D£ LA FLÈCHE A SAUMUA. [ROUTE
kil. La MembroUe^ hua, de
Mettray, où l'on rejoint à g. la roule de terre du Mans à Tours par Chât(!au-du-Loir. Après avoir fivmchi la Clioisille, on croise le chemin de fer du Mans à Tours (R. 25), à l'endroit OÙ il se raccorde avec ligne de Paris à Tours par Vendôme.
93 kil. La Trméhéê, ham. où l'on rejoint la route de terre de Vendôme.
— Descendant la pente des coteaux qui bordent la rive dr. de la Loire, on laisse à g. le v. de Saint- Sympboricn, et à dr. eéim de Saint-Cyr, en arrivant au pont de Tours.
95 kil. Tours (R. 83).
DE LA FUeH£ A SAUMUR.
53 kil.— 'Route de poste.
Se détachant, à dr., de la route de Tours (R. 87), après avoir franchi le I.oir, la route de Saumur laisse à dr. le château du Doucet^ agréablement situé, et sort du départ, de la Sstrthe pour entrer dans celui de Maine-et- Loire. Le ruisseau de Mélinais, affluent du Loir, forme sur ce point la limite (les deux départements.
. 6 kil. Clefs, v. de 1241 hab., situé au milieu de landes et de bois de sapins, possède une égliie en partie du XIII* s. et dans laquelle l'axe du choeur est sensiblement incliné par rapport à Taxe de la nef.
Des bois de sapins bordent de chaque côté la route qui laisse à dr.
(1 kil.) MontpoUinf t. de 244 hab.
iigliiê romane tr^s-ancienne). Plus loin, à 1980 ou 1500 met., sur la g., est Sttiwi'MarUn'd'Arcéy\. de 375 hab. , près de petits affluent'^ du Coue>rion. Uéqlise de Saint-Martin d' \rcé est très-ancienne; les colonnes et les chapiteaux du chœur («• s.) • offrent de curieuses moutures. Les ehâfmim de la Moue et de GrétUUm dépendent de Saint-Martin. — La route longe à dr. la forêt de Baugé.
18 kiL Baugé (hài, : de la Boule-
d'Or, du Lnm-d*Orfde France) ^ ch.-L d'arrond. du départ, de Maine-et-Loir,
V. de 3r)G? \mh., est située dans la vallée du Coiie^^non, que Ton y traverse sur un beau pont de pierre.
Cette ville fut fondée au con mencement diTxi's. par Foulques Kerra, comte d Anjou, et donnée en 1188 par Riehard Corar» de-Lion à Geoffroi . évêque de Lincoln, son frère naturel. Jean sans Terre assi^rna sur cette seigneurie uae partie de son donaire à la reine Isabeau d'Angouléme, sa femme. Depuis la réduction de l'Anjou, elle tomba en partage à ta maison d'An-
1 'ou Sicile, et elle appartenait en 1516 à a maison d'Alençon . qol la transniit ave* cessîvement par alliance anx maisons de Bourbon- Vendôme et de Bourbon-Goodi.
La dnchesse de Kemoofs la potaédait an xvni* s., do chef de sa mère» Louise de Bouriion-^ondé.
Véylise de Baugé est un édifice dont le chœur appartient au style de
transition. La nef, plus ancienne, éclairée par d'étroites fenêtres en plein cintre, est attribuée à Foulques ISerra.
Le châleam (xv* s.), occupé j>ar la mairie actuelle, a perdu tout son caractère, mais il a conservé un admirable escalier en encorbellement,
couronné par une voûte A nervures en forme de palmier, sur la(iuelle on distingue les armes d'Anjou-Sicile.
— La chapelle de ritotpice de la Providence renferme deux toiles attribuées à Van Dyck et à Philippe de Champaigne. — Une curiosité naturelle as<P7 intéressante, c'est le goujfre souterrain où disparaît le ruisseau de l'Altrée, sur une longueur de trois cents pas, et dans lequel il se réunit au Couesnon.
A 2 kil au S. de Baugé, se trouve le Vieil-Baugé, v. de 1523 hab..
bâti sur une colline qui domine le Couesnon. — On y remarque quelques vestiges de monuments druidiques, une égliiê du xii* s., dont les murs offrent des cordons de brique», et le château de Landifer. bel édifice de la Renaissance, flanqué aux anglet»
[ROUTE 88] BAUGÉ. — BEAUFOBT-EN-VALLÉfi.
