DE VITRÉ A NANTES
marin et en forme d'auges, qui in-* cliquent sans doute l'emplacement d'un cimetière près d'un monastère dont la paroisse a pris le nom.
Véiang de Carcraon est situé en grande partie dans la commune de Domalain (2459 hab.); dont le bourg (4 kil. 1/2 au N. 0. de Moûliers) renferme une égUse ogivale (ivi' et XVJI* s.)
23 kil. La Guerche, ch.-l. de c. , V. de 4603 bab., au point de rencon-
Ire de cinq grandes routes venant de Rennes, de Vitré, de Laval, de Chàteau-Gonlier et de Nantes, avait autrefois le titre de châtellenie, et était Tune des ht villes de Bretagne qui députaient aux fitats de cette province. Cette ville, dont le nom breton {Guerc^h) si crnifie Vierge, s'est formée autour d'un château et d'une chapelle de la Vierge fondés au x' s. Bertrand du Guesclin et son frère Olivier en furent les seigneurs au ziv* s.
Le château Gucrche joua un rôle important pendant les guerres religieuses du xvi" s. En 1592, 4000 Espagnols occupaient la place au nom du duc de Mercœur. Le château, pris sur les Ligueurs par les Royaux en 1593, fut démoli en T139 jiour la construction d'un auditoire, auquel a été substitué un nouvel hôtel de ville. L enceinte fortifiée de la ville et ses fossés ont longtemps; subsisté en partie.
VigUêe paroissiale, ancienne collégiale fondée en 1206 par Guillaume, seigneur de laGuerche et de Pouancé,
a conservé un chœur du xiii* s., dont la forme est celle d'une ahside à pans coupés. la nef, un collatéral au S. et des restes de vitraux qui garnissent plusieurs fenêtres de ce côté de l'église, appartiennent à la dernière période du style ogival du xvi« s.
Le bas côté du N. a ét'» construit il y^a quelques années, en granit. Le côté S. est flanqué d'une tour carrée. Les 9taJUes du chœur , maladroitement empâtées de couleurs, sont un curieux travail de menuisa-
rie. Les accoudoirs, les miséricordes et les montants des extrémités sont couverts de ciselures et de figurines plei* nés d'originalité et de finesse; le dais qui se prolonge au-Klessus des stalles est une découpure d'un dessin trcsheureux et d'une exécution plus délicate encore que tout le reste. Cet ouvrage date de la Renaissance.
Une commanderie de Tordre de Halte, et primitivement de Tordre du Temple, existait au lieu dit le TempU, Les derniers débris en ont été employés depuis 2ô ans à une construction voisuie. La chapelle renferme encore quelques dalles funéraires sur Tune desquelles on lit le nom de « frère Guy de Domaigné, humble hospitalier, serf (serriteur) des paoures (pauvres) qui trespassa euMCCCUi.»
[Un chemin de grande communication, se détachant à (6 kil.) Visseicbe de la route de Rennes, relie la Guercbe à (22 kil.) Janzé (R.38, Q. Vigseiche, c. de 1445 hab., où ont été déronverts desdébris d'antiquités ro:ii;i;ncs et des tombeaux en calcaire coquiUier, occupe, dit-on, l'emplacement de Tancienne station romaine de Stpia et possède une église du xi* s., restaurée au xrai* s. et en 1828.
On passe ensuite hf]] kil.) MarcUlé* liobert, V. de 1728 hab., situé au N.
d'un grand étan^% sur la rive dr. duquel les barons de Vitré avaient élevé un ch&teau fort, détruit par le maréchal d*Àumont, en 1595. mais dont il subsiste des ruines encore très<apparentes, entre autres de hautes tours.
Franchissant la Seiche, h sa sortie de réiangde MarcUlè, le chemin de Janzé traverse encore (17 kiL) Essé, c. de 1489 bab., où se voit, près de la métairie du Mouvrai, une allée couverte dite la Roche aux Fées (mon. hist.) et composée de 42 blocs de pierre schisteuse de 4 met. environ de hauteur; 32 de ces pierres forment les parois de l'allée et les 10 autres la toiture. Dans le lit d*un ruisseau voisin, ap* pelé le ruisseau du Sang, se trouvent
Digitizeo lj vjOOgle
[R. 31] LÂ GUERCHE. — ' HARUGNÉ-FERGHAUD. 345
despierre*^ de m^rae nature quc Mlles du moQurneat druidique.]
