‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 38 sur 408 · DE PARIS A BRINDISI · texte numérisé non relu

DE PARIS A BRINDISI

310 ta. Cutelfranco. — 318 kil. SaiM(9L— 323 kil. Aozola. — 335iiLIiTi]io.

SKkiL Bologne. {V. Bennigne' wtt fMvMjr). Le yoyagear qui vGiifa sonder le long trajet des ijkf à Brindisi fera bien de e'ari^ i Bok>gDe, une des villes les F^itt caheoses de Tltalie, et la sta- Lûsa plus favorable pour faire Texisfsn très-recommaodée de Ravraae (F. d- après). Nous ne donuwpasid l'histoire de cette ville, fu est exelosivement italienne et n'a ^ de relations avec les pays de i'Onent Le voyageur trouvera amî^^neai i y employer quelques heures, eatre deux trains; il devra vifiter &Tant tout : VAccademia deUe M tftt et la Pinacothèque (ouverte ^ H. à 3 h.), une des plus belles ploies de TEarope, bien que les UUeaox y soient peu nombreux.

&iM« Cécile de Raphaël, plusieurs ^Moeuvre du grand Francia (RaiboLni); on beau Pérugin, œuvres Cibles des Carrache, du Guer- ^^deGoido-Renitdu 0ominiquin, de TAlbene et de différents maîtres de Técole Bolonaise. ~ Bologne con- ^tuttsL beaucoup de galeries part^tières estimables (Palais Fava, Siapieri, etc.)

Enlisa — Le D&me, sur la place

^^re, oîi s*éiève la fontaine de

Neptaoe par Jean Bologne. — ^Stan^

^ttrmio, basilique inacheyée la plus

^'ude de Bologne (belles sculptures

^ peintores bolonaises.— San Do»

*<^ avec le tombeau de Saint-

^^"Bioiqtte, peintures, et une quan-

^^ d'autres églises parmi lesquelles

^ Stebao, très-curieuse par la

^ittrrerie de son plan. — Palais dei

^0*<nuL palais dàl Pùtetià — Por-

^«MBancAt— célèbres tours in-

Çtûées appelées Torre degXi Âtineili

Itt net) 449 marches — 1 met. 16

^ de la perpendiculaire et Torre

^^f^inàa (49 met.) inclin, de 1 met.

^ (• i !*£. et de 95 centim. au S.

^ Mêgpicre ou Victor-Emma-

nuel, le forum de Bologne au moyen Age , — rues en arcades trop étroites pour laisser admirer Tarchitecture souvent très-remarquabie des grands palais qui les bordent. — • Promenade intérieure, la Montagnuola,

En dehors de la ville, couvent de San Michèle in Bosco; Madonna di San Ltice, où Ton monte par un long portique de 640 arcades. — La Cef" tosa ou Campo Santo (cimetière trèsremarquable de la ville).

■zeurtlon à AaTenna.

Extrêmement recommandée. Ravenne se troQvant en dehors des grandes routes, est négligée par la plupart des touristes de l'Italie. Sa visite est poar nous on des compléments les'plas nécessaires du voyage d'Orient, à cause des souvenirs de Justinien, et de la similitude de plusieurs de ses monuments avec ceux de Constantinople et de Saloniqoe (architecture byzantine). Ravenne est éloignée de Bologne de 84 l(il., distance que Ton parcourt en 3 h. SO min.; Tembranchement de Ravenne se détache de la grande ligne à CeuM'Bologneêe (42 kil. de Bologne). — On pourra éviter de faire deux fois cette partie du trajet, en consultant avee soin Taffiche ou Vorario du chemin de fer. Il y a beaucoup à voir à Ravenne; un jour sufflt à peine; de plus, il y a beaucoup de monuments extra muroi. U faudra, en y arrivant, prendre une voiture A l'heure et un bon cicérone. Malgré tout, on ne poosra guère se dispenser de coucher une nnlt i Ravenne,^ Jiolnsque l'on ne revienne la passer à Bologne. Castel-Bolognese n'est qu'une «tatlon sans ressources.

