Itinéraire général de la France
N, B. A défoat d'iadicatioa contraire, les hauteurs sont toujours évaluées aunles* sus du niveaa de 1a mer.
PKÉFAGE.
L'itinéraire de la Bretagne est le septième volume, pat ordre
de publication, de VIlinéraire général de la France ^ qui doit • comprendre dix volumes. Les six premiers volumes ont pour titres : I** Paris illustré; 2* les Emirans de Paris illustrés; 3** Bourgogne, Franche- Comté ^ Savoie; 4*» Auvei^gne^ Dauphinéy Provence; b'^ Pyrénées; 6° Normandie. Les trois derniers vo- .lûmes, dont la publication aura lieu avant la fin de 1867, seront intitulés : les Vosges et les Ardennes, le Nord, la Loire et le Centre de la France.
La Bretagne renferme la description détaillée non-seulement des cinq départements dont se composait cette célèbre province (llle-et- Vilaine y Côtes-du-Nord, Finistère, Morbihan, Loire- Inférieure), mais des départements qu'il faut nécessairement traverser psur aller la visiter en partant, soit de Paris, soit de la Touraine ou du Maine, soit de la Normandie (Eure»et-Loir, • Saillie, Mayenne, Maiiic-Ll -Loire). Celle descriplion est divisée par routes, selon la méthode adoptée et suivie dans les précédents volumes. Deux tables, Tune méthodique, placée au commencement du volume, Tautre alphabétique, placée à la lin, facilitent les recherches du touriste* Du reste, dès que
ViU
roo étudie ou que i on consulte une route quelconque, il n'est presque plus néoessure de reobnrir aux tables, puisque toutes les routes qui part ent d une localité ou qui y aboutissent sont indiquées par unjiuméro d'ordre.
La Bretagne n'est ni moins célèbre ni moins visitée qne la Normandie. £Ue est, en effet, tout aussi intéressante. Si ses monuments ne peuvent être oomparés, pour le nombre et pour la beauté, à ceux de la Normandie, si ses aspects sont moins variés, si ses ressources matérielles iudisposentparioii» trop justement contre ses habitants les touristes qui ne sont vraiment pas très-difficiles, elle offre presque partout un caractère plus tranché, plus saisissant, plus original, ses côtes sont plus terribles et plus accidentées, ses traditions plus poétiques ou plus étran^n's, la population s'y distingue de celle des autres provinces par ses traits physiques, ses costumes, ses habitudes, ses mœurs, ses croyances, ses superstitions ; en un mot, la Bretagne est une des véritables curiosités de celte France si peu connue, et pourtant si digne d'être préférée par la mode à certaines contrées étrangères (la Suisse exceptée), où la foule des touristes se précipite chaque année, uniquement pour suivre le courant ^
Et, cependant, malgré toutes ces attractions, malgré le nombre déjà considérable des visites qu'elle reçoit, la Bretagne ne pouvait offrir aux étrangers aucun guide ou itinéraire général.
Cette lacune regrettable, j'essaye de la combler. Mon audace va soulever, qui pourrait en douter ? l'indignation d'un certain nombre de Bretons, qui ne permettent même pas à leurs compatriotes d'exprimer une opinion sur une ville qu'ils n'ont pas habitée pendant trente ans au moins. Quand bien même je mé*
f . Getibandon, je la rMoniMis,doit être rvprocbé av«c ptns do nisoii «u pro* vinciaax^ qui ne font aucun efforl pour attirer let tourbtes, 4|n'aiix tonriitei euimênei.
PRfiFAGE.
TÎterais oomplétoment les reproches dont ils ne se feront point faute de m'aocabler, je ne m'en félieiteraîs pas moins d'avoir entrepris et terminé ce travaii. D'ailleurs, si je ne eonaais pas assez bien la Bretagne pour satis&ire toutes les exigences des Bretons y j'en donnerai , j'aime à le croire , une description suffisante aux Français des antres provinces et aux étrangers.
Je n'ai pas la prétention d'avoir découvert la Bretagne. Si, avant d'y guider mes lecteurs, je l'ai parcourue plusieurs fois à pied, en voiture» en chemin de fer. J'ai profité, conmie pour xaes précédents itinéraires, des études et des découvertes de mes devanciers. Quoique les itinéraires généraux manquent totalement, il y a d'excellentes monographies de villes et de provinces. On trouvera ci-dessous, à rarticle hUdiographie, la liste des ouvrages que j'ai consultés avec le plus de profit. D'ailleurs, je n'ai jamais pris, dans aucun livre, un renseignement important et vraiment nouveau sans citer le nom de Fauteur qui me l'avait fourni. Parmi les ouvrages généraux dont je me suis servi le plus utilement, je menlionnerai surtout les Guides justement estimés de Rennes à Brest et à Saint-Malo et de Nantes à Brest^ de M. Pol de Gourcy, le Dictionnaire historique et géographique d'Ogée, le MarbOim de M. Cayot Délandre, le Voyage dans fOuesty de M. Mérimée, la Bretagne de mon ami Jules Janîn, la Bretagne de Pitre-Chevalier et la Bretagne contemporaine , publiée par M. Charpentier, de Nantes, et dont les principaux collaborateurs sont : MM., Arthur de la Borderie, Aurélien de Gourson, Pol de Gourcy,' Gaultier du Mottay, Eugène de la Goumerie, Paul de Labigne- Villeneuve, Hopartz, etc. Mes collaborateurs principaux ont été : M. £ugène Pénel et M. Pol de Gourcy. Enfin, je dois un grand nombre de renseignements inédits et d'utiles corrections à MM. Lecocq (Charires)^ Hucher {Le Mans\ le lieutenant -colonel d'artillerie Pierre H. Lucas et André, conseîUer à la Gour impériales de Rennes {Rennes)^