On appelle ce passage le Pasende las Dos Hermanas.

A quelque «listance au delà , on rencontre à dr. la route qui vient de Vittoria (84 kil. de Pampelune) par la vallée de l'Araquil. Les deux routes se confondent, et, jirenant la direction du S. E. , arrivent à

11 kil. (()5 kil.). Irursun, village situé au sud «le la montagne delà Trinité, l'une de celles qui dominent la cuença de la capitale de la Navarre, et traversé par la petite rivière Lecumberri à 2 kil. au-dessus de sa jonction avec l'Araquil.

6 kil. (71 kil.). Érice. petit village de 20 maisons, à l'entrée de la fuenra de

11 kil. (82 kil.). Pampelune (V. R. 14.)

Ji. l'ar le chemin de fer.

Le trajet de Saint- Sébastien à Pampelune pourra l)ientôt se faire en chemin de fer, et jiar la direction «jue nous venons de décrire.

On .suivra jiendant la première jtartie du parcours le chemin du Nord, aujourd'hui en construction, et qui se rattachera i)ar Irun et Bayftnne au réseau des chemins de fer français. Après avoir franchi la Bidiissoa à Irun, cette voie nouvelle, gagnant vers la dr. , courra au ]»ied du mont Jaizquibel, qui la sé|)arera de l'Océan. Elle touchera Benteria , le Pas.sage , et établira à Saint-Sébastien une station importante. A ])artir de ce point, elle montera par la vallée de l'Urumea, l)arallèle à celle de l'oria , que suit plus loin la route de terre que nous venons d'indiquer, et viendra fran-

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