ROUTE 22. DE SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT A PAU
rive dr. de ce ruisseau , et franchit le Vert d'Arette, — qui vient d'arroser toute la vallée de Barétons, — pour atteindre (3 kil. de Lanne) vlramis.
14 kil. d'Aramis à Oloron (V. R.
DE SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT A PAU, PAR LARCEVEAU, SAINT- JUST, MAULÉON, NAVARRENX ET MONEIN,
98 kil. Route beaucoup plug directe que la route de poste.
On suit d'abord la route de Saint- Palais ju.squ'au village (15 kil.) de Larceveau (V. R. 19 etR. 22). Là on prend à dr. une route qui se dirige au S. E. , et qui , après avoir traversé Cibits et franchi plusieurs petits cours d'eau, remonte la rive g.
de la Bidouze, ombragée de cliênes magnifiques. Au delà de Bunus, v. situé sur la rive dr. , on franchit cette rivière, près de son confluent avec le Hosla, à peu de distance de
6 kil. (21 kil.) Saint-Just, v: de 704 hab. , situé au pied de collines boisées. De là, on découvre dans la direction du S. E. les montagnes au milieu desquelles la source bouillonnante de la Bidouze, éloignée de 7 kil. , jaillit entre le bois Cabocé et la forêt des Arbailles, formée, on le croit, par la fontaine d'Ahusky, qui, apr(>8 s'être perdue dans un gouffre sous le plateau calcaire d'Elçarre , vient reparaître à 4 kil. de distance.
Au sortir de Saint-Just, la route, s'éloignant de la Bidouze, s'engage à l'E. , puis auN. E., dans un vallon latéral dont elle gravit en
serpentant le versant septentrional, pour passer du bassin de la Bidouze dans celui du Saison. Le point culminant est à 5 kil. environ de Saint-Just. A mesure qu'on s'élève, on voit l'horizon s'étendre vers l'O. et vers le N. Enfin on atteint le sommet d'un plateau couvert de bruyères , et on découvre :
à l'E. , la vallée du Saison , parsemée de riants villages, de Mauléon à Tardets; au S., la chaîne des montagnes boisées de Sainte-Engrace, et, au delà, le pic d'iime, au N. , une jolie vallée boisée et arrosée par le Gave de Lambarre , affluent de la Bidouze. La descente est un peu moins longue que la montée, et le premier village Cfue l'on rencontre, 5kil. (31 kil.) Musculdy(bk\ hab)., est situé à l'extrémité supérieure d'une petite vallée riante, arrosée par l'Abaraquia , affluent du Saison.
2 kil. plus loin, on laisse à dr.
le gros village d'Ordiarp, puis on vient côtoyer la rive g. du Saison à
1 kil. en deçà de Garindein, v.
de 339 hab., qui n'est plus qu'à
2 kil. (7 kil. de Musculdy, 38 kil.
de Saint -Jean -Pied- de -Port) de Mauléon (V. R. 22.)
18 kil. (56 kil.) de Mauléon à Navarrenx (V. R. 20.)
Au sortir de Navarrenx, la route traverse d'abord le petit ruisseau du Laus à Bererens, et se dirige vers le S. jusqu'à (2 kil.) Jasses, V. de 353 hab. situé près de la rive dr. du Gave d'Oloron; là elle incline vers l'E. pour remonter la vallée du Lails, où l'on voit encore quelques arbres. Mais bientôt elle s'élève sur un plateau aride dont la végétation se compose uniquement d'ajoncs et de fougères. Ces landes, ou touyas, s'étendent dans la direction du S. E. au N. G., depuis les envi-
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
rons d'Oloron jusqu'à ceux d'Orthez , et rien n'en varie la désolante uniformité, si ce n'est, de distance en distance, quelque ravine creusée par les eaux dans le gravier rouge du sol. On descend de ce plateau pour traverser la vallée de la Lèze, mais on remonte aussitôt sur une autre colline aride et couverte d'ajoncs avant d'atteindre
18 kil. (74kil.) Monein, V. de k 936 hab. , chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Oloron , où se croisent les routes de Navarrenx h Pau et d'Orthez à Oloron, située à une petite distance de la rive g. de la Bailongue , dans une plaine peu fertile, qu'entourent des collines incultes.
En sortant de Monein, on traverse la Bailongue, puis on gravit une chaîne de collines qui sépare la Bailongue de la Baise. On laisse alorsàdr. Cuqueron {3tk hab.); et on traverse (21 kil. de Pau) Parhayse, v. de 509 hab. Au delà du ruisseau de la Baise , la contrée devient plus riante; quelques bouquets d'arbres recommencent à se montrer çà et là, et, quand on a laissé à dr. Arhus , v. de 823 hab., on entre dans la plaine alluviale, si riante et si fertile, du Gave de Pau. Là le Gave atteint, quand il déborde, une largeur extraordinaire; il recouvre d'une rive à l'autre près de 2 kil. de Ijancs de sable et d'oseraies. Sur ce point, des travaux bien entendus pourraient rendre à l'agriculture 3 ou 400 hectares.
On franchit plusieurs petits ruisseaux; on laisse : à dr. (10 kil. de Pau) Artigxielouve, v. de 603 hab. ; à g. le pont suspendu qui réunit la commune d'Artiguelouve à celle de Le.scar; on traverse Laroin, v. de 513 hab., situé à 6 kil. de Pau; enfin on
longe le Gave jusqu'à Jurançon (V. R. 30) où l'on rejoint, à 2 kil.
de Pau, la route de Pau aux Eaux- Bonnes. (V. K. 31.) 22 kil. (96 kil.) Pau (V. R. 30.)