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Albane. Une Cybèle. — 2. Ambêrger

Adoration des Bergers. — 3. Le Bassan.

Adoration des Bergers. — 6, 7 et 8. Les frères Both (Jean et André). Paysages. —

9 et 10. Boucher. Têtes de femmes.

13 et 14. Breughel le Vieux. Deux paysages peints sur bois. — 21 et 22. Philippe de Champaigne. Adoration des Bergers. Portrait. — 23. A. Coypel. Diane et ses nymphes. — 25. Desportes. Nature morte (faisans et perdrix). — 28. Ribera. Saint Jérôme dans le désert. — 29. Giorgione. Martyre de saint Sébastien. — 33 et 34. Le Guide. Tête de Vierge. Cléopâtre. — 38 et 39. Holbein (Jean). Portraits de Luther et de Calvin.— 40. Hooghe. Ruines.

— 61. Jean Jouvenet. Latone près de ses enfants. — 63. Lahyre (Laurent de). Mercure et Jupiter. — 65. Laurent (peintre lorrain, né à Raon-l'Éiape en 1763, mort à Épinal en 1832). Le Chêne et le Roseau (esquisse). — 70. Lemoine. Le Déluge (très belle esquisse). — 76. Morales. Tête de Christ (sur bois). — 78, 79. Pannini. Deux vues de Rome. — 88. Rembrandt.

Tète de femme. — 93. Ruysdail. Paysage.

— 95. Salvator Rosa. Paysage. — 102. Titien. Vénus sortant de l'onde. — io;>. Van Eyck. Sainte Famille. — 108. Vanloo ICharles-André). Portrait de Perronet. — 109, 110. Simon Vouit. Le Christ porté

au tombeau. Figure allégorique de l'Histoire.

Parmi les œuvres de sculpture, on remarque trois beaux bustes en marbre (n°* 11*2, 113, 114) de Claude Gelée, d'Oberlin et du poète Gilbert, par M. Jules Laurent, directeur du musée.

Le milieu de la galerie des tableaux est occupé par des vitrines où sont ■ classées des médailles romaines , !

grecques, celtiques; des monnaies françaises depuis l'époque des Mérovingiens, et enfin une très riche série do monnaies des ducs de Lorraine, des comtes de Bar, des évêques de Met/, etc. (V., pour plus de détails, les deux excellents catalogues raison nés, rédigés par M. J. Laurent : 1" Catalogue des objets d'art et d'archéologie; 2° catalogue des monnaies et médailles).

Le jardin ou parc Doublât occupe remplacement nu et solitaire où s'élevait, à TE. de la ville, le château fort d'Èpiual. M. Doublât a créé, il y a une quarantaine d'années, ce parc magnifique qui doit un jour appartenir entièrement à la ville d'Epinal , à laquelle la nu-propriété en est déjà acquise. Des avenues ombragées de beaux arbres, un étang environné de vertes pelouses, les ruines du château détruit autrefois par lamine, une serre renfermant des îleurs rares, d'élégants pavillons revêtus de marbre ou affectant la forme rustique varient à chaque pas l'aspect de ce charmant jardin.

Le jardin Doublât a son entrée au n°* 19 du faubourg d'Ambrail, qui se présente derrière le chevet de l'église, à l'extrémité de la place de l'Atre. 11 est ouvert aux visiteurs chaque jour, à partir de 1 h. de l'après-midi, sans qu'une, autorisation spéciale soit nécessaire. On y monte par un escalier renfermé dans un kiosque en forme de tourelle, s'élevant au fond «l'une cour. Au retour, au lieu de redescendre le faubourg d'Ambrail, en revenant sur ses pas, on peut le remonter et prendre à g. un chemin encaissé

entre les murs de terrasse du parc proprement dit et ceux de la grande ferme. On gagne ainsi le faubourg Saint-Michel, par lequel on rentre à Épinal.

Sans avoir toute la magnificence des grandes Vosges, les environs d'Épinal sont très-pittoresques et offrent de beaux buts de promenade; nous indiquerons surtout: — la côte de la Vierge et le bois de la Mouche, qui y fait suite (on s'y rend par un joli chemin formant le prolongement du Cours) ; — le champ de manœuvres, sur un plateau encadré d'arbres et dominant la Moselle qui coule au pied: — la route d' Épinal à Remiremont, véritable allée de parc, s'ouvrant à l'extrémité S. du faubourg Saint-Antoine. Elle passe au pied de beaux coteaux boisés, entre de riantes prairies où sont bâties de nombreuses maisons de campagne. A 1 kil. à dr. delà route, s'élève la colliuc de Benavaux, que couronne un curieux et grand rocher. A peu près en face de cette colline, s'ouvre (à g), un chemin passant devant la prison et aboutissant à un pont à péage sur la Moselle. En franchissant la rivière, on se trouve au pied même de la côte de la Vierge.

A 10. de la ville, sur la route de Mirecourt, se trouve le beau talion d Olima, au milieu d'une riche forêt de hêtres, de chênes et de bouleaux, au fond de laquelle est un groupe de rochers curieux (environ 40 met.

de hauteur). Du sommet de ces rochers, on découvre une jolie vue.

