‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 130 sur 257 · DE LAVAL A ANGERS · texte numérisé non relu

DE LAVAL A ANGERS

des Trappistes quî observent la règle rie saint Benoît et les statuts de l'ordre de Cîteaux, selon la réforme de l'abbé de ii^rncé , il a été ^rigé en abbaye BU iHilf BOUS le nom de A>rf-dii- Salut. Le monastère eet situé sur les boids de ie Hayemie, dens un des paysages les plus pittoresques des environs de Laval. Près de là se trouve une importante papeterie.

[De Laval, on peut se rendre à Port-du-Saliit, soit en suivant constamment les rives de la Mayenne, soit en quittant la route d'Angers dans la landede laCroir-Bataille pour prendre i dr. un petit cheoiia qui descend vers la ^ivi^re ,• le premier chemin est long de 10 kii. environ; le second, de 8 kil. seulement. La Mayenne coule dans de belles prairies, entre des coUînes pittoresques couvertes, les unes de genêts et de bruyères, les autres de bois et de châtaigneraies, où se montrent çà et là quelques rocbe^s.]

Lorsqu'on afrnnchi TOuette (12 kil.

1/2) et dépassé le hameau de (16 kil.) la LogCf on croise une roule (fui, descendant à dr. vers la Mayenne, la franchit au port de la Vakue, traverse (4 kil. de la croisé des routes) Houssaifo (1040 hab.) et aboutit à (9 kil.) Ôuelaines ( R. 39, C).

A 1 kil. sur la g. se montre Vil- Hers-Charlemagne y v. de 1455 hab., qui, suivant la tradition, doit i^on surnom 4 un château que Gharlemagne aurait fait construire sur son territoire. — 4 kil. plus loin, entre la Mayenne et la route, se trouve à dr. Saint-Gemuiin de lllofnmel (174 hab.). On passe ensuite eniie ie château de Beaubifiné (à dr.) et le hameau du Bourn-ifeuf 0l g.), dépendant de la c. de FromenHères (1134 hab.). La roule, se rapprochant de la Mayenne, franchit les ruisseaux insignifiants de Pont-Maaceau et de Pont-Perdreau.

!19 kil. GhâUav-GoiiUer (h6t«:

4e la Bov(«-d'Or, de V^toUe, du

Dauphin, dp VBuref^e, de VOuesl), ch.-l. d'arrond. du départ, de la Moyenne, V. de 7514 hab., bAtie en grande partie sur ia rive dr. de la Mayenne, que Ton traverse sur un pont de pierre, est agréablement st<tuée dans une fraîche vallée et pos> sède dp belles promenades dites le Bout--â7(~V i»ififl, d'où l'on découvre de jolis points de vue sur les Lords de la rivière plantés de peupliers.

ChiUeau-Goittier tire son origine d'une forteresse bâtie au s. par Foulques Norra, comte d'Anjou. Foolques appela son cb;\te;in Gonthier^ du ncn fîo f?on premier gouverneur et ce surnom est reste k la Tille.

£a 1067, It doe de Bretagne, Conan II*

prit la forteresse de Chàteau-Oontier et y mourut du poison qu'ua traître étendit sur ses gants et sur la bride de son cheval. Les Anglais, conduits par Ranulphe de Chester, brûlèrent cette ville en 1230. Pendant les guerres de religion, elle fut prise d'abord par Puy^aillard ao nom du roi, puis par Mercœur et Bois-Dauphin, au nom de la Lv^uc (1S92). IMane de Médicis, biuuidée avec son fils, ût, en i6'20, une tentative inutile sur Chateau-Gontier. Enfin l'armée vendéenne l'occupa le 26 octobre 17:^3, et une division de chouans conduits par Jambe d'Argent l'attaqua au mois de juin 1795, mais fat 'repoussee paf les républicains. — Cinq conciles provinciaux se sont tenus à Chàteau-Gontier, de 1231 à 1448.

