‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 279 sur 511 · J'AR LES ÉCHELLES DE STRIE · texte numérisé non relu

J'AR LES ÉCHELLES DE STRIE

249 millet ou 83 I. mtrines. = 450 kil. — Trajtt en 84 h. y compris Iei Umpi de nUtKt.

En quittant Mersina , le navire je dirige ù l'E. -S.-E. parallèlement à la cote jusqu au cap Kara-tach (ancien cap Mégarsus, qui limite au X.-O. le grand golfe « Alexandrette ; et , après avoir doublé ce cap (30 milles), cingle presque directement à l'E. pour mouiller devant le petit port de

Alexandrette , en turc Iskendér*wn. l'antique Kas^Avojsux xxt' iw;, 'W milles,— 21 1. mannes ou 85 kil.

a* Mersina). Iskendéroun est située *ur la partie sud du golfe. Quelque» historiens pensent que c'est précisément là que se trouvait •ancienne Myriandrus de Xénopîion et d'Arrien; d'autres, au contre croient que cette dernière

'•le était à 10 kil. plus à 10., au y«?u actuellement appelé Puits de

arob. Os deux assertions sont Jp'rment dénuées de preuves, "uoiqu il en soit, Alexandrette parait devoir son nom à Alexandre «-»rand; elle n'a marqué dans yinnquKé par aucun événement.

r,ï ;' T s,tu,'*e dans une petite J*»ne basse et marécageux.-, borde tous côtés par dos hauteurs . ruptes, couvertes d'arbres nains,

^baVereÇ^P nT trCntain.e de \>*h\iA Ue quelques maisons

'WMP°inîdcvue8anitaire,Alexan- Ul<- est un séjour, dangereux.

les eaux n y ont pas d'écoulement et les lièvres paludéennes y sont à craindre. C est pour éviter cet inconvénient que les Européens, obligés par leurs affaires devenir à Alexandrette, résident ordinairement à Baïlan, char m a ru vu Litre à 2 h. 30 d'Alexandrette, aussi salubre que cette dernière l'est peu.

Baïlan est située à 2 h. environ de cette gorge de l'Amanus que les anciens appelaient Pylœ - Syriœ (Portes de la Syrie). C'est en effet l'unique passage qui puisse donner accès en Syrie , quand on v vient par le Nord. C'est par là que pénétrèrent Alexandre le Grand et les bandes de la première croisade.

On y trouve une mosquée construite parlesultan Séliin, un khàn élevé par Soliman le Ma gnitique.

les ruines d'une église, celles d'un aqueduc et les traces encore visibles d'une voie romaine.

Paquebots à vapeur de quinzaine en quinzaine. Messageries françaises pour Latmkièh , Tripoli, Beyrout , Jafla et l'Egypte le samedi; — pour Mertina, Rhodes et Sniyrne le mardi. — Llotjd autrichien pour Lattakièh et Beyrout le vendredi , —pour Mcrsina et Chypre le samedi.

En continuant vers le S. et longeant le golfe d'Alexandrette, on aperçoit quelques ruines, ce sont celles d'Arsus, l'antique Rhosus de Strabon. Ce point dépassé et à 36 milles environ d'Alexandrette, le navire double le cap Ras-el- Klnnzir (la téte du porc), l'ancien rocher de Rhosus ( wiiuXa,- ) , qui forme l'extrémité S. du golfe d'Alexandrette. Ce cap, élevé de 1 600 mètres à pic au-dessus du niveau de la mer, termine brusquement

ol4 SYRIE.— PALESTIXK.

la chaîne de l'Amanus. Une autre ments d< branche de ce système de montagnes, le Djébel-Mouça , l'antique Piorius, se dirige vers le S. parallèlenieni à la cote; à ses pieds s'élevait l'antique Sélencie(V. p. 019) dont l'emplacement se trouvait non loin du v. de Sueidivèh et des bouches de l'Oronte [Snhr el- Aci), que l'on aperçoit à une petite distance. Le Djobel-Akra, l'antique mont Casius, qui dresse son sommet conique a 1900 mètres au-dessus de la mer. et que l'on aperçoit après avoir dépassé les bouches de l'Oronte, rappellcune superstition qui avait cours dans l'antiquité. Du haut de cette montagne, on pouvait , disait-on, en tournant les yeux successivement des deux cotés opposés de l'horizon, voir le jour et la nuit. L'Empereur Adrien voulut en faire l'e'xpérienee et en fut empêché par une tempête affreuse. Les villes de Nympha?um, Poséïdion, Heraclea, existèrent jadis, dans l'ordre où nous les citons , sur les parties de la crite comprise entre les bouches de l'Oronte et Lattakièh : la première était probablement au N.-O. du mont Casius, Poséïdion répondait sans doute au v.d'El-Rouçeït, près du cap du môme nom , et Heraclea au v.de Minael-Bouri, hati près du romontoire Ras Ibn el-Ilani. — ne licnc et demie au delà du Ras Ibn el-llani se montre (75 milles marins d' Alexandrette)

Lattakièh. Cette ville, connue dans l'antiquité sous le non» de Laodicée , doit- sa fondation à Séleucus Nicator. Elle est bâtie sur une langue de terre qui s'avance à une demi - lieue environ dans la mer. Elle possédait jadis un port d'une certaine importance, mais qui n'offre aujourd'hui, comme tous ceux «le la côte, qu'un abri peu sur. On remarquera en arrivant plusieurs ouvrages, et entre autres un phare construit avec des débris de monuments anciens et surtout des fûts de colonnes.

Bien que Lattakièh ait été plusieurs fois ruinée par des tremble

Rot

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