‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 160 sur 489 · ROUTE 17] ORBAIS-L' ABBAYE. — SÉZANNE · texte numérisé non relu

ROUTE 17] ORBAIS-L' ABBAYE. — SÉZANNE

Lachy conserve les ruines d'un ancien château dit de la reine Blanche ët bâti, à ce que l'on croit, par le comte Thibaut de Champagne, époux de Blanche de Navarre. On y a découvert un vaste souterrain à voûte ogivale, de ICO mèt. de longueur, auquel aboutissent une vingtaine de cavernes également en ogive, d'une profondeur moyenne de 20 met. et où ont été trouvés des armures, des chapiteaux, des débris de colonnes et des monnaies dont les plus récentes sont du xve s. — Au delà de Lachy, on aperçoit à dr., avant de descendre par une pente rapide jusqu'à Sézanne, le château de Frécul ou de Sans-Souci, appartenant au vicomte de Peyronnet.

44 kil. Sézanne (hôt. : de France, du Sauvage), ch.-l. de c, V. de 4389 hab., sur la rivière des Auges, affluent du Grand-Morin.

Sézanne fut fondée, suivant quelques auteurs, sur l'emplacement d'une ville gallo-romaine. Au xi« s., elle avait le titre de comté et relevait des comtes de Champagne. En 1289, Sézanne fut réunie à la couronne par le mariage de la fille unique du comte de Champagne avec Philippe le Bel. Philippe de Valois la fit rebâtir et fortifier en 1335. Plusieurs fois assiégée et prise d'assaut pendant les guerres contre les Anglais et les guerres de religion, pillée et brûlée par les protestants, en 1566, elle se releva toujours, grâce à la protection royale. Henri III vendit, en 1581, le comte de Sézanne à son frère le duc d'Anjou, des mains duquel il passa au duc d'Angouléme. En 1632, le jour de l'Ascension, un violent incendie dévora la ville presque tout entière, avec trois de ses faubourgs. Richelieu aida à la reconstruire, en accordant aux habitants une coupe de bois de construction dans les forêts royales. Sézanne était à peine relevée sur un plan plus vaste que les guerres de la Fronde lui tirent éprouver de nouveaux dommages. En 1777, ses fortifications furent démantelées, m En 1814, à quatre reprises différentes, dit M. Salle, la ville de Sézanne a été pillée et dévastée par les armées* russes s le 5 février, après la bataille de la Rothière ; le 4 mars et le 10 mars, lorsque l'armée française était dans les environs de Reims, et le 26 mars

après la bataille de la Fère- Champenoise. »

On remarque à Sézanne : — les anciennes églises Notre-Dame et Saint- Denis (mon. hist.). Cette dernière, du xiie s., surmontée d'une tour hardie, offre a l'intérieur, des voûtes trèsélevées, d'une grande légèreté de construction, et quelques fragments de vitraux du xvie s.; — Yhôtel-Dicu, dont la chapelle renferme des tableaux du frère Luc, émule de Lebrun et son compagnon à l'académie de peinture de Rome ; — enfin de belles 'promenades, qui entourent la ville. — Sur la montagne de Crolle, on trouve en grand nombre des coquillages pétrifiés. — Sézanne possède des fabriques de porcelaine, de verres de lunettes, de tan, d'instruments aratoires, de draps, etc.

De Sézanne à Coulommiers et à Châlons-sur-Marne, R. 10 ; — à Vitry-le-François, R. il; — à Provins, R. 12; — à Itagent-sur-Seine, R. 16.

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