L'('(jlise Sain f- Jean (mon. hist.) est un précieux édilice du xi*" s., à trois nefo et en forme de croix. Une tour^ surmontée d*une ilèche, 8*élève au*

dessus du carré central ; souele chœur, terminé, ainsi que les deux nefs, par une abside romane, règne une crypte ou chapelle souterraine. Cette église a été décorée, li y a quelques années, de vitraux dans le style du xii* s., représentant en pied les Apôlres et les Évangélistet,

L'ancienne église Saiîil-Rcmi possède une nef du xi'^ s., m^is < et ûdilice sera procliainemeiiL tlémuli, après rachèvei]^ent d'une nouvelle église, construite sous la direction de M.

mesle, architecte i Angers.

CHÂTSAU^ONTIEfl.

la Trinité {xvu* ), rostaur^e (^t) 1859 et garnie de vitraux modernes, sert à la fois de paroisse au faul)oiir^ d'Azé et de chapelle au couvent de^ VrmHfut»

L'emplacement du château, dont il ne reste qu'un pan de mur enclavé dans une maison particulière, est devenu une place, sous laquelle s'étendent, dit-on, d'anciens souterrains.

A 60 mèt. de la Mayenne coulent des sources minérales qui ont donné naissance à un éîMiisement ihêrmal où tes malades trouvent, outre des appnrfomonts meublés, les moyens do traitements usités dans les stations thorninles les plus importantes : baiijs ordinaires el médiciaaux, bains de vapeurs simples et médicamenteuses, bains sulfureux, fumigations sèches et humides, dour\]o% froides p\ chaudes. L'établissement possède une salle spéciale d'hydrothérapie.

Les eaux de Château-Gontier, connues dès le xiT* s,, et désignées naguère encore sous le nom d'eaux de Pcugues-EouiUées , émergent d'un ro- «■^her schisteux, rif'he en T r. Kilos s emploiont en boisson, bains, dourhes. inj"ctions. Elles sont limpides, incolores (fontaine de la Voûte-Neuve), ou jaunes et rougeàtres (fontaine de Saint-Julien ou de la Vieille-Voûte), inodores, à saveur styptique et atramentaire, décn'jreant de nombreuses petites bulles de gaz dans le verre, se couvrant, au contact prolongé de l air, d. une pellicule uiàée, et dépo- »int un précipité oeracé. Elles sont toniques, stimulantes, apéritÎTes, diurétiques , et agissent comme les eaux très-riches en fer.

Château-Gontier n'est pas une ville industrielle; c'est plutôt la cité aristocratique du département. Les populations rurales y sont presque exclusivement occupées à la culture des terres, d'ailleurs très-fertiles. lies campagnes que la route t'-nver^p, on deçà ot nn dn!?i de Cfiâteau-Gontier, toutes boisées et verdoyantes, ou cou-

! vertes de champs de céréales, que séparent des haies et des arbres nombreux, charment les regards par leur luxuriante végétation. Les paysages y ont un tout autre aspect aiae dans le nord du département ; c'est la même profusion de fraîcheur et de verdure, mnis on y voit de plu-^:, en été, cette ' belle couleur dorée des céréales mû~ ries par le soleil,

rChftteau-Gontier est le point de départ de plusieurs routes. L'une

d'elles, à TE., conduità (28 kil.) Sablé (F. p. 177); une autre, an S. E., aboutit à (26 kil.) Châleauneuf (R. 5), par {1 VW.) Azè Om hah,), 0 kil.) Coudiay Géniers (oô7 iiab.), (12 kil.) Paon ( 1078 hab. ; beau cbftteau du XVI* s.) el (19 kil.) €herré,r, de 1642 hab., du départ, de la Sarthe (église ancienne; plusieiirs chflteaux).

Une troisième roule conduit de ChAteau-Gontier à (..'*> kil.) Segré (R. 30; C] , par (7 kil.) Chemaséj v. de 1118 bab., où se voit, près de la forêt de Vallès, le château de Sainte Ouen, charmant édifice du commencement du XVI* s., attribué à la reine Anne (e.scalier dans une magnifique tour carrée; cheminées sculptées, etc.).

La route, entrant ensuite dans le départ, de Maine-et-Loire, traverse (H kil.) Saint-Sauveur-de-FUe {^It hab.; dolmen brisé, près du chflteau de Mortier Crolle) et (16 kil.) la Ferrière (240 hab.; deux dolmens dans les bois de Putifaispt de la Perrière) .

