DE BEYROUT AUX CÈDRES
PAR BATROCN, ItABROUN ET KBCHARRÈH.
(21 li. 3 j. - On couctm à Djébaïl , prêt ia Nahr el-Atfour et à Ebcbarrèh. j
De Beyrout à Batroun (10 h.
30) et de Batroun au col d'où l'on découvre Tripoli 1 h. 30). Voyez H. 10.r>.) — Laissant à gauche la route qui descend sur Triuoli, on s'élève dans la direction ae TE. sur un large plateau qui offre de beaux points de vue sur la mer et sur la grande chaîne du Liban. On y trouve (1 h. ) plusieurs villages maronites (Kefr-Hata, Kafroun , Kasenbach?) près desquels on peut camper. On redescond pour franchir (1 h.) le Xahr el-Asfour, en face d'un village perché sur un contrefort escarpé où l'on remarque (40 min.) une église assez régulièrement bdtie. Redescendant vers des citernes (10 m.), on se dirige il gauche vers le X., dans une vallée large et bien cultivée, arrosée par un petit cours d'eau. Un sentier à droite ;50 mm.) mène sur un contre-fort peu élevé (2ô min.) et redescend jusqu'à (15 min.) une jolie source, au fond d'un vallon, qu'on longe en écharpe jusque sur r25 min.) un col d'où 1 on aperçoit la mer et la ville de Tripoli. Sur la montagne en face se dresse le couvent grec de Saint-Georges. On
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aborde alors les premiers contT forts de la grande chaîne, suivant un sentier en écharpe au-dessus de la vallée profonde du Nahr- Abou-Ali ; celle-ci sebifurque bientôt: la branche N. va vers Ehden, la branche S. est la vallée du Nahr- KadissAt proprement dit.
Après plusieurs mauvais pas, on rencontre une fontaine qui jaillit au pied d'un vieil olivier, lieu favorable pour faire une halte ; un peu plus haut on observe, dans la paroi des rochers, à main droite, une grande ouverture taillée en ogive, qui donne dans une caverne. Au delà d'un petit torrent (30 min.) commence une montée sur un terrain basaltique, conduisant sur le revers d'une autre vallée, qui descend à droite vers le S.-O. On admirera de belles coupes de terrains dont les couches se relèvent toutes vers le centre de la chaîne. Continuant à monter à gauche , à travers les basaltes et les cendres noires, on atteint (35 min.) un col qui ramène sur la vallée du KadissAt. Vers l'E. la vue s'étend jusqu'au Djébel-Makmel et au large amphithéAtre au centre duquel on distingue le massif verdoyant des cèdres. Au-dessus, vers le S. -E., s'ouvre le col qui conduit à Ba'lbek. Au fond de la vallée, au pied d'une haute muraille escarpée, se montre le couvent de Kanobin, et en face, vers le N., le large plateau où l'on aperçoit, au pied d'une haute paroi de grès bigarré, le v. d'Éhden entouré d'arbres.
De ce col, on descend { 15 m.) sur le v. et l'église de Haded ed- Djoubbé, apartirduquel on va, jusqu'à Ebcharrèh, longer en écharpe tous les ravins secondaires de la vallée. Après deux torrents 15 m.
— 7 m.} près desquels on voit de belles roches de grès bigarré, on arrive (20 m.) au bord d'un grand ravin plongeant vers le fond de la vallée, où l'on distingue le couvent de Saint-Antoine. Franchissant , .35 m.) trois cours d'eau, dont le dernier (10 m.) tombe en
gracieuse cascade et fait tourner un moulin , on laisse à gauche le v. de Hasroun, perché au-dessu* du grand ravin, et à droite, au delà d'un ruisseau, ( 20 m.) deux autres villages , au - dessus de de la route. On descend de plus en plus dans la grande vallée, donf on atteint le fond 30 m.', er face du couvent de Mâr Serkis.
pour franchir le torrent principe (10 m.) sur une étroite passèrent, au delà de laquelle s'étend une belle pelouse où l'on peut camper. Le v. (1 Ebcharrèh se dresse, a 15 m. à gauche, sur un mamelon coupé de ^ergers, où I on cultive avec succès la vigne, le froment, les mûriers et les vers à soie.
D'Ebcharrèh aux cèdres, il n'v a plus que 1 h. 30. Laissant à gauche le village, on gravit à droite un contre-fort sablonneux , on passe et repasse un torrent, pour aboutir (50 m.) dans un couloir aride ejui débouche (-20 m.) sur l'ani phitheAtre supérieur. On longe un instant des précipices à pic . et se dirigeant vers le centre du plateau, on arrive ('25 m. ) aux cèdres . V.
DES CÈDRES A BEYROUT,
PAR AFKA.
87 h.— On pent coucher à Akoùrali et i raah. Kn revenant de B«vroul nn coucherait à lUnfoôn, i Akoûrah et à Kbch»rrèb.
Des cèdres à Ebcharrèh et i Hasroun (2 h. 30) (.V. R. 107} — Laissant en arrière les beaux v. de Hasroun et de Bez'oun, perchés sur des pitons verdoyants au-dessus de la vallée du KadissAt, on se dirige au S., remontant le?
arêtes qui descendent vers la mer de la crête du Liban. Pendant (ïh.
de montées et de descentes continuelles, on longe en écharpe cette haute crête, qui dresse vers le ciel ses sommets dénudés et couveris de neige la plus grande partie de
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l'année. On aperçoit enfin sous ses pieds la vallée d'Akourah, dominée au S. par la masse majestueuse du Sanuin. Une longue descente de 1 h. 20 amène au v.
d'Akourah , situé au pied d'une muraille de rochers de plus de 300 met. de haut. Une large fissuré dans ce rocher donne passage à un chemin qui conduit à Ba lbek. — Traversant le torrent sur un pont naturel , et contournant un contre-tort qui se dresse sur la gauche , on descend vers ro., dans la vallée de Afka. l'ancienne Apheca, jusqu'à (2 h. 15 j la grande fontaine du même nom, principalcsource du Nahr Ibrahim, ou rivière d'Adonis, qui sort d'une sombre caverne, en formant plusieurs cascades, et à laquelle se rattache la fable de la Mort d'Adonis. Nous avons mentionné, p. O-Hi, la tradition relative à la coloration des eaux de ce torrent. Près de là se trouvent, sur une hauteur, une énorme colonne en granit et les ruines d'un temple qui paraît être celui de Vénus. Le vallon d'Afka a été pendant longtemps le siège d'un culte si licencieux que Constantin fit détruire le temple. Le petit village situé près de là contient une autre colonne. D'Afka, on s'élève de nouveau en écharpe sur les pentes duSannin, d'où l'on domine tout le cours du Nahr Ibrahim, et l'on atteint (4 h.}Xeba' el-Açel (la fontaine de miel), une des sources du Nahr el-Kelb. On gagne ensuite (30 m.) une fissure profonde , et où coule Xeba' el- Lében ( la fontaine de lait), autre source de la même rivière. On la traverse (15 m.) sur un pont naturel, nommé Djissr el-Hadjrfle pont de pierre), qui ne mesure pas moins de T>0 mèt. d'ouverture et •20mèt. de hauteur. I/épaisseur de l'arche est de 10 mèt., et la largeur du passage est de 40 à .r>0 mèt. A l'O.de ce pont se trouvent •25 m. les ruines appelées Kal'at el-Fakhra, disséminées sur une pente rocheuse : on rencontre d'abord une tour carrée, d'une