‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 427 sur 511 · D'ALEXANDRIE A ROSETTE · texte numérisé non relu

D'ALEXANDRIE A ROSETTE

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i Route 1*51

romain est un espace peu prt's carré de 300 pas ac o»'«t

environ, entouré de murs épais er pierres et en briques, flanqué et tours sur les faces et aux angles et environné d'un fossé.

Le château d'Àboukir. àl b > min. du Camp romain, est sir:^ sur un promontoire qui ternimrJ l'O. la baie du même nom. Cftfc baie est doublement célèbre ptf la bataille navale du Pr août 179* où la flotte française fut détruit par l'amiral S'clson, et par le cor batdu 25juillet 1799, ou Bonapir*.

avec 6 000 hommes, anéantu cr* armée turque de 18U00 hommes f* venait de débarquer. — La 11**'' française, qui venait de transport en Egypte Bonaparte et sa fortun*:

était mouillée temporairement 3ik la rade d'Aboukir, le peu de pri fondeur des passes ne lui ayant:-* permis d'entrer dans le port dA* lexandrie. Les treize vaisseaux^ haut bord dont elle se composait** déployaient en une ligne semi- :-- En sortant d'Alexandrie par la | culaire parallèle aufond delafca*porte de Rosette, on traverse pen- | Il était t> heures du soir: 1 amiral dant 10 min. les monticules de Brueys est prévenu que de*vui.r>

anglaises sont en vue, se dînent vers la baie. C'était l'amiral N

son qui, après avoir couru

toute

décombres qui appartiennent à la eité ; puis on franchit le vieux mur,

sur lequel furent élevés les retran- ,.r..~ ,

chements français, et l'on descend Méditerranée à la recherche ne .*

dans la plaine. A 50 m. de la porte flotte française, arrivait ave<|

de Rosette, on trouve l'ancienne escadre, forte également J<* ^

vaisseaux de ligne, dans lir.ks-

station romaine qu'on nomme le Camp de César, on le Camp romain.

C'est le site de Nicopolis. lieu qui fut ainsi nommé par suite de la victoire définitive qu'Auguste y remporta sur les derniers partisans d'Antoine. C'est là qu'eut lieu, le 21 mars 1801. l'engagement meurtrier désigné sous le nom de bataille de Nieopolis, entre Tannée

tion de nous livrer bataille. Bru1'?

pris à l'improvistc, ne frayait p à un engagement immédiat, r.v^l'amiral anglais avait conçu plan «l'attaque dont l'audace m» r; assura la réussite. Six de ses vaisseaux eurent ordre de tourner gauche de la ligne frança:*e. '"■ franchissant, sous l'îlot d'Ab.^'

anglaise qui venait de débarquer i une passe étroite et danpereu." à Aboukir sous les ordres du gené- ! que 1 amiral Brueys avait regaN-'ral Aberctornbie, et un corps de ' comme inabordable, et d'aller *< 8 000 Français mal commandes par I placer en arriére de notre eseaart' le général.Menou, de triste mémoire. . le premier bâtiment échoua Cette affaire, où le général Aber- ] les bas-fonds, mais les cinq autre? crombie fut mortellement blessé, réussirent à prendre position entr

répara le traité d'évacuation de 'Egypte que Menou dut signer cinq mois plu6, tard à Alexandrie.

notre ligne d'embossage et la terre.

Pendant ce temps Nelson, avec hsept autres vaisseaux, s'était

|KoirK 162. ABOUKIK.-

ployé sur notre front, de sorte que I Brueys se trouva placé entre les Jeux feux de la double ligne ennemie. La bataille s'engagea; elle fut terrible. L'irrésolution du contre-amiral Villeneuve, qui commandait les cinq vaisseauv de notre droite, et son inaction au fort du combat engagé au centre et à notre gauche la rendit désastreuse. L'amiral Brucvs fut tué sur son banc de quart ; notre flotte J tout entière, après quinze heures d'une lutte acharnée, fut détruite, il l'exception de deux vaisseaux que Villeneuve ramena à Malte. Le combat naval d'Aboukir eut un immense et sinistre retentissement. Cet événement pouvait amener la perte de l'expédition, qu'il privait de toute communication avec la France; le génie de Bonaparte sut tirer parti de cet isolement même et communiquer à ses soldats une force et une énergie nouv e 1 1 e •

La bataille du -25 juillet 1799 fut une éclatante revanche devce grand désastre. 18 000 janissaires, les meilleurs soldats de l'armée turque, venaient de débarquer à la pointe d'Aboukir. protégés par une division de la tlot'U anglaise. Une redoute occupée par une poignée de nos soldats avait été* aisément enlev- e. et Marmont, qui commandait notre division d'Alexandrie, avait trop peu de monde pour m archer à l'ennemi. Bonaparte, de retour de. l'expédition de Syrie depuis deux mois à peine, était au ('aire. A la première nouvelle du débarquement, il réunit ce qu'il a sous la main, 6000 hommes environ, et accourt en toute hAte. Les Turcs avaient pris position dans la presqu'île d'Aboukir. 0 a 7000 des leurs, retranchés dans un village et sur deux mamelons, couvraient la presqu'île; le reste, au nombre de 10 à 12 000, occupait le village même d'Aboukir, en arrière de cette première ligne. A peine arrivé sur les lieux. Bonaparte ordonne l'attaque. Le premier village est enlevé , les mamelons

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