Une quatrième ctbelle route conduit à (27 kil.) Segré, par (9 kil.) Ampoigné, Mée et Saint-Quentin (R. 30, C).

Une cinquième route relie Châtcau- Gontier à (20 kil.) Craon (R. 30. />). par (1 kil. ] 'V Baznugcs (1889 hab.} et (9 kil.) La>(/né (1092 hab.).

Enlin, nous signalerons le» routes de Ghftteau-Gontier à Cossé-le-Vivien (R. 30, D) : l'une (22 kil.) par Bazouge? (6 kil.), Loigné (944 hab.), (10 kil.) Saint-Cault (363 hab.) et (IH kil.) Oueiaines (R. 30, C); l'autre (20 kil.) par Bazouges, (9 kil.)

aas

DE LAVAL

Marigné (R. 30, O, (13 kil) SimpU 1 (524 bab.) et (l 7 kil.) Cosmes (ad2 hab.) .

Au sortir de Château -GoDtier, la route d*AiigerS) s'écartaot sur la dr.

de la Mayenne, s'élève sur le plateau , où elle laisse àdr. (4kil.de Chàteau- Gontier) Saint-Fort, v. de 754 hab. — 5 ou 6 kil. i>lus loin, on passe du départ, de la Mayenne dans celui de Haine-et*'Loire. La contrée que Ton traverse est toujours également fertile et boisée. A 200 ou 300 met. à g.

de la route se montre le château du Percher, ravissant manoir du commencement du xvr s., qui possède une jolie chapelle afec une porte en accolade ayant pour pinacle une croix surmontée, en guise de clocher, d'une gracieuse lanterne à jour. Le château (\u Perclierlut bâti et habité par la lamiUe de Tinténiac. Il dépend de la c. de Saint'Martin-dU'BQÙ (U15 hab.), dont le chef-lieu est situé (le Tautre côté et à 3 kil. de la route. Viglise de Saint-Marlin renferme un bas-relief très-remarquable. Au S. du V., se trouve le ciuUeau de Daiine, restauré en 1826. Enfin, un dolmen existe sur Id territoire de la même commune dans le hois des Deffrais.

Après aToir croisé le chemin de Saint-Martin-au-Bois à (2 kil. sur la g.) Chambellay (838 hab. ; vestiges (le Toccupation romaine), la route se rapproche peu à peu de la Mayenne, qui décrit bientôt une nouvelle courbe sur la g., au delà de MonUreuU-mr- Maine (896 hab.). A dr. coule TOudon, que l'on franchit en arrivant au lion d'Ancrers.

.^2 kil. Le Lion d'Angers, ch.-l. de c. de 27.^>2 hab., sur la rive dr. de i Ouduii, a 2 kil. de son confluent avec la Mayenne, est une ancienne haronnie successivement possédée par les maisons de Thouars, de Châteaubriant, de Dinan, de Laval, de Montmorency et de Bourbon-Condé.

L'église (mon. hist.) a quelques parties appartenant au style roman primordial. Le petit appareil régulier

I de SIS murs latéraux et ses fenêtres en entùûnoir annoncent une date reculée. L'archivolte de la porte 0. se distingue par la coupe des pierres et par leur assemblage symétrique. Des pointures murales ont été retrouvées à l'intérieur, sous le badigeon.

Au confluent de l'Oudon et de la Mayenne, se voient les débris d un dolmen dont la pierre supérieure a 4 mèt* de longueur sur 3 de largeur.

Nous signalerons aussi, dans les environs du Lion d'Angers, l'ancien manoir dp PïIp-B riant eL les ruines du château du Mas (2 kil. à 1*0.).

[Une route, longue de 14 kih, relie

le Lion d'Angers à Segré (R. 30, Ç), par (7 k\l.) Andignt^ (490 hab.; traces de voie romaine ; châteaux d'Andigné, de Saint-Thénis et de Malidor) et (11 kil.) la Chapelle- sur- Oudon (729 hab.). Viglite de la Chapelle»

reconstruite en 1774, offre un clocher surmonté d'un dôme et d*une flèche.

