A. DE MA&SEILLK A GÈNES
— 377 lui. -Trajet en 23 h.
DE MARSEILLE A MALTE
Pour la sortie de Marseille, V.
Route I. — Au delà de la rade de Toulon, on laisse au N. la rade et ii presqu'île de Gien, puis la délicieuse rade d'Hyères, et au S. les îles du même nom (Porquerolles, Or, Basgueneau, Portcros et l'île du Levant}. On double ensuite les»
cap» Lardier etCamarat, et l'on voit le golfe de St-Tropez, le golfe de Fréjus, le golfe de Napoule, au fond duquel se trouve Cannes, les lies de Lénns (St-Honorat et Ste- Marguemej , le golfe Jouan, où débarqua Napoléon à son retour de l'île d'Elbe : le cap de Garoupe et le cap Gros, la ville d'Antibcs et l'embouchure du Var, qui sépaïc la France de l'Italie. Ou aperçoit de loin Nice, Villa-Franca et Monaco, bâtie sur un rocher escarpé qui s'avance dans la mer; puis Mentone, Vintimiglia, JSan- Ketno . Oneglia , admirable cote dominée par les Alpes maritimes.
Vers le cap dtl Mêle, les montagnes se rapprochent de la mer, et 1 on découvre sur leur côte escarpée la Toute célèbre de la Corniche.
On voit ensuite Albenga, Noli et JSavone; puis enfin le phare de la Lanterne et la ville de Gènes.
Gènes ■ — Les monnaies de Gènes sont identiques aux monnaies françaises, excepté celles de cuivre.
On paie 50 cent, à 1 fr. aux bateliers pour débarquer. On relâche presque toute une journée à Gènes, et ce temps est à peu près suffisant pour voir complètement la ville, turtout si l'on prend un cicérone, —flot. . Feder, de la Ville (recommandé*. Restaurants: la Legaiuliana, l'Ussaro, etc.
On devra visiter à Gènes : le port, la nlace et la cathédrale de San-Lorenzo, le pont et l'église Santa-Mana di Carignano, la belle vue des fortifications, la promo-
nade de \'Ac<iua-Sohi, l'église San- Stefano (un tableau de Raphaël) ; les rues Nuova, Nuvvissima et Ralbi, avec leurs palais principaux, Brignule Sale, Balbi, Pallavicini, Adorno, etc., ornés de belles galeries de tableaux; l'Université, le palais délia Città, l'église de VAiinunziata, magnifiquement décorée ; la place de VAcqua-Verde, et la station du chemin de fer; le palais Doria et ses jardins en terrasse sur le port ; ÏAlbergo dei Poveri , avec une Pietà, attribuée à Michel-Ange, etc.
B. DE GÊNES A UVOURjiE.
27 licuei marmci.— 143 kil 1/2.
Ce trajet se fait toujours de nuit.
Du reste, a partir du cap de Portofino, qui annonce l'entrée du golfe de Rapallo et de Chiavari, le navire tientle large jusqu'à Livourne.
On jette l'ancre à l'entrée du port, dont les phares et les îours ont un aspect assez pittoresque.
Livourne. — On compte en paoli, qui valent 55 centimes, et se divisent en 8 crazic. Un voyageur sans bagape ne doit pas donner plus de 2 paoli aux bateliers pour débarquer. A peine à terre, il est assailli d'une nuée de ciceroni, de facchini (portefaix) et de cochers, dont il a grand'peinc à se débarrasser. — Hôt. : du Nord , etc.
Restaurant : la Pergola, il Giardinetto. — Du port au chemin de fer, une voiture se paye 2à4 paoli.— ii n'y a à voir à Livourne que la statue du grand-duc Ferdinand 1er, avec ses quatre esclaves de bronze ; la place del Gran-Duca, et le réservoir, appelé le Cistemone ; mais on peut aller à Pise, et revenir par le chemin de fer à temps pour l'embarquement.
Pise {Restaurant : l'Italia, auparavant l'Ussaro). On visitera : les auais, le pont, l'église Sta-Mana uella Spina, et les célèbres monuments réunis sur une seule place :
la cathédrale, la tour penchée, le baptistère et le Campo-Santo ; on pont encore voir la pince d<«s Che-
4 MA LTE.
valiers, où s'élevait la Tour de la Faim, qu'a rendue célèbre le supplice d'Ugolin, et l'église San-Stefano ; puis aller aux Cascinc de San-Hossore.