DE NEUFCHATEAU A BOURBONNE- LES-BA1NS
A. Par Boulaaoourt et la Marche.
52 kil. — Route de voitures.
A 200 ou 300 mèt. de Neufchâteau et après avoir franchi le Mouzon, la route de Pourbonne se détache de la route de Langres qu'elle laisse à dr., pour remonter une crtte dominant à g.
La vallée du Mouzon (396 mèt. d'alt.).
On traverse dans toute sa longueur (1500 à 1600 mèt.) le bois du Fays, 2 kil. environ avant de redescendre dans la vallée du Mouzon et de passer sur la rive dr. de cette rivière à
11 kil. Pompierre, c. de 471 hab., où eut lieu, en 57', une entrevue de Gontran, roi de Bourgogne, et de (Thildebert, son neveu, roi d'Austrasie, dans laquelle le premier reconnut Childebert comme son héritier. Gontran fit élever à Pumpierre, en souvenir de cet événement, une église qui a été détruite, mais dont le portail, reconstruit au xin- s. et orné de curieuses sculptures, a été conservé et appliqué à Y église actuelle, iî en forme l'entrée. Les vins de Pompierre sont estimés.
12 kil. Sartes, c. de 275 hab. sur le Mouzon, possède une fabrique de papiers peints.— A 1 kil. 1/2 de Sartes, on quitte le départ, des Vosges pour entrer momentanément dans celui de la Haute-Marne.
14 kil. Sommer ccourt, c. de 263 hab. , sur la rive g. du Mouzon. Une statue en pierre, très-ancienne, mutilée en partie, et représentant une divinité des Celtes, y a é té découverte en 1806. Sommerécourt possède une fabrique de papiers peints. A 1 kil. sur la g., on aperçoit Outremécourt , c . de 308 hab., sur le versant d'une haute colline dont le sommet était autrefois occupé par la ville de la Mothe (F. ci-dessous).
17 kil. Soulaucourt, c. de 412 hab., située au milieu des prairies qui bordent le Mouzon, au pied et à l'extrémité S. 0. de la colline allongée de la Mothe.
Ce mamelon (506 mèt. d'altit.), qui s'élève isolément entre Outremécourt, au N., et Soulaucourt, au S., fit d'abord partie du comté de Champagne. En 1260, il en fut distrait pour être réuni au Barrois, et à ce titre il passa, avec le comté de Bar, aux ducs de Lorraine. Ces princes entourèrent d'une solide enceinte fortifiée la ville de la Mothe, qui occupait le sommet de la colline; ils y construisirent un château et en firent une des plus fortes places de défense de leur duché.
Pendant la longue guewe qui eut lieu au commencement du xvu" s., entre la France et Charles IV duc de Lorraine, la ville de la Mothe fut assiégée par les Français, d'abord en 1634 sous le ministère de Richelieu, puis en 1645 sous celui de Mazarin.
Malgré une résistance énergique, cette petite ville fut chaque fois obligée de capituler. La première fois, elle avait été épargnée en partie; mais, à la suite du second siège, elle fut complètement ruinée. Ses habitants se réfugièrent dans les communes voisines, et les villages d'Outremécourt et de Soulaucourt furent, en partie, rebâtis avec des matériaux provenant de la Mothe. Quelques mouvements de terrains et quelques débris de murailles indiquent seuls l'emplacement de cette ville. On se rend en 45 min. soit d'Outremécourt, soit de Soulaucourt au sommet de la colline de la Mothe, d'où Ton découvre une vue très-étendue.
On passe sur la rive g. du Mouzon , et 2 kil. plus loin on rentre dans le département des Vosges.
22 kil. Vrécourt, c. de 772 hab. t à 600 ou 700 mèt. à g. de la route, est le centre d'une industrie assez considérable : tuileries, tanneries, huileries, fabrique de pointes de Pans,