‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 226 sur 408 · DE ST- ANTOINE ET DE $T-PAUL · texte numérisé non relu

DE ST- ANTOINE ET DE $T-PAUL

DANS LE DlSERT ORIENTAL.

PAR BÉNISOL'ÈP.

Distance, 240 et 262 kil. Durée du trajet, 4 et s jours.

Cette exeorsion n'offre d'iotérâtquZaux géologues ou auxamateuri de curiosités cénobitiques. Les préparatifs sont ceux que nous avons indiqués pour un voyage au désert (F. p. 244 etsqq.). Arrivé àBenisoaèf(KR. 20), on enverra auprès du cheikh un messager chargé de faire avec ee chef les arrangements nécessaires, poor qu'il fournisse les chameaux et une escorte. Afin d'éviter toute perte de temps, on fera bieD^ avant de quitter le Caire, de télégraphier au moudir de Bénisouèf, en le priant de prévenir le cheikh bedonio. Celui-ci se rendra à Bénisouef, où Ton pourra traiter avec lui; le contrai doUétre signé à la moudiryèh (gouvernorat). On spécifiera avec soin le nombre et le prix des chameaux. On se procurera des lettres d*introduction pour les couvents, k la maison-^occursale deBouch, village situé sur le Mil, à une petite distance au N. de Bénisouèf, où réside souvent le supérienr du couvent de Saint-Antoine.

t. Do Caire à Bénisouèf.

FAB BAU ou PAR GHBMm DE FER ( V, R. 20).

n. De Bénisoaéf an ooovenft 4e Salnt-Antoln*.

Le meilleur plan est de venir camper k Deïr Ba'iadj en face de Bénisouèf^ sur la rive g. du Nil, la veille du jour du départ, de manière à pouvoir se mettre en route de trcs-grand matin.

En partant de Deïr-Baïad, on se dirige à TE., quelques degrés S., et COQ tournant le Gébel Gebet, au S., on traverse la grande plaine de Ba»

qarah ou de la Vache qui se dirige

vers la vallée du Nil, du N. E. au S. O., entre le Géhel Abou Araga au N.

et le mont Ashar au S., et se continue au S. de la route, dans la plaine de Sennour ou du Chat. La gorge du mont Kbalil sépare le mont Askar, au N., du mont KhalU, au S. Laissant à dr. les ruines d'une ville ancienne, on entre dans le Ouady el-Arabah, ou des chariots j large dépression qui court vers la mer Rouge, entre le mont Kbalil au S. et au S. £. et le monl Qolzoum au N. E.; elle a reçu son nom des chars qui portaient autrefois les provisions aux deux monastères, et non, comme une tradition le prétend à tort, des chariots de Pharaon, à la poursuite des Israélites.

On y trouve quelques puits dont les meilleurs sont dans le Ouady ei- Aréidah au N. et le Ouady omm- A'inebih au S. On a quelquefois l'occasion de voir dans cette région des gazelles; sur les parties élevées du terrain^ se rencontre Vanastatiea hierocAufiltnaou rose de Jéricho. Lascénerie, dans la partie montagneuse de la route, est fort belle, spécialement aux environs d'un large ouady, à 2 heures environ du couvent.

DeirUar-Antonios,* le couvent de St-Antoine, » fut fondé par saint Antoine de la Thébaïde, l'ami et le compagnon de Mar-Bolos ou saint Paul, ermite qui fonda le monastère voisin appelé, d'après lui, Deïr Bolos.

U passe pour être le plus ancien et le plus important des couveats de l'Egypte.

Bàli sur la pente 0. du mont Qolzoum, il se présente extérieurement sous la forme d'un carré long, dont la façade regarde le Gébel Khalil.

Comme tous les couvents coptes, il est entouré d'une haute muraille, laquelle est ancienne et ruinée. L'éditice se compose d'un ensemble de constructions irrégulières, au centre desquelles est une tour carrée , dont les murailles sont de pierre et assez fortes; massive jusqu'à la porte qui est à une hauteur de près de 6 met.,

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