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LA MARCHE

camp, s'élève une chapelle dédiée à la Vierge, et dans les murs de laquelle sont incrustés deux bas-reliefs représentant, l'un, une tète de louve, l'autre , une tête de bélier.

359 kil. La Marche (F. ci-dessous).

Lè chemin qui se détache à dr., près de la ferme d'Andoivre, passe d'abord à (352 kil.) Ainvelle, v. de 526 hab., voisin du ruisseau de Ferrières, puis à (354 kil.) Isches, v. de 748 hab., centre d'un commerce important en grains, vins et bestiaux.

Isches, mentionné pour la première fois au xnr*s., était une seigneurie considérable; il possédait trois châteaux :

celui de Choiseul, celui de Chauvirey, et enfin le château â'Harcourt, qui subsiste encore. Ce dernier est un vaste édifice, composé de deux ailes de bâtiments flanquées de quatre tours, avec pont-levis, canonnières, et entouré de beaux jardins. Sur le territoire d'Isches ont été trouvées quelques pièces d'argent frappées à Nancy et datant du xvi- s., deux médailles en cuivre complètement frustes et des tuiles à rebords ; enfin des traces bien conservées d'une voie romaine y ont été reconnues.

A 5 kil. au N. E. d'Isches» sur la lisière de la forêt du Bois-Bas, et à 1 kil. au S. 0. de Tignécourt, v. de 532 hab., le hameau de Flabémont conserve quelques restes (la porte principale et une partie des bâtiments conventuels, transformés en habitations particulières) d'une ancienne et célèbre abbaye de Prémontrés, fondée en 1140, par un comte de Vaudémont. — En remontant l'étroit vallon formé au milieu des bois par le ruisseau de Sâles, on atteint, au N. et à 2 kil. de Tignécourt, le hameau de Deuilly, dépendant de la commune de Serécourt (666 hab.).

Deuilly (5 kil. de La Marche), autrefois qualifié de bourg et chef-lieu d'une baronnie, possédait un château antérieur, dit-on, à 1044 et dont il reste quelques débris.

361 kil. La Marche (hôt. : de la Place, du Soleil), ch.-l. de c. de 1719 hab., est situé près de l'une des sources du Mouzon, au point de rencontre des routes de Mirecourt à Langres et de Neufchâteau à Jussey, dans une plaine entourée de plusieurs hautes collines. Cette ville, qui doit son nom à sa position sur les frontières ou marches de la Champagne et de la Lorraine, était, dès 1400, le chef-lieu d'un bailliage assez important. Elle possédait alors une enceinte défensive, un château fort et un atelier monétaire appartenant aux ducs de Bar. Elle eut beaucoup à souffrir lors des guerres du xvn* s., particulièrement pendant le siège de la Mothe; c'est alors que furent détruits le mur d'enceinte et le château. — La Marche a vu naître: Guillaume de la Marche, qui fonda à Paris le collège du même nom , dont les derniers vestiges ont disparu il y a quelques années seulement ; le maréchal Victor, mort en 1841 ; et M. Bresson, savant jurisconsulte, pair de France sous Louis-Philippe.

Véglise paroissiale, du style ogival, paraît avoir été construite vers le xiv« s. Le portail est surmonté d'une tour carrée, à deux étages, percée de fenêtres élégantes et portant une flèche en ardoises. A l'intérieur, on remarque les chapiteaux à feuillage des colonnes, les vitraux modernes du chœur et un beau buffet d'orgues, placé en 1843.

Au N. de l'église, s'étend une vaste place, où a été érigé, sur un piédestal en granit des Vosges , le buste du maréchal Victor, avec cette inscription : « A la mémoire de Claude Victor Perrin, duc de Bellune, pair et maréchal de France, né à La Marche, le 7 septembre 1764. » — Dans la Grande-Rue du Faubourg, en face de l'hôtel du Soleil, se voit, au n° 21 1 , la maison où est né le maréchal. — Un important pensionnat ecclésiastique occupe un ancien couvent de Trinitaires, fondé en 1339, mais dont

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