‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 425 sur 511 · II. État aotusl · texte numérisé non relu

II. État aotusl

Nous avons déjà décrit l'aspect du port et mis le voyageur en garde contre le mécompte qui l'attend à son débarquement dans cette ville , dont le nom réveille de si grands souvenirs. Le quartier turc, qu'il parcourt en se rendant de la douane aux hôtels de la place des Consuls, présente à peine un caractère oriental. Sans les moucharabi* des fenêtres, les

masure carrée, entourée d'échoppes, qui forment une espèce de marché. La porte du N. présenta :

aussi une décoration assez él çante, mais aujourd'hui tout délabré.

La grande place des Consul

forme aujourd bui le centre t:

ropéen d'Alexandrie. Après q»:— Éjue temps de vie orientale . :

y retrouve avec un certain plag ia civilisation, mais les maison? t ^ l'entourent n'ont aucun car* tère; elles rappellent Livourn^-.

tout autre port de la Médi terne - On voit là les principaux hôtels. • bureaux des paquebots et des tr- i banquiers, la demeure de la :

part des consuls: celle du cou>..

de France occupe k peu pr^ milieu du côté N. C'est une mi son spacieuse, qui, outre le consulat, contient aussi la Ponte fr^x- {•aise. Vers l'angle N.-E. s'éler^ !a chapelle protestante anglaise, • J itice assez élégant dont les fenêtre* affectent un peu la forme de l'octre outrepassée ; l'intérieur est trr«simple. 11 y a quelques années Is place des Consuls formait vu:

vaste esplanade nue, poudrent et brûlée par le soleil en et-, fangeuse et inondée en hiver.

Des travaux récents en ont fut promenade agréable en tout

une

maisons ressembleraient à celles i temps. Aux extrémités, on voit ai de l'Italie méridionale et de l'Es- ' jourd'hui <

pagne. Queluues costumes arabes, quelques chameaux annoncent bien qu'on est en pays musulman, mais plus on avance, plus on reconnaît l'influence européenne , qui prédomine aujourd'hui dans cette ville. Sur une petite place qui précède la grande place fies Consuls, à l'angle S.-O. de celle-ci, on remarquera la petite mosquée de Cheikh- Ibrahim , surmontée d'un minaret, qui est un bon spécimen de l'art arabe* c'est une tour octogone à quatre étages, avec deux galeries portées par des consoles en encorbellement , le tout surmonté d'une; tour cylindrique, avec une petite coupole bulbeuse. La mosquée n'est, du reste, qu'une

deux bassins, à gerbes d'eau jaillissantes, entretenus par le vaste système de distribution ries eaux, inauguré le 2 juillet Ce beau travail, du à un ingénier français, M. Cordier, fournit à toute la ville de l'eau emprunt*»1 au canal Mahnioudièh. (fràco à lui, la grande place a pu recevoir des plantations d'arbres, qui Ion:

entièrement transformée.

C'est de la place des Consuls qu • nous partirons pour parcourir Alexandrie, exploration qui peut être facilement faite en un jour, au moyen des ânes agiles que Pou trouvé à chaque pas, si l'on veut suivre l'ordre que nous allons indiquer. Nous chercherons, chemin faisant, à retrouver l'emplacement

Route 160.]

des anciens quartiers et des grands monuments des Ptolémées, dont les vestiges ont presque entièrement disparu sur ce sol bouleversé, où depuis 1^00 ans Sarrasins et Turcs ont puisé comme à une carrière. Strabon sera notre meilleur guide dans cette recherche.

