DE SAINT-PALAIS A OLORON
65 kil. Dilig. tous les jours. Coupé, k fr. 90 c; intérieur, (t fr. ko c.
En sortant de Saint-Palais, on traverse d'abord la Bidouze, puis on gravit un coteau qui off're de jolis points de vue, et sur lequel on laisse à g. la route de Sauveterre et d'Orthez (V. R. 19). A droite se trouve (2 kil. de Saint-Palais) Béhasque, v. de 328 h. Quand on est arrivé sur le sommet du plateau, on commence à découvrir les montagnes de la grande chaîne derrière les collines boisées qui s'éten-
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
dent du côté du S. Le pays ondulé que l'on traverse offre des aspects riants et variés.
7 kil. (;n kil. de Saint-Jean-Piedde-Port), Domezain, v. de 1005 h., est situé à g. de la route, au milieu de beaux champs de maïs et de vignes. On y remarque une église gothique h laquelle M. Cénac-Moncaut donne avec raison le nom de donjon religieux. Elle est percée de meurtrières ;\ fusil que surmonte le monogramme de la Compagnie de Jésus. Après l'avoir dépassée, on traverse les deux petites rivières de l'Heurque et de la Thaincoene, qui vont au N. se jeter dans le Saison. On laisse ensuite à dr. (8 kil.) Ithornts, v. de 364 h., qui possède un beau cliAteau , très-agréablement situé dans un charmant pays, puis îi g. Etdmrry, v. de 414 h.
4 kil. (41 kil.) .4 roup, v. de .S06 h., a conservé son église romane, remarquable par les sculptures grossières de sa porte , qui repré.sentent : la Vierge tenant l'enfant Jésus; les trois rois mages porUmt la couronne sur la tète, le sceptre h. la main et un oi.seau sur l'épaule; un guerrier à cheval brandissant un large glaive, et parais.sant charger deux personnages accompagnés de chiens; un homme tenaift un tonneau sur ses genoux et buvant à môme, et plusieurs autres figures d'hommes et de (juadrupèdes.
D'après M. Cénac - Moncaut , ces bas-reliefs, d'ailleurs assez rudement sculptés, appartiennent au XII» siècle.
D'Aroue on descend dans une charmante vallée arrosée par le ruisseau Lafaure , qui va se jeter dans le Saison à travers des campagnes boisées; on remonte presque aussitôt pour franchir une chaîne de col-
lines, puis on descend, par une côte fortroide, dans la riante vallée du Sai.son, à
4kil.(45kil.)f/iarirfp,v. de37Gh., où Ton remarque une église d'une construction bizarre (V. Mauléon), dont la voûte h berceau est couverte de peintures en mauvais état, et dont l'autel se distingue par son mauvais goût.
La vallée du Saison, que l'on remonte vers le S., .sur la rive g., se rétrécit bientôt et offre quelques paysages ])ittoresques. On traverse (4H kil.) Espi's, v. de 543 h. ;Abensccie-has; (.')() kil.) Viodo.ç, v. de 017 h. , où se trouve une église bAtie dans le style de celle de Charitte , et enfin, après avoir contourné le i)ied d'une colline verdoyante qui s'avance vers l'E., vis-à-vis de Chéraute, on voit .se dresser devant soi les tours de
4 kil. (24 kil. de Saint -Palais, r>4 kil. de Saint- Jean - Pied -de - Port), Mauléon - Xticharre ( hôt.
Habiague, de la Maréchale, chez Dufaure), V. de 1475 h., ancienne capitale de la Soide, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement des Basses-Pyrénées.
Cette ville, dont l'histoire peut se résumer en quelques lignes, .s'est bùtie peu à peu autour du chAteau de Mauléon ou Mauvais Lion, élevé on ne .sait par qui ni à quelle époque, sur la colline qui domine la rive dr. du Saison. Ce château fort, assiégé et pris par les Anglais au milieu du xv siècle et bientôt repris par Gaston, a perdu sa forme féodale à la suite des réparations qu'il a dû subir. Les catholiques s'y rassemblèrent pour organiser la résistance contre les tentatives de Jeanne d'Albret; mais les protestants ne tardèrent pas à le leur re-