Ravenna, ville de la Gaule Cispadane, fondée, selon Strabon, par une colonie de Tbessaliens, reçut plus tard une population ombrienne et tomba entre les mains de Rome.

Elle parait avoir eu dès l'origine une certaine importance militaire à cause de sa position presque inaccessible, étant bâtie sur pilotis au milieu de lagunes analogues à celles de Venise, que les alluvions ont fini par combler. Elle était aussi voisine de la mer Adriatique et formait une station .navale. Toutefois l'histoire ne la

XLTI

ROUTES PRËLDIINAIRES.

[ROUTE i

meationne gaère avint Tépocpie des guerres civiles de Marius et deSylia.

César y avait son quartier général avant de franchir le Rubiçon. Auguste établit dans son voisinage, à 3 milles de distance, le Porttu Clams, ou Ganis seulement, la station principale de la flotte romaine dans TAdriatique, et joignit le nouveau port i la ville par un canal (fossa Augustea).

Ravenne conserva ee rôle jusqu'à la chute de Tempire d'Occident : le timide empereur Honorius s'y réfugia et y vécut ainsi que ses successeurs.

En 474, Odoacre, roi des Hérules, s'empara de Ravenne, où il fut luimême assiégé et vaincu par Théodoric Le grand roi des Ostrogoths y fixa sa résidence, et l'embellit de quelques édifices qui existent encore.

Un de ses successeurs, Vitigès, ne put cependant la défendre contre Bélisaire, qui la reprit en 540 au nom de l'empereur d'Orient Narsès ayant détruit l'empire des Ostrogoths, Ravenne devint la capitale des possessions byzantines en Italie, et la résidence de l'exarque, qui la gouvernait. L'exarchat de Ravenne dura 185 ans, et s'embellil pendant cette période des monuments byzantins qu'elle possède encore. Révoltée contre l'empereur, elle tomba en 752 a]^x madns du roi lombard Astolphe.

Son port de Classis avait été déjà détruit de fond en comble par Luitprand. En 773, Pépin l'enleva aux Lombards pour la donner au Saint- Siège. Au xm s*, les Podestà s'y rendirent indépendants. Venise la posséda de 1441 à 1509. En 1512 les Français y remportèrent sur les Espagnols une sanglante victoire où périt Gaston de Foix. Depuis longtemps la décadence de la ville était complète. Dante en parle déjà comme d'une cité déserte. L'éloignement progressif de la mer lui ôta toute importance.

Etat actueU — Ravenne est aujourd'hui une y. de 21 000 hab., qui garde avec ses rues à moitié désertes

et ses grands édifices un aspect pi iondément mélancolique. La Ptazi Maggiùre (ou Yictor-Bmmatiuel) i située au centre de la ville. On voit: 1* dêU9 hautes cohHMs de ^i nit érigées en 1484 par les Vénitiei et portant les statues de saint Apoll naire et de saint Vital, les patrons < la ville. 2* Une sUUue de Clément Xi 3* Le PalaxMo govemaUvo destiné l'administration provinciale. Le po ttque, soutenu par 8 colonnes < granit, conduisait à la basiliqt d'Hercule —De là, on passe par un voûte à la place Alighieri, où Ta voit le tombeau de Dante, reconstru] en 1780. Le poète florentin étai mort à Ravenne en 1321. Son squfl lette fut retrouvé en 1865, pendas des travaux de réparation. Le mooa ment forme une chapelle surraontéi dhine coupole mesquine et de mau vais goût.

Églises» — La cathédrale, recon* struite au mx*s. avec les débris d'uni ancienne basilique du iv* s. par saini Ours, archevêque de Ravenne. U clocher est du vm* ou a* s. L'iO' térieur est à 3 nefs, séparées par 22 colonnes. Peintures du Guide, d< Gamuccini, etc. Dans la sacristie, siège pastoral du iv* s.

Le Baptistère^ à côté de la cathé^ drale, édifice octogone soutenu à l'in' térieur par deux rangées d'arcades superposées. La voûte de la coupole et les murs sont couverts de mosaïques dun* s., récemment restaurées.

