‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 85 sur 382 · ROUTE 18. DE RAYONNE A SAINT- JEAN-PIED-DE-PORT · texte numérisé non relu

ROUTE 18. DE RAYONNE A SAINT- JEAN-PIED-DE-PORT

nouveau; le bras «le g. ou du s. L.

conduit à Saint-Palais (V. H- 19); il faut prendre celle qui se dirige an s si l'on veut aller directement h Saint-Jean-Pied-de-Port. On laisse h dr. Greciette. puis le c/idfeau de r.arro, avant de rejoindre à AUissanc la route plus courte qu'il nous reste à décrire.

Cette route, (pii ne Iravorse aucun village, passe îi la base N. E.

,le la montagne d'Ursouia, quelle laisse îi dr., s'élève jusqu'à son point culminant {'1kl met.), à peu de distance de Mendionde, v. de U''4 h. <28 kil. de Rayonne, '27 kil.

de Saint-Jean-Pied-de-Port), qu'elle laisse aussi à dr.; puis, après avoir traversé le Garro, remonte à Àltissane, ham. situé à 178 met. A 2 kil. Il l'O. se dresse le pif de Gnrralda, dont le sommet atteint 4Gr> met.

A 4 kil. du point de jonction des deux routes, on atteint lleletw , y.

de 1193 hab., où vient aboutir la route de Cambo(V. H. 10), à la hauteur de 236 met. Le pays accidenté que l'on traverse est .le moins vn moins peuplé. A peu de distance en deçà d'Irissary, on laisse à g.

une route cpii conduit à Samt-Palais par (0 kil.) Ihnld>j, chef-lieu de canton de 885 hab.

IH kil. (42 kil. de Rayonne), Irissary, relais de poste, est un v de 1210 hab. L'église et le principal groupe des habitations sont à la dr de la route. Après avoir traverse l'Uhalde, dont on a remonte pendant «melque temps la rive dr. un gravit nn petit col et on descend dans un joli vallon au fond duquel serpente la route «le Pau à Saint-. lean-Piedde-Porf bientôt on atteint Lacare, Y de 274 h., où le général Harispe possédait un modeste château. Un voit en passant son tombeau qui ne

se distingue que par sa simplicité, dans le cimetière voisin de 1 église.

Saint Jean -le -Vieux (2 kd. de Lacare), v. de 1137 hab est situé sur la rive dr. du Lauribar, qu on traverse au delà de la Magdelaine pour entrer à

18 kil. d'Irissary (60 kil. de Ravonne) Saint- Jean -Pied- de- PoVt (hût. Grand-Soleil, PmnmetVOr), V. de 17:>2 h., place de guerre de 4' classe, chel-lieu de canton de l'arrondissement de Mauléon (Ras- <;es-Pyrénées), située au pied de collines gracieusement arrondies, près du confluent des trois Nives d'Arnéguv, de Réhérobie et de Lauribar. u'Nive de Réhérobie la divise en deux parties : la ville basse, qui s'étend dans la plaine le long de la rive g., et la ville haute sur la rive dr. , qui .s'élève en amphithéâtre sur une éminence.

Saint-Jean-Pied-de-Port, ainsi nommée à cause de sa position audessous des ports ou cols des Pyrénées a été bâtie en 716 par Garcia Ximènes sur l'emplacement d'une ville (lue les Maures avaient brùlee, et dont Saint-Jean-le-Vieux rappelle seul aujourd'hui le souvenir. Garcia l'éleva près du confluent des trois rivières pour commander à la fois les I trois vallées et les trois cols aboulissanten Espagne. La Erance et l Espagne sen disputèrent longtemps la possession ; enfin, le traité des Pyrénées (16o9) la céda à la France. Depuis Vauban chercha à utiliser cette belle position militaire , fortifia la ville agrandit la citadelle , que le chevalier Deville avait construite en 1668. et en fit, comme il le disait lui-même, son bijou, sa bonbonnière.Ce\^ei\&àuic'esi^-dvSA\ni-ie&npied-de-Port que l'armée de WeUington pénétra en France en 1813.

M. Le Pays de Rourjolly déclare que sa situation est extrêmement défectueuse au point de vue militaire, et que pour s'y maintenir il faut un camp retranché et un corps de troupes assez nombreux. « Ce camp retranché, établi à cheval sur la route de Pampelune, aurait son centre à la hauteur d'Origuarte, comme en 1793; sa droite éclairerait le chemin de Valcarlos; sa gauche, protégée par les batteries du Pisocourez, garderait la vallée de la Nive. »

Parmi les excursions que l'on peut faire aux environs de Saint- Jean-Pied-de-Port, la plus agréable est celle du pic d'.flrrodoy (661 met.) situé au N. du petit bassin où les Nives opèrent leur jonction. Il suffit d'une heure et demie pour en atteindre le sommet, d'où l'on domine une assez grande étendue de pays. A ses pieds, on voit les longues et verdoyantes vallées au confluent desquelles Saint -Jean se trouve situé; dans toutes les directions se dressent des sommets arrondis et couverts de pâturages : çà et là, quelques taches verdàtres, éparses dans les vallées ou sur les pentes, indiquent des taillis de chênes. Vers le S., où les montagnes ont une hauteur assez uniforme, on aperçoit l'abaissement peu prononcé qui forme le port de Roncevaux ou de Valcarlos. A l'E. se montrent quelques cimes aiguës, mais n'atteignant pas cependant jusqu'à la limite des neiges d'été.