*lc quatre tours à toitures coniques.
Les fenêtres, les lucarnes variées et les cheminées, ornées de pilastres et de frontons, portent le cachet de I*époque de François I'^ Sur la route du Vieil -Baugé, on montre deux prossns pierres où sont fixés rl'.mciens fers à cheval. Une insci'iption rappelle (juVii ce lieu le mîiréchal Gilbert de la Fayette vaiiiquiL en 1420 (c'est U21 qu'il faut lire) une armée anglaise et tua de sa main le duc de Oarence.
(La route de Baugé & (17 kiL)
Noyant laisse à dr. le château de la Bamière et la forêt de Chandelais: à g . les châteaux de Borde et du Bouclict.
Lè château de Borde est situé sur le territoire de Pontigné {566 hab.)* où Ton remarque un beau dolmen composé de 12 pierres, dont .deux forment la couverture. LVfflwe (mon.
hist. )est ornée de peintures murales des XII* et xv* s.; le transsept est voûté en berceau ogival aux extrémités et en calotte au centre. La def de ▼oûte du chneuret les chapiteaux de la nef offrent de curieuses et bizarres mouîurcs.
Avant d arriver à Noyant, on passe à (12 kil ) Anvcrse (9^5 hab.).
17 LU. îioyanty ch.-l. de c. de 1517 hab., est situé i la source de la llarconne, affluent du Loir. Le château du Pketie-em-Uaiire est relié par deux belles avenues aux routes d'Ângers à Tours et de Saumur au Lude.
Une autre route relie Baugé, par (.') kiî.) Echemiré-ïïigrié (771 hab., deux pculvens, église très-ancienne), à (10 kil. 0.) Jarsé, c. de 1859 hab.
Le beau château qui domine le bourg, et d'où Ton embrasse un horizon de 30 à 40 kil., fut bâti en J 500 par Jean Bourré, ministre de Louis XI.
Incendié en 17*^3, il a été restauré depuis. Des quatre énormes tours qui le flanquaient autrefois, il ne reste qu'une petite salle ou boudoir à voûte
ogivale. Quelques pcuiiuies érotiques et de très-curieux portraits de Jean Bourré, du marquis de Jarzé et d'autres moubres de la femille sont conservés dans le château. — Véglise, ancienne collégiale, d'un beau style, date du commencement du XVI* s. Une jolie boiserie cgi vale sépare deux chapelles du sanctuaire, line auu e boiserie est ornée de figures bizarres en partie mutilées. Sous le chœur règne une crypte. —Les populations des vil> lages voisins se rendent en pèlerinage, le 15 août, à i antique chapelle de Montplacé (2 kil. au N. E.
du bourg}, reconstruite en partie au xvn* s. — Sur le territoire de Jarzé»
on peut aussi visiter le dolmen de la Roche-ElcihaneL composé de quatre pierres, dont l'une, celle qui forme la couverture I 12 mèt. carrés.
Une troisième roule ûiit commu- ' niquer Baugé avec (21 kil.) la station de la Ménitré. Celte route, suivant d'abord la vallée du Couesnon, laisse à dr. le Vieil- Baugé (F. ci-dessus), à g. Chatttmé^y. de 2(11 hab..
situé sur la rive dr. du ruisseau du Gué-Deniau, puis à dr. (3 kil.) le V. de Fontaine-Guérin (1133 hab.), où l'on remarque : le beau dolmen de la Pierre-Couverte; les débris d'un second dolmen près du château de la Tour-du-Pin ; une ancienne motte féodale nommée le tertre Mouron et une église du xi* s. , dont la nef offre un vaste lambris entièrement recouvert de peintures.
15 kil. Beaufort-en-Vallée, ch.-I.
de c., V. de 5500 hab., situé dans une \ allée qu'arrosent la Loire cl le Couesnon. — De l'ancien château de Beaufortf bâti sur une roche de tuffeau d'où l'on domine toute la vallée, il reste quelques fragments de murs du XI* s., des portes du xiiT'", des voûtes du XIV*, et une fenêtre du xv*'. — Végh'se, édifice du xv" s., esl surmontée d'un clocher, œuyre postérieure de Jean Lespine. L'étage su-