‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 124 sur 257 · DE LAVAL A MAY£NN · texte numérisé non relu

DE LAVAL A MAY£NN

coteaux qui dominent la Uayenne.

La partie qui occupe le coteau de la lÎTO dr. forme la ville proprement

dite. Le quartier de In rive g. n'est encore qu'un faubourg, mais le voisinage de la ^are du chemin de fer y provoquera biuûiûL la naissance et le développement de quartiers neufs.

En sortant du débarcadère, on ac cède par une voie sans perspective à la rue ns-^ez longue qui traverse louto la ville de l'E. à VO. Les autres nios généralement mai percées, sonl buidées en partie de vieilles maisons.

Les constructions modernes de la ville n*ont aucun intérêt architectural. On y remarque deux grandes pinces , les pinces Clieverus et de iH6tel-de-Ville, et une assez jolie /bntaine publique.

Mayenne doit son origine à un château b^ti , au commencement du xi« s., par juiiel, ûl8 de r.eofîroi du Maine, qui porta, ainsi que ses descendants, le titre de baron de Mayenne Ses successeurs résistèrent conr-igeusement aux empiétements des (iucâ de Normandie. Geofflrol III fatassiégé, en 1064, parGuiilaume le Conquérant, dans son château de Mayenne, réputé imprenable à cette époque, et dont le roi d*An gleterre ne put, en effet, s'emparer que par ruse. Les seigneurs et chevaliers du Maine se réunirent, en 1158, à Mayenne, avant leur départ pour la deuxième croi sade.

La première branche des seigneurs de Mayenne se fondit, en 1256, dans celle d'Avaugour, ancienne maison des comtes de Penthièvre, que Pierre Mauclerc avait dépouillée de la plupart de ses fiefs. Par de nouvelles alliances, Mayenne passa à Jeanne de Penthièvre, femme du préten dant Chartes de Blois, qui la transmit à Louis I»*", comte d'Anion. Le roi Uené la donna à son frère puine, Charles, comte du Maine, dont le fils institua Loais XI pour légataire aniversel. Toutefois, le roi Charles Vni rendit Mayenne à Jean d'Armagnac, neveu, par sa mère Louise d'Anjou, de Charles, comte do Maine. René II, doc deLomùne, prétendit que cette terre devait lui .•ipî>artenir du chef de sa mère Yolande (1 Anjou , hlie du roi René, et, en effet, elle lui Ait a^jogée par arrêt du par lement de Paris. Elle passa ensuite ;\ Claude de Lorraine, dac de Ouise, puis à

François de Guise, pour qui elle fat

érigée en mnrquisat (1544). Henri le Balafré, qui succéda à François, abandonna Mayenne à son frère Charles de Lorraine, ebef de la Ligue. Charles IX érigea le marquisat en duché-pairie An duc de Mayenne succéda le duc d'Aiguillon, son fils. Charles de Gonzague hérita, de son oncle maternel, du duché de Mayenne, que Charles, dac de Mantoue, son fil», veudit en 1654 au cardinal Mazarin. Ce dernier en ff t don & Armend^Charles de la porte, duc de La Meilleraye, mari de sa nièce Hortense Mancini, suhetitné aux nom et armes de Mazarin. Charlotte Antoinette de la Porte-Mazarin, arrière-pe»

tite-fille des précédents, épousa, en 1733, le duc de Dura?, et en eut une fille, mariée en 175? au duc d Aumont, devenu par ce mariage duc de Mazarin et deMayenae.

Le plus célèbre de? sièges soutenus par Ir ch'iteau de Mayenne est ceîui de I4'i4, lait par l'armée anglaise, que comman* dait le comte de Salisbury. Le cbftteaa ne se rendit qu'après quatre assauts consécutifs, et les Français n'y rentrèrent qu'en 1447. De 1590 à f S99, les Ligueurs, puis les Royaux s'emparèrent, à cinq reprises différentes, de la ville et du châtean de Mayenne, occupés tour à tour, en 1793, par les Vendéens, ayant à leur tète U Rochejaquelein, et par les généraux Hoche et Kellermann.

Mayenne a vu naître Ambruise de Loré, qui défendit vailiammeat le Maine contre les Anglais, et fut prévôt de Paris sous Charles Vit, et le cardinal de Cheverus, mort arciievéque de iiurdeaux en 1836*

L'égliso Notre-Dame, à l«iue1t«

on accède par de roides degrés, fut fondée en 1110 et a ronspn-f' de reite époque le chœur, dont les colonnes à chapiteaux barbares supportent des arcades irès-surhaussées, en fer à cheval. Des déambulatoires font le tour de ce chœur, au chevet duquel s'ouvre une chapelle absidale en hémicycle, percée d'étroites fenêtres romanes; deux autres cba^ elles, «également en cul-de-four, terminent les nefs latérales. Au-dessus du maitre* autel, règne un triforium masqué par un lourd retable, imitation peu heureuse du style roman. Un clocher cnrrA, amorti en dôme et couvert , d'ardoises, aéiève entre le chœur

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