A l'intérieur, on remarque un tah\pi\\i de Leyssner, représentant aaint Sibastien. L'ancien et magnificiue château de la Lorie^ situé à g. de la route, est entouré d'un parc et de belles avenues.

Une autre route conduit du Lion d'Angers à (26 kil.) Candé (R. 30,C), par (10 kil.) Vern (2196 hab.) et (21 kil.) Angrie (166.S hab.; église du xvii*' s., inachevée). Le joli château d'Angrie , défendu par des tours et entouré de fossés, possède une chapelle isolée et renferme une belle collection de portraits de famille, ainsi que des tableaux de Turpin de Cri&sé, flis du dernier seigneur (1788).

On peut aussi, du Lion d'Angers, se rendre à (18 kil.) Chftteauneuf (R. 5), par (4 kil.) Thorigné (653 hab.) et (Il kil.) Champigtné (1372 hab.).

Véglise de Champigné, près de laquelle ont été découverts plusieurs tombeaux antiques en ardoise, conserve de curieusespeiolureb à fresque.

Au mamir de Chamade à 2 kil. N.

biyilizûu by GoOglc

[ROirtE dO] LB UON D'ANGEM. LB PLESSIS-MÂGË. 333

du bourg, existe une chambre lambrissée en manière de voûte d'église et dans laquelle les protestants tinrent leur prêche, au xvi' ou au xvu* s. ]

La route se dirige vers le S. E., parallèlement à la Mayenne, que l'on ne voit pas. ot d nt ou franchit plusieurs pelKs altluents.

50 kil. Idi/e/nbro/iCjV.de 632 hab., situé à TE. de la forêt de Longuenée.

2 kil. plus loin, on laisse àdr.

(1200mèt.) le Plessis-Maeéf y. de 416 hab., bâti près d'un petit étang d'où sort le ruisseau de la Glonnière, affluent de la Maine. Véglise, fort ancienne et intéressante, renferme une cheminée dans le bras g. du transsept. Le Ghflteaii dn neMÎs-Macé, dont on voit les imposantes ruines à côté du village, fut fondé vers lexi*s. par Macé (Mathieu) du Plessis, et reconstruit au XV* s. Les seigneurs du Plessis-Macé comptaient parmi les plus puissants de l'Anjou au moyen ftge. Le ehftteau se compose d'une enceinte en fofme de trapèze, défendue à trois de ses angles par des tours cylindriques. et au quatrième par un donjon très-fort, qui a conservé les traces d'une lierse et d un puat levis. Des fossés profonds entouraient autrefols cette demeure seigneuriale, dont la chapelle et quelques balustrades ornant les principales salles sont de la plus grande beauté.

Sur la g. (18UÙ met. de la route), au bord de la Mayenne, se montre Juigné'Bené (560 hab.). Un peu plus loin, du même côté, s'embranche une route qui dessert (1 kil. au N.) Jfonireuil-Belfroi (294 hab.), bâti sur un cotf^au de la rive dr. de la Mayenne [i injn de la Déahlère^ curieux manoir du xsi* s.).

69 kil. Avrilli, de 985 hab., possède une carrière d'ardoises, la Désirée , abandonnée aujourd'hui , après avoir fourni jusqu'à 7 millions d'ardoises par an. La chapçllc (xii's.) de l'ancien pt icuré de la Ilaye-aux- Bom-Hommes (3 kil. S. O.du bourg)

sert d*écurie et de magasin à fourrages. Elle est entièrement peinte et l'on peut distinguer encore, parmi les sujets figurés, la Vierge et V Enfant Jéiut, le Christ entouré des quatre signes apocalyptiques, un zodiaque et un grand nombre de fleurs et d'animaux réels ou fantastiques. — Près de la Plesse-Clérambault , on voit des souterrains creusés dans le roc.

La route traverse les bois de la Pet' Hère et du Rot, en face et à plus de 2 kiL du confluent de la Mayenne et de la Sarthe ; puis elle entre à Angers par le faubourg Saint-Lazare et le quartier de la Doutre.

74 kil. Angers (R. 6).

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