Nous dirigeant vers l'angle N.-O.

de la place, nous retournerons d'abord dans

La ville turque. Elle est bâtie, et c'est là son 6eul mente , sur l'isthme {[' Hepiastadion) qui réunit l'ile de Pharos au continent, ayant àl'E. le Port-Neuf etàl'O. le Vieux- Port. Sa longueur, depuis le fort Caffarelli jusqu'à son extrémité septentrionale, est de 13 à 1400 mètres, ce qui n'excède guère les 7 stades (1300 mèt. environ) indiqués par le nom de l'ancienne chaussée; sa largeur moyenne est de moins de 000 mèt. Nous avons déjà esquissé son aspect : les deux rues qui partent du coté O. de la grande place, sont ornées d'abord de boutiques européennes oui font bientôt place aux petites échoppes des marchands indigènes. On trouve encore là quelque activité commerciale et assez de couleur pittoresque pour frapper le voyageur qui commencerait par la sa tournée d'Orient. Les rues étroites, encombrées, 6ales et tortueuses, peuvent donner une idée de ce qu'est le reste de la ville. Sur quelques points cependant, surtout dans ses parties extrêmes, des habitations indigènes d'un meilleur aspect se sont élevées depuis quarante ans. Mais dans l'intérieur de la ville turque, il n'y a pas un édi tice, pas une mosquée, pas un bazar remarquable. A mesure qu'on s'avance, en suivant In rue la plus rapprochée du Port-Neuf, le quartier devient désert, et bientôt on suit une espèce de quai le long d'une fortification basse, qui longe dans toute son étendue le fond occidental du Port-Neuf et aboutit au

Phare. 11 occupe toujours, à la pointe orientale de l'Ile de Pha-

AXEXANDRIE. 963

ros (qui a depuis longtemps cessé d'être une ile), l'emplacement du phare des Ptolémées; mais au lieu de cette tour en marbre blanc à plusieurs étages, qui fit l'admiration des anciens et immortalisa le nom de l'architecte Sostrare de Cnide, ce n'est plus qu'une grande et lourde construction carrée, sans style et sans goût. La pointe du phare forme 1 entrée O. du Port- Neuf, comme la pointe Pharallon {l'Acrolochias des anciens) en marque l'entrée orientale. La distance d un cap à l'autre est d'environ 1700 mèt. Jusqu'au commencement du siècleactuel.le Port-Neuf ou grand port, entièrement inabrité contre les coups de vent du N., et, par suite, très-peu sûr à certaines époques de l'année, était seul ouvert aux Européens. Il ne reçoit plus guère aujourd'hui que des barques.

Revenant sur nos pas vers le S.-O. et laissant à droite un fort avancé dans la mer, nommé le fort Ada, on suit, à travers un quartier désert, l'axe de l'ancienne île de Pharos jusqu'à la presqu'île op-

osée, où l'on rencontre à gauche arsenal, à droite l'hôpital, et en

faci

Le Palais du Vice-Roi, construit

par Mohammed-Ali , à l'extrémité O. de 1 ile, à 2 kilomètres du phare. Il borde la plage N. du Vieux-Port (1 Eunostos . Il faut, pour le visiter, être muni d'une autorisation qu'on obtient aisément. Le grand escalier, en marbre de Carrare, est d'un beau caractère, ainsi que la grande salle d'audience, de forme circulaire. Les bâtiments du harem en sont séparés ; ils dominent, au N., la cote opposée. Revenant le long de l'arsenal, avec ses bassins, où Ton vous montre les restes de la flotte de Navarin, on longera la courbe du Vieux-Port jusqu'à la douane, que nous connaissons déjà, et jusqu au lazaret, à 1 demi-quart d'heure au S. de la douane, à l'an-

fjle S.-O. de la ville. Au-dessus du azaret. sur une éminence isolée, le fort Caffarelli garde le nom d'un

mu

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.Koitk 160

des généraux les plus distingués de l'expédition d'Egypte.

Emplacement de la ville arabe.

— L'enceinte. Prés du fort Caffarelli et du lazaret, commence à courir, dans la direction du S., l'ancienne enceinte construite par les sultans toulounides pour isoler et défendre la seule position alors habitée de la vieille cité; c'est là que commençait la ville arabe , qui s'étendait d'un cdté sur l'ancien Bruchion , de l'autre sur le Kbacotis. Son étendue, de l'E. à l'O., était de :i kilom. environ, et sa plus grande largeur d'un kilom.

