‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 35 sur 511 · D. DE CIVITA-VECCHIA A NAPLES · texte numérisé non relu

D. DE CIVITA-VECCHIA A NAPLES

4t> lieues marine*. — . ÏY1 kil. — Trajet en 15 h.

La côte de l'État romain offre l'aspect le plus triste et le plus désolé ; on n'y découvre que quelques tours ruinées et quelques villages misérables. En passant devant les bouches du Tibre et le petit port de Fiumicino, on peut apercevoir la coupole de St-Pierre de Rome, 'éloignée de près de 8 lieues dans les terres. Au delà de l'embouchure du Tibre, on voit toujours

[Route 2/

une côte basse, dominée par les montagnes d'Albano et de Velletri ; on laisse Portod'Anzio et Nettuno, les marais Pontins et le promontoire formé par le Monte-Circello (de Circé), chanté par Homère. Au delà du cap Circello cessent enfin les côtes désolées et arides : des montagnes richement boisées s'étendent jusqu'à la mer, et la nature splendide du royaume de Naples commence à se reconnaître. On range à gauche les golfes profonds de Terracine et de Gaéte, et à droite le petit archipel de Palmarola, Ponza et Vandotena. Ischia, avec son immense volcan éteint, l'Épomée, l'île de Procida et le cap Misène, annoncent Je golfe de Naplcs. Au delà du cap Misène, le golfe de Pouzzole. le château de fiaia, l'Ile de Nisita, se montrent sur la gauche. Après avoir doublé le promontoire de Pausilippe, on aperçoit Naples, dominée par le château St-Elme, les quaisde Chiaia, la pointe avancée du château de l'Œuf, et enfin le cône sublime du Vésuve, les montagnes de Castellamare et de Sorrenti, et l'île de Capri, qui forment l'admirable entourage du golfe de Naples. — On compte en cartini, qui valent env. 50 centimes, et se divisent en 10 grani.— Le débarquement se paye 1 ou 2 carlini.

Les vexations de tout genre sont encore pires qu'à Livourne : on rendra les officiers de la douane et de la police moine tracassiers en leur donnant un carlin.— H6t.:

des Princes, de Rome, etc. Restaurants : Café de l'Europe, Ja Ville de Paris, etc. — Une course de voiture se paye 1 carlin seulement.

On ne relâche à Naples que 7 à 8 h. Pour bien utiliser ce court espace de temps, il faut nécessairement se tracer un itinéraire et choisir ce qu'on veut voir. Il ne faut pas songer à l'ascension du Vésuve. L'excursion la plus intéressante est celle de Pompeï, si les départs du chemin de fer sont combinés de manière à la rendre possible, Dans le cas contraire,

[Hovtk 2.]

on se contentera de voir Ja ville, les rues de Tolède et de Chiaja, les places ou largo di CasteJlo, dî Palazzo , di San-Ferdinando ; les a,uais de Sanla-Lucia, Chiatamone, Chiaja ; la villa Reale, la grotte dé Pausilippe, et l'on pourra parcourir Je musée Bourbonnien. Les églises n'offrent rien de bien curieux.

L'aspect de Naples, sa population active et criarde, ses voitures pittoresques, etc., suffiront, du reste, pour occuper agréablement un temps de relâche trop court.

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