TOURS
Il biUiotlièque (ouverte de midi à 4 h., les mardis, mercredis, jeudis et vendredis), installée dans rhôlel de la préfecture, renferme plus de 50000 vol. Elle est riche surtout eu ouvrages de théologie et possède une précieuse collection de manuscrits, entre autres : un Évangile sur yëlin, en lettres onciales d'or, du vm* s. ; — les Heures de Charles F, magnifique manuscrit sur vélin, avec enluminures; — les Heures d'Anne de, Bretagne; — le Formulaire du pape Bwoîi IIl; — un TiU Live manu* flcrit (uv* 8.) ; — un Térenee^ etc.
Les archives départementales, placées également dans l'hôtel de la Préfecture, sont encore fort riches, malgré les pertes qu'elles ont subies pendant la Révolution. — Le > jatdin twUtniqu» {k VO, de la Tille) n'a été fondé qu'en 1843.
Monnmenta f allo-vomaliw.
Tours a conservé les débris considérables d'une enceinte gallo- romaine (mon. hist. dui?* ou du v* s.), aux larges murs (3 mèt.) flanqués
de tours. La base de ces murs est formée de gros blocs ornés de moulures et de bas-reliefs; des monuments funéraii es, des chapiteaux, des corniches s'y trouvent entassés. Les restes les plus curieux de cette enceinte se voient derrière l'archevêché, en face du petit séminaire. — l'amphithéâtre romain, découvert par M. de Courtigis en 1853, offre des restes reconnaissables dans les caves des maisons qui s'élèvent sur son emplacement II surpassait en grandeur celui de Nîmes, car il avait, dans son grand axe, 135 mèt., et, dans son petit axe, 120 mèt. de Iongiieur; les dimensions de l'arène étaient de 68 mèt. dans le grand axe, et de 50 mèt. dans le petit.
iDénstrie et oomiii«roe*
Tours possède des fabriques d'étofTes de soie pour meubles, de passementeries, de rubans, de draps, de
serges, d'amidon, des lavoirs pour les laines, des tanneries. Elle fait un commerce considérable de soies, d'eaux-de-vie, de grains, de fruits secs (ses pruneaux jouissent d'une réputation européenne), 4e cire, de chanvre et de Un. — J/imprimerie Marne 0jnprimerie, librairie, reliure), fondée au commencement de ce siècle et l'une des plus importantes de la province (1200 ouvriers), peut imprimer 15000 vol. par jour. — Tours possède aussi une manufacture de vitraux peints et des fabriques de poteries artistiques.
Promenades.
Les principales promenades de Tours sont : — le Mail, ancien rempart planté d*arbres, commencé sous Fran> çois !•» et terminé sous Henri IV; — Vawnue du Champ-de-Mars; — quelques places plantées d'arbres; — les bords de la î.oire, «^es ponts, se» îles et Vavenue de Grammont»
■xeuntoai.
On peut aller visiter aux environs
de Tours : —(10 min. de l'hôpital général) le château, restauré par M. Jacquemin, de Plessis lèz-Tours, résidence favorite de Louis XI, qui y mourut en 1483; — (2 kil. en amont, au delà de l'églisê romane de Sainte- Radegonde, sur la rive dr. de la Loire) la célèbre abbaye de Marmoutier, fondée par saint Martin, détruite en 1793, occupée aujourd'hui par un pensionnat des dames du Sacré- Cœur. Il en reste le pittoresque por^ Util de la Croise (xm* s.), le donjon et deux tourelles; — (5 kil. plus loin) Rochecorbon (église du n\* s., avec quelques parties plus anciennes) , V. del5?9 hab.,qui montre au loin sa lanterne, tour carrée de 8 à 10 mèt.
de hauteur, de destination Inconnue.
— A SaitMleorges, bameau de BocbecorlMHi, se voit une église ogivale du XI* et du XII' s., précédée, d'un escalier de 122 marches, taillé dans le roc et faisant communiquer i«