L'Hoptastadion n y était pas compris. La partie de l'enceinte qui allait d'un port à l'autre, en coupant l'extrémité méridionale de l'Heptastade en regard de l'espace où se forma plus tard la ville turque, a été abattue dans ces derniers temps pour donner rflacc aux constructions nouvelles ; cette partie des remparts allait de la grande place actuelle du quartier franc au côté N. du fort Cartarelii, et au lazaret. Le reste de l'enceinte a été conservé et constitue la défense de la ville moderne; elle se compose d'une assez forte muraille llanquée de tours et de bastions, avec un large fossé. Elle a été réparée, tant par les Français pendant l'occupation, que depuis leur départ. C'est dans l'espace, encore vide en grande partie, que cette enceinte embrasse,

3ue la ville tend h reprendre son év^loppement: mais los terrains vagues situés au S. et à l'E. du fort CafFarelli sont couverts d'amas »le décombres, de grands bois de palmiers, et de villages arabes, composés de huttes de roseaux et de boue séehée qui s'appuient aux troncs des grands arbres, et où vit une population de fellahs deminus. C'est là, pour celui qui met le pied pour la première fois en Egypte, ce qu'Alexandrie présente de plus neuf et de plus curieux.

Ces mêmes villages, on les retrouvera partout, dans le Delta comme dans la vallée du Nil.

Laissant à gauche les rues régulières de la ville nouvelle, et à droite les villages felUhs et lç< palmiers, on ne tarde pas à rer.contrer vers l'E. l'extrémité d'un?

longue rue droite : c'est

ancienc;

Grande rue du Bruchion, qui m

versait la ville dans toute sa longueur {V. p. 900) et qui s'étend l- puis la porte de Rosette, ou el> commence à l'E.. jusqu'à la porr?

Gabari, oh elle aboutit à l'O. Ii trace en osi encore aisément r-> connaissab.'e , quoique les eolot nades et les monuments qui la bordaient dans les temps anciens aiem depuis longtemps disparu du <o\.

Au point où cette rue était coup"»

par la rue transversale qui vent:, de l'Heptastadion, s'élève aujou-d'hui

Le couvent latin, entouré d'or jardin planté de palmiers. L'entra est au N.-O, sur une grande pi^'f triangulaire. L'église présenter fronton de mauvais style italien, et un dôme flanqué d'une tour carrée sans élégance. L'intérieur n'offre rien de remarquable. 1»

construction est assez régulier?, et la coupole assez large. I re tradition arabe veut que le corr* d'Alexandre repose dans l'émir"!'même où a été construit le souvent latin, mais cette tradition serait difficile à concilier avec ce que Strabon dit du Sema. {V. p. su>- ■ Le couvent appartient aux franciscains de Terre-Sainte. l.'hAptlfr européen y est annexé ; l'entrée est du coté de l'O. Les sœurs de Saint-Vincent de Paul et les Uzaristes ont aussi à Alexandrie des établissements d'éducation.

A quelques minutes à l'E. d'1 couvent latin, s'élève le coovent grec, grand édifice à peine acheté.

C'est une église d'un style as?ex lourd, sans ornements au dehors, avec deux clochetons surmonte?

d'une petite coupole, et un Aàm* élevé sur le centre de la croix.

L'église est entourée d'une cour à portique.

On revient en quelques minute?