25 kil. Ramée, v. de 1750 hab., dépendant de la c. de la Guerche, possède une belle égKse en grande partie du XVI* s. , mais dont Tabside et le portail remonteot au xii* s.
^ [De Ramée se détache, à dr., un chemin conduisant aussi à (33 kil.) Janzé. Ce chemin traverse d*abord (2 kil. 1/-2) Moussé (260 hab. ; du moulin de Garmont,beau point de vue) et (ô kil.) Arbrissely c. de 347 hab., appelée à tort Arbressec, Ce village a TU naStre Robert d'Arbrissel, archidiacre de la cathédrale de Rennes et fondateur de Tabbaye de Fontemult.
Véglise d'Arbrissel, en grande partie roninnc, offre un tr-^s-f ^au portai! du nit'm*' ^[yle et renferme un autel élégant de ïa Renaissance. — 4 kil. plus loin , la route, laissant à dr. et à g. les maisons éparses de Drouges (892 hab ), traverse, s u une longueur de 3 kil., la vaste forêt de Uk Guerche (2800 hectares environ).
12 kil. Hetieia, ch.-l. de cant. de 3214 hab., lut, au ix* s., une des résidences des rois de Bretagne, puis, au zii* et au.zui* s., le siège d'une seigneurie importante.
16 kil. Le Tcil ou le Theil , v. de 1557 hab., au S. diiqupî s'étend la forêt du même nom. A l'entrée de cette forêt, au bord dun étang, il reste, de l'ancien ihdUau de la Motte ^ une motte considérable, des douves et plusieurs monticules formés des débris de l'enceinte. "Hans la foret , prf-s du hameau de la Bûcheric, se voient une autre molle féodale et un menhir. Enfin^ i>ur une ligne qui se dirige vers la
commune d'Sssé, se dressent des blocs de schiste, débris d'un alignement celtique. A côté du bourg principal jaillit
une source d'eau minérale. — Au delà du Teil, on laisse à dr. le beau château de la Rigaudière^'pThs d'un étang et à 5 kil. 1/2 environ de Janzé.]
33 kil. Forges, c. de 607 hab., parait avoir emprunté sou nom àua for-
pes qui exi^^taient en ce lieu , avant rétablissement de rusine do Mirtigné-Ferchaud. Les champs qui environnent le bourg sont encore pleins de scories, et la terre y est d'une cou* leur presque noire. Véglùe, dont le clocher roman s'éidve entre ta nef et le cliœur, a été augmentée en 1559 et en 1606.— On descend vers la vallée du Semnon, sur le versant méridional de laquelle se trouve Marligné-Ferchaud.
Avant de franchir le Semnon près de l'étang de la Forge, on rejoint, à 1 kil. de Martigné , une route venant de Retiers (V. ci-dp<;sus)
39 kil. Marti gné-Ferchaud, v. de 3807 bah., est situé sur le bord de rétang qui porte son nom et dont les eaux alimentaient une ueinemétallur^ gique (haut fourneau et forge) fondée au xvu* 9. et ruinée par le traité de commerce avec l'Angleterre. L'église a été reconstruite dans le style ogival, il y a quelques années.
Le château de Martigné, dont les fondations ont été reconnues récemment, était bâti à l'entrée età l'E. du bourg. En remontant la rive N. de l'étang, on trouve les restes d'un autre château, sur un roc nommé Taillepied. Des grottes creusées de main d'homme et des débris de constructions au niveau de l'eau marquent l'emplacement d'une enceinte fortiHée.
Après avoir laissé à g. la route de Pouancé, on pas.se, à 4 kil. de Martigné, près de la forât d'A rof-e (à g.), ancienne propriété du prince de Condé et dont û contenance actuelle est d'environ 840 hectares. Au loin, sur la dr., se montre ]d. forêt de Javardon.
On sort du dépïirt. d'JUe-et-Vilaine pour entrer dans celui de la Loire-Inférieure. Sur les bords du ruisseau de Bi ulz que i on franchit ensuite, s'exploitent, depuis le xvii*s., des carrières d'ardoises situées sur le territoire de Noyai (452 hab.), petit village qu'on laisse sur la ir.
r)3kil. Chàte nihriant et de Châteaubriant à (64 kil.) Nantes (R. 30).
U7 kil. iNantes (R. 5).
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