L'urne des fonts baptismaux provient d'un temple de Jupiter à Césarée, Sanf ÀpoUinare in Citlà; ou Sant*- ÀpoUinare ntiovo, bâtie au commencement du VI* s. par Théodoric pour les évéques ariens, sous l'invocation de san Martine in cœlo aureo. Justinien la rendit aux catholiques. Ce oe fut qu'au xi« s. qu'elle fut dédiée à saint Apollinaire. Elle forme un long parallélogramme sans transsept divisé en 3 nefs et soutenu par 24 colonnes de marbre grec veiné. C'est la seule église de l'Europe occidentale

[RotmB]

BB PARIS A BRINDISL

(j^ aîtoHerfé n déeontion de mo-

m^m§ i k nef, letcfuelles repré-

KBteit I g. une longue procession

de 9BIS i«mit s*încliaer aToe les

ro08^ defant la Vierge et TEn-

fait, me la ville de Classis et le port ;

à è: BBS Toe de RaTenne avec

fl^^SdDt-Tital, et le palais de

l^^siant {i]idi<iué par rinscriptlon

ijs'rt'sa) et une procession de saints

sanKBt Ters le Cbrist. Au-dessus

^ es Crise» régnent d'autres mo-

s*^ présentant difféi^ents sujets.

Oa aosaîques à fond d*or furent

rcaaindées, dit-on, par rarehevéque

MttiltSde 556 à 5.S9. Elles sont très-

^^ï'îetBesi étudier au point de vue du

^bolisme arien qui différait nota-

•HeaKiit du symbolisme catholique.

Sasts Maria in Co§medin est un

^diStt octogone également orné de

^sfiSii^ees, qui servit de baptistère

la incns. Comparer au baptistère

catbotiqne do D6me.

S«4a^rilol. — Fondée sous Justi- -:ea (041-547)9 rappelle par un grand c«3ihre de détails Sainte-Sophie de CoMsaltiiople. Les façades ezténeores lont défigurées par la conftfictioQ d'un vestibule moderne. A nmèrieiir,le pavé a dû être exhaussé P<^ b présenrer des eaux. L'église ^ xtogone, et couronnée d'une ^pole portée sur huit gros piliers disposés eirculairement,et entre les- S^b le déreioppent sept exèdres, àoateaas par un double étage de oo- Iipaettes légères avec arceaux cintr», eomme à Sainte-Sophie. L'étage tepèhear formait le Gynécée. Le hui- ^c&e LBtervalle est resté ouvert pour <^er accès au sanctuaire, qui est ^& ittr le collatéral ou la galerie circuJiîn, et se termine par une ab- ^ fortement surhaussée. Le prince omemeot de cette église, ce ''^ les mosaïques du chœur, re- ^menunt, Tune, Juetinien entouré ^ <ef frineipaux offeier$, l'autre, V*p^raffire rModoro, coiffée d'une "^ parure de perles, et entourée ^ les dames d'honneur. Les deux

têtes 'Sont nimbées et paraissent être des portraits authentiques, donnant du reste une idée peu favorable de la beauté des/ieux souverains. Beaucoup d'autres mosaTques curieuses sont conservées. D'autres, en plus grand nombre, ont péri, notamment celles de la voéte de la coupole, qui est actuellement revêtue de peintures grossières. Les pilastres sont aussi peints d'une manière ridicule.

L'ancienne entrée était i g. vis-à* vis de la chapelle où sont figurés Justin ién et Théodore. -r- On remar> quera aussi, auprès du maltre-autel, un bas-relief précieux en marbre de Paros, provenant d'un temple de Neptune. — On visitera encore dans la ville les églises de Santa Àgatha (v* s.), de Saint-^ean-SvangéUtte (construite par Galla Placidia, pein* tures attribuées à Giotto). -^SanH Natario e CeltOy ou le maïuol^e de Pkteidie, élevé en 440 par cette impératrice, fille de Théodose et mèire de Yalentinien III, pour recevoir son tombeau et celui de ses parents.