à la grande place, qui de ce cô>-

KOLTK ltiU.j

s'étend sur le terrain de l'ancien Bruchîon. On prend , à l'angle X.-E. de la place, une rue qui, passant près du consulat anglais, conduit au rivage du Port-Neuf, où l'on retrouve l'enceinte arabe, qu'on suitjusqu'à l'endroit (10 min. j où se trouvent ce que la tradition populaire a nommé les Aiguilles de Cléopâtre. Ce sont deux obélisques de granit rose, qui furent originairement dressés devant un ♦les pvlônesdu grand temple d'Héliopolis. Un seul des deux est encore debout; sa hauteur est de 21 mût. Les hiéroglyphes ne sont bien conservés que sur ses deux faees, N.-O. et S.-O. L'autre, couché clans le sable, à 30 pas à l'O. du premier, est tellement enterré qu'on n'en voit plus qu'une surfaire de 3 met. environ à tleur du sol; on le prendrait pour une simple dalle, sans les hiéroglyphes qu'on y distingue. Cet obélisque avait été donné aux Anglais par Mohammed-AH ; mais ils ont renoncé a l'emporter. Ces deux obélisques portent les cartouches de Touthmès III, de la xviii* dynastie .entre 1020-1517 av. J.-C.;. Les ruines devant lesquelles se trouvent les deux monolithes doivent être celles du temple de César (K. ci-dessous); et comme le temple a dû être élevé par Cléopâtre, en l'honneur du père do son fils Césarion, c'est elle aussi, sans doute, qui y fit transporte^ les deux obélisque* qui en décoraient l'entrée, par ou s'explique suffisamment l'origine du nom traditionnel de ces obélisques.

Immédiatement après les obélisques, l'enceinte arabe vient s'appuyer au golfe, par un fortin appelé la Tour romaine. De ce point, l'enceinte court au S.-E.

l'espace de 400 met., et là, faisant un coude non loin d'un couvent grec et de grandes plantations de palmiers, elle prend sa direction à l'E. pendant 1100 met., jusqu'au bastion voisin de la porte de Rosette. En revenant à la grande rue du Bruchion, dans cette direction,

ALEXANDRIE

on laisse a droite une éminence assez considérable , sur laquelle s'élève le fort Napoléon ou fort Crétin du nom d'un des officiers du génie les plus distingués de l'expédition française. Il est extrêmement probable C[ue cette position dominante était celle de YAcropole ou citadelle, où les rois avaient un palais. Un peu plus loin, vers l'E., on passe près d'un village arabe établi sur une butte appelée Koum ed-Dik ;la colline du Coq). A gauche de la grande rue se trouvent des ruines considérables

ont nu appartenir aux dépen-

3ui ances Au patais des Ptolémécs.

Un peu plus loin, sur la rue même, à 500 met. en avant de la porte de Rosette, on peut observer d'autres ruinesdisséminées, avec des restes de colonnes. Ce pourrait être le site du Gymnase, a après l'indication de Strabon.

On arrive enfin à la Porte de Rosette; en cet endroit l'enceinte arabe a été fortifiée de cinq bastions modernes. Sortant de la ville par cette porte et tournant a gauche pour se diriger vers la mer, on laisse à droite Te cimetière catholique, puis les cimetières copte, grec et anglais, qui occupent pe.utêtre l'emplacement de l'ancien hippodrome.

Le terrain qui s'étend a partir de cet endroit, au rivage S.-E. du Port-Xeuf et qui est confpris entre l'enceinte arabe, depuis le bastion d'angle jusqu'à la tour romaine, d'une part, et, le rivage de la mer jusqu'à la langue de terre qui se termine par le Ras -Pharallon, d'autre part, forme un espace de •20 min. :1 kil. 13 environ;. Ce terrain, la partie la plus riche de l'antique Bruchion, était occupé tout jentier par le Palais des Ptolémées, avec le Muséum, où l'on allait entendre les leçons des professeurs les plus renommés dans toutes les sciences, ainsi que la fameuse Bibliothvrjue. et les autres établissements fondés par la munificence des premiers Lagides. Une autre partie du palais, appelée Sèma,