Ces excursions, que l'on peut prolonger à son gré, demandent chacune 1 h. 1,2 à 2 h.

Les principaux établissements industriels d'Épinal sont des féculeries, une fabrique de glucose, des tanneries, des marbreries, des tuileries, des briqueteries et des brasseries.

Cette ville renferme aussi quelques ateliers de broderie et des ateliers renommés de carros.>erie. L'imagerie d Épinal, dont la maison Pellerin

DE NANCY A VESOUI

[ROUTE 4â] ÉPINAL.

XERTIGNY.

s'est fait une spécialité célèbre, emploie 100 à 120 ouvriers (dessinateurs, imprimeurs, etc.), et consomme, par an, 6000 à 7000 rames de papier et une quantité considérable de couleurs. Depuis quelques années, une nouvelle imagerie, rivale de la première, s est établie à Épinal, sous la direction de M. Pinot, artiste de mérite, qui a obtenu le titre d'imagier de VEmpereur.

[Corrcsp. pour (28 kil.) Rambcrvillcrs, par (15 kil.) Girecourt (R. 51).

Service de voitures (sans corrcsp.

avec le chemin de fer) pour : — (33 kil.) Mirecourt (R. 44); — (27 kil.) Bruyères (R. 54) ; — (61 kil.) Saint- Dié (R. 54).]

D'Épinal à Paris, R. 43; — à Neufchâteau, par Mirecourt, R. 44; — à Rambervillers, R. 51 ; — à Saint-Dié, R. 54; — à Baccarat, R. 55; —à Remiremont, R. 56.

A la sortie de la gare d'Épinal, on franchit la route de Mirecourt sur un beau viaduc, et Ton s'engage dans une profonde tranchée pour gagner les hauteurs qui dominent la rive g. de la Moselle. En y arrivant, on découvre une vue magnifique sur Épinal et la vallée. A g. , se détache l'embranchement de Remiremont. Après avoir dépassé une seconde tranchée, un remblai très-élevé et un bois de sapins, on atteint un plateau d'où Ton découvre, à g., les cimes lointaines des grandes Vosges. On laisse ensuite, à 700 mèt. sur la dr., le v. de Saint- Laurent (369 hab. ; chapelle du xil* s. ).

85 kil. Dounoux, v. de 589 hab., à dr. du chemin de fer (tourbières et carrières de pierres à chaux) . — On traverse plusieurs tranchées, dont quelques-unes très-profondes et creusées dans le roc. Quand on a croisé la route de terre d'Épinal à Plombières, ou aperçoit deux charmantes vallées formées par le Concy et l'un de ses principaux aflluents. On franchit sur le viaduc de Xertigny, qui est, ainsi que celui d'Épinal, un des plus beaux ouvrages d'art de la ligne de Vesoul,

la vallée principale, sur laquelle on découvre une vue remarquable à dr.

et à g. Le viaduc de Xertigny ou du Coney a 38 mèt. de hauteur au point le plus profond de la vallée.

93 kil. Xertigny y ch.-l. de c. de 3903 hab., est situé dans une position pittoresque, à 2 kil. à g. de la station, qui est établie au hameau d'Amerey (église avec tour portant la date de 1118).— A 1 kil. de Xertigny, se trouve la jolie cascade du Guédu-Saut, dont les eaux tombent en formant une magnifique nappe transparente.

Le canton de Xertignv renferme plusieurs villages considérables possédant des forges, des verreries ou formant le centre de grandes exploitations agricoles. Nous citerons, parmi les plus importants: (8 kil. de la station) Uriménil (1602 hab.), dont le territoire était traversé par la voie romaine de Langrcs; — (7 kil.) Uzemain (1759 hab.), où se trouve une forge importante avec hauts fourneaux ; — et (7 kil.) Hadol (3288 hab.).

96 kil. La Chapelle-aux-Bois (halte), v. de 2532 hab., y compris plusieurs hameaux , est situé à 500 mèt. à tir. du chemin de fer.

Dans l'intervalle des tranchées, le regard embrasse, à dr., un horizon étendu ; à g., des bois coupés, çà et là, par des prairies et quelques petits vallons. — On laisse à dr. Hardcmont, hameau dépendant de la Chapelle (vestiges d'une forteresse). Après avoir longé les pentes boisées de Haut-Dompré et du Noirmont (à g.), on atteint le versant d'un vallon pittoresque.

104 kil. Bains (pour la description de cette ville et de la partie de la route comprise entre Bains et Aille* villers, T. R. 50, A, en sens inverse).

118 kil. Aillevillers-Plombières. — 123 kil. Saint-Loup. — 131 kil. Conflans. — 142 kil. Faverney (R. 47, Ây en sens inverse).

148 kil. Poi t-dAtelicr (R. 3).

167 kil. Vesoul (R. 3).

D'ÉPINAL A N EU FGHÂTEAU . [ROUTE kk]

DE PARIS A ÉPINAL

4'27 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 9 h. 45 min., H h. 30 min. et 14 h. 5 min. — cl. 47 fr. 80 c; '2« cl. 35 fr. 85 c; 3* cl. 26 fr. 30 c.

353 kil. Nancy (R. 1).

74 kil. de Nancy à Épinal (R. 42).

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