(Pour visiter ce curieux monument, s'adresser au gardien de San Vitale.) Au fond d'une église en croix grecque kt bras très-courts, est une salle voûtée avec un surhi^ussement, qui lui donne l'apparence d'une coupole.

Derrière l'autel est le sarcophage colossal, en marbre, de l'impératrice.

On a pu, jusqu'en 1577, l'y voir assise sur un tr^ne, vêtue de ses vêtements impériaux. A cette époque, des enfants y mirent le feu, et tout fut consumé. Deux autres sarcophages contiennent, à dr. les restes d'Honorius, à g. ceux de Constance, second mari de Placidie, ou ceux de Yalentinien IIT. — On visitera encore dans Ravenne : — Le palait de Théodorie^ construit par le roi des Goths, et détruit par Charlemagne, qui en emporta les ornements en France. Il n'en reste qu'un mur avec 8 colonnettes en marbre, formant une façade du couvent des Franciscains.

JTiM^m. — Académie des beoua-

ROUTES PRÉLIMINAIRES

arts, Chapelle de Varchevêehé formant une sorte de musée.

Le tombeau de Théodaric {Santa Maria délia Rotonda), en dehors de la ville, au N. E., près des fossés : édifice bizarre, en pierre grossière, surmonté d'une énorme coupole monolithe de 11 met. de diamètre extérieur ; on y entre par un double escalier extérieur. Le soubassement forme une salle basse souvent envahie par les eaux.

Aux environs de Ravenne, il faudra visiter (à 25 min. en voiture, route de Rimini) :

Sant' ApoUinare in Classe, magnifique basilique, bâtie de 524 à 549, qui marque remplacement de Tancienne Classis. L'église s'élève au milieu d'un désert. Le portique a beaucoup souffert. A l'intérieur elle est longue de 50 met. et large de 30, divisée en 3 nefs par 24 belles colonnes de marbre cipolin, à chapiteaux corinthiens. L'abside est couverte de mosaïques du vi*ou du vn*s.

— Frise de portraits peints des |évéques de Ravenne. — Tombeaux d'évéques du vi* au ix* s. — Du haut du clocher, tour ronde située i g. de la basilique, la vue s'étend au loin sur la campagne, et sur la Pineta, vaste forêt de pins qui s'étend, au bord de l'Adriatique, sur une longueur de 40 kil. et une largeur de 1 à 4 kil.

Santa Maria in Porto- Ftiori, dans une autre direction, à 3 kil. 1/2 de la Porta Alberoni, élevée en 1096. — Fresques de l'école de Giotto. La tour carrée qui sert de base au campanile est un reste du phare antique du port, qui élait situé là.

Colonna dei Franeesi (à 3 milles de Ravenne), érigée, en 1557, sur la rive du Montone, à l'endroit où les Français passèrent cette rivière en 1512, le jour de la victoire de Ravenne, remportée sur les troupes de Jules II et du roi d'Espagne par Gaston de Foix, qui y fut tué. Elle est de forme carrée el décorée d'arabesques.

3» DB BOLOGNE A ANCéNE.

204 kil. — CbemiD de fer. — Trajet « reet en 5 h. 30 min.; train omnibus 8 h. — (Prix par train direct) : 22 45 e.; 18 fr.; 13 fr. 50 c. — Pour la v sur la mer, on devra se placer à g.

train.

II kil. Mirandola. — 17 kil. Qu dema. — 23 kil. Castel San Pieti

— 34 kil. Imola (à dr.). — 42 k Castel Bolognese, où on laisse à l'embranchement de Ravenne. Sur colline Serra, un petit volcan lais échapper des vapeurs et des jets < flatnme visibles la nuit.

50 kil. Faenxa, V. de 30000 âme (offrant peu d'intérêt.

64 kil. Forli, V. de 33 566 hal située au pied des Apennins. — d thédrale (coupole de la Vierge d Feu, Madona del Fuoco, peinte p:

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