EGYPTE

(Koutb 160^

sur une grande ét

rain nu

renfermait les tombeaux des rois et celui d'Alexandre, qu'y avait fait ('lever Ptolémée Sotcr. Près de là, se trouvait aussi le Théâtre, le Posidinn ou temple de Neptune, et le Timonium, qu'Antoine, dégoûte" des grandeurs après la défaite d'Actium. s'était fait construire à l'extrémité d'une pointe avancée, qui doit être celle que décrit la côte vis-à-vis du fort Mencharych ; le gymnase, avec ses beaux portiques, et enfin le Pane um, du haut duquel on découvrait toute la ville. Sur ce terrain qui perla autrefois tant de grandeurs, on ne voit plus aujourd'hui, au milieu des débris qui jonchent le sol, que les deux lortsde Mencbaryèh et des Juifs (ïabià-el- Yahojid\ et, à côté de ce dernier, le cimetière des juifs, l'n peu plus loin, sans s'écarter de la côte, est le bâtiment de la Quarantaine avec un village arabe, et à 5 min. plus au \\, le fortSiksili est construit à l'entrée môme de la longue pénin- | suie qui couvre le (îrand-Port à TE. et se termine par le Kàs-Pharallon, ancien promontoire Lochias.

Nul vestige ne reste des murs de la cité primitive ; mais il est certain qu'ils se trouvaient assez loin au del'i do l'enceinte des Arabes. Il y a grande apparence que la porte* de Canope, où se terminait à l'E. la grande rue d'Alexandrie, était à l'endroit où se voit aujourd'hui la tour du Télégraphe, à 1100 met. au delà de la porte de Rosette.

Revenant à la porte de Rosette, et se dirigeant au S. vers le canal 'MahmoudiMi, qui borde de ce côté l'emplacement de l'ancienne ville, comme le canal Canopique y bordait Alexandrie, on ne voit plus,

ndue, qu'un terd'oii les ruines même ont disparu. Il est probable que les jardins «e prolongeaient dans cette direction. Plus à l'O., entre le canal et l'enceinte arabe, quelques monticules, dont plusieurs sont c ouronnés de tours et de redoutes, accidentent la plaine. Dans cette

de l'emplacement qu'occupait l'ancienne ville, il existe un trèsgrand nombre de citernes couvertes. Beaucoup de ces citernes ont de très-grandes dimensions , et leur voûte est soutenue par de* colonnes. Leur excellente construction les a conservées jusqui ce jour, et quelques-unes servent encore. L'eau du canal y est introduite à l'époque de l'inondation.

En continuant à se diriger au S.

on atteint les bords du canal Milmoudièb, et l'entrée du

JardindeMoharembey; c'est une

villa appartenant au viee-roi. mai* dont l'entrée est publique. Les hàtiments n'ont rien de particulier, mais les jardins sont remarquable* par leur belle végétation, et les points de vue variés qu'on v découvre sur la campagne d'Alexandrie et sur le lac Maréotis. PK»

de la villa de Moharembey se trouve celle de M. Pasfré ; on obtient facilement la permission de la tîsi ter.

Pour revenir à Alexandrie, en suivra la grande route, qui long* le canal de Mahmoudièh ; elle es:

bordée d« jolies villas et de beaux jardins ; cette fraîche nature et l'animation que présente le canal en font la nromenade favorite des habitants d'Alexandrie.

Le canal Mahmoudièh, dont le cours so confond en partie avec l'ancien tracé «lu canal Canopique, est d'une grande importance pour le commerce intérieur de l'Egypte; c'est par là que les produits" destinés à l'exportation arrivent a Alexandrie. Il prend son commencement au village d'Atfèh. audessous de Fouah, sur le Nil de Rosette ; sa longueur totale e?t de 78 kil., et sa largeur de 30 met Il a élé creusé sous le règne de Mohammed-Ali. de 1819 à 18-20, et a coûté 7T.00 000 francs. 250 000 ouvriers y furent employés. Pu Taire h Alexandrie, par le Nil et le Canal, les barques du pays mettent de .'i jours 1*2 k 5 jours, selon le vent; pour les bateaux à va

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