De Saint-Jean Pied-de-Porl k Saini- Êlienne de Baigorry eik Cambo (V. R. I6j;

— à Orihez (V. R. i9); — à Pampelune par Roncevaux [\. R. 2l); — à Oloron par Saint-Palais et Mauléon (V. R. 22);

— à Pau (V. R. 23); — à Tardels par Ahuiky(V. R. 2%).

D'oRTHEZ a SAINT-JEAN-PIED- DE-FORT.

69 kil. Route de poste. Diligences toua les jours.

On suit d'abord la route de Rayonne (V. R. 6); mais, à 7 kil.

d'Orthez, au delà de Raigts, on la quitte pour prendre celle qui, traversant le Gave de Pau près de Bérenx (810 hab.), puis se dirigeant au S. 0., franchit 'un petit col, et descend dans la vallée du Saleys, cours d'eau qui n'est qu'un simple ruisseau, à

15 kil. Salies, chef-lieu de canton de l'arrondissementd'Orthez, V.

de 5503 hab., où les étrangers n'ont absolument rien à voir, si ce n'est une fontaine deau salée dont les produits, fort abondants, servent à fabriquer d'excellents jambons de Rayonne.

Une route départementale conduit de Salies à Peyrehorade par Sorde (V. R. 6). La route de Saint- Jean -Pied -de -Port ou d'Espagne franchit le Saleys, laisse à g. un chemin qui va aboutir à Navarrenx , puis, après avoir traversé le ruisseau appelé Reigman , gravit le faîte qui sépare le vallon du Saleys de la vallée du Gave d'Oloron, et traverse deux ruisseaux, le Heure et l'Arriut'que, en descendant à

10 kil. (25 kil.) Sauveterre, chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Orthez, V. de 1606 hab., agréablement située sur la rive dr.

du Gave d'Oloron , à 2 kil. au-dessus de la jonction de ce Gave et du Saison. « Les vallées d'Oloron et de la Soûle forment en ce Heu, dit M. Samazeuilh , un vaste carrefour, où la nature se plaît à prodiguer

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

ses richesses, et où se meut, au railieu des champs, des prairies, des bosquets et des fleurs, un peuple favorisé du ciel. »

Quand Philippe le Hardi se dirigea, en 1276, sur le Béarn, résolu de pénétrer en Castille par la Navarre , pour forcer les Certes à révoquer le décret qu'elles avaient rendu en faveur de Sanche , fils d'Alphonse le Sage, malgré le vœu du vieux roi et les prétentions des enfants nés de Fernand , frère aîné de Sanche et de Blaiiche de France, fille de saint Louis, il s'avança jusqu'à Sauveterre avec une imprévoyance étrange, même pour ces temps où l'art de pourvoir aux besoins des armées était pourtant presque inconnu; ses mesures avaient été si mal prises qu'il se trouva sans vivres et sans munitions. Il ne put effectuer le passage des montagnes, et s'estima heureux, pour sauver son honneur, de recevoir la nouvelle d'une trêve conclue par le comte d'Artois avec le vieux roi de Castille. Aussi la chronique métrique de saint Magloire contientelle ces deux vers :

En Espagne et à Saulveterre, Alla le roi folie querre (quérir).

Sauveterre était une place forte au moyen âge; elle soutint un siège contre le prince d'Orange. Les débris de son vieux château de Montréal et de ses anciens remports témoignent de son ancienne importance, a En venant de Mauléon, dit M. Cénac-Moncaut, on y arrivait par un pont de 5 à 6 arches, offrant une voie de 2 met. de largeur. Sur la culée de l'arche qui touche à la ville, la seule qui ait résisté aux sièges et aux débordements, s'élève encore une tour de '

défense qui suit la forme de la culée. On passait sous la voûte de cette tour par une porte ogivale, et l'on montait à son premier étage à Taide d'un escalier intérieur ouvrant sur une porte très-étroite. >»

Quant aux ruines du vieux château de Memtréal, il est difficile de leur assigner une date, car on y distingue à peine de grandes fenêtres garnies extérieurement de grosses barres de fer. La tour d'angle du S. E. doit dater du xv« siècle.

Au sortir de Sauveterre, on traverse le Gave d'Oloron, et bientôt après on croise la route de Bayonne à Oloron (V. R. 7).

2 kil. (27 kil. d'Orthez) Ouinarthe , v. de 290 hab. , est situé sur la rive dr. du Saison, en face d'Osicram (4Ô6 hab.), situé sur la rive g. Près du hameau Le Bois, on franchit un affluent du Saison, puis on gravit le chaînon qui sépare la vallée du Saison de celle de la Bidouze. Au delàd'^r^erati- (308 hab.) , qu'on laisse à g., on descend, par une côte qui off're de beaux points de vue , sur la route de Mauléon , à 1 kil. environ de

12 kiU de Guinarthe (39 kil.

d'Orthez.) Saint -Palaia (hôt. de la Poste), chef-lieu de canton de l'arrondissement de Mauléon, V. de 1645 hab., agréablement située sur la rive g. de la Bidouze, dans une large et fertile vallée. Plusieurs routes viennent y aboutir.

De Saint-Palais à Mauléon et à Pau.

(V. R. 22.;; — àBayuunepar (23kil.)Bidache (V. R.7}; — à Hasparren (29 kil.) (V.R. 18).

La route de Saint-Jean-Pied-de- Port, s'éloignant de la Bidouze, qui décrit de grandes courbes à TE., gravit, à peu de distance de Saint- Paiais, une côte assez longue, d'où

Page 1