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DINARD

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complète. Une église a été bâtie sur | une hauteur escarpée (25 min environ de la cale de débarquement).

Sur les hauteurs voisines et sur les falaises autrefois complètement nues, qui dominant Tembouchure de la rivière, la rade et la mer so sont groupées d'élégantes maisons et de villas entourées de jardins.

« Ces constructions, dit M.Bertrand Robidou (Saint^MalOf Saint-Servan €t ses envirorT^), suivent doux flirections principalos. il y a le ûiiiard maritime, industriel et marchand, qui se presse aux alentours de la grève et sur la route circulaire, élevée et pittoresque, qui la conto\irne. Sur ce point, la montagne de dur granit qui obstruait la route est chaque jour échancree par la mine et par la pioche pour faire place aux maisons^ et les précipices ouverts disparaissent derrière les nouveaux édifices, dont la base descend jusque dans les flots.

Toutes ces constructions, s'élançant de la mer, des rochers ou dp la montagne, font à la baie un encadrement de coquettes auberges, d'élégantes boutiques, de magasins et d'hôtels, et, comme chacun bâtit à son gré, que le terrain est très-accidenté, le coup d'œil est sans cesse varié par le site ou par le caprice du constructeur.. ,

« Au-dessus de celte anse maritime, il y a, sur le haut plateau d*où la vue erobrasse la mer, les deux villes et tout le pays, le nouveau Dinard, qui n'.i pas encore atteint ses proportions normales, mais qui se développe ripidement. Les construciions charmantes, quoique d'un style un peu fantaisiste, qui couronnent le sommet de la montagne, produisent un bel effet. Elles te relient au quartier inférieur, ou à l'ancien Dinard, par des escaliers taillés dans le roc, et dont les volées sont graduellement conduites, par des courbes , jusqu'au niveau de la rue qui descend à la mer. Ce plateau rejoint, par son extrémité opposée, l'anse admirable, où sont établis les bains de mer,. « . v

Les femmes de Dinard portent une coiffure singulière qui rappelle assez la forme d'un casque et qui a souvent tenté le crayon des artistes.

Dinard a deux i^lages : l'une en face de Saint -Servan, où les riverains se baignent et où le couvent possède des cabines de bains, sous les grands arbres de son jardin; Tautre, sur la grèv$ de VÉduséf située au N. 0., du côté de la pleine mer. Les hommes et les femmes s'y baignent ensemble.

Le sable y est d'une grande finesse.

Comme monument, Dinard n'a que les ruines d'un prieuré j fondé en 1324 par les frères Olivier et Geoffroy de Montfort. Ce prieuré, transformé en habitation particulière , est occupé aujourd'hui par le consul d'Angleterre, qui rouvre compiaisamment aux visiteurs. La c/iope//e, en partie détruite, renferme les fombeaiis bien conservés des deux fondateurs.

De nombreux chemins ombragés permettent de faire, autour de Dinard, de longues promenidps à l'abri du so!eil. On peut aller ainsi à la pointe de la Vicomté, qui occupe un site charmant sur le bord de ht Rance.

La promenade des falaises est belle, surtout au delà de Saint -Énogat (1500 met. de Dinard), v. de 2780 hab. , qui fait suite à Dinard et od les étrangers trouvent quelques installations agréable^. Ces falaises, d'un accès facile, offrent des points de vue pittoresques et variés.

Si l'on continue de les suivre dans la direction de l'O. , on trouve, à 3 kil. de Saint-Ênogat, le v. de Saint-Lunaire (1250 hab.), assis sur le bord de la mer. La nef et le carré central de Véglite peuvent remonter au zi* s. , le reste n'offre rien d'antérieur à la fin du XV* s. Cette petite église renferme les pierres tumuianeset les armoiries sculptées (XV* s.) de plusieurs seigneurs de Pontual et le tombeau de saint Lunaire^doni le travail annonce le XIII* ou le XIV* s. C'est un cercueil de granit, en forme d'auge, dont le couvercle porte l'effigie en bosse du

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