‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 246 sur 489 · D'ÉPINÀL A R AMB ER VILLERS. [ROUTE · texte numérisé non relu

D'ÉPINÀL A R AMB ER VILLERS. [ROUTE

périaux, occupée par les Français dans le cours du xvu« s. (1635), reprise et rançonnée par le duc de Lorraine Charles IV, Rambenrillers fut définitivement acquise à la France à la mort de Stanislas.

Rambervillers est la patrie du jésuite Nicolas Serrière (1555*1606), savant linuiste et auteur, entre autres ouvrages, 'une Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de Mayence, et de Charles- Michel (1743-1793), l'un des plus habiles orfèvres du xvin* s.

11 existe à Rambervillers une papeterie considérable, des forges, des tanne* ries, des féouleries, plusieurs brasseries, une fabrique importante de briques creuses ou pleines et surtout de tuyaux pour conduite d'eau en terre vernissée, qui se substituent avec avantage aux tuyaux en fonte. Le houblon s'y cultive sur une grande échelle.

Parmi les foires de Rambervillers, nous mentionnerons tout spécialement celle qui a lieu le 26 décembre de chaque année, sous le nom de foire de la loue ; elle est exclusivement consacrée à l'engagement des domestiques des deux sexes, surtout pour les exploitations rurales.

Cette foire aux domestiques* reste des traditions de servage d'un autre temps, remonte à une époque fort reculée et existe non-seulement à Rambervillers, mais dans plusieurs autres localités des Vosges et de l'Alsace. Le jour de la foire, tous les serviteurs ruraux, garçons et filles de ferme, bergers, etc., qui n'ont pas d'engagement, se réunissent sur la place du Marché pour offrir leurs services aux cultivateurs. Ceux-ci les passent en revue, les examinent, les interrogent; on débat le taux des gages et Von conclut le traité.

L'église paroissiale, située à l'un des angles de la place du Marché, date du commencement du xi° s., mais elle a subi des remaniements a des époques postérieures, en conservant néanmoins un beau caractère d'unité. Le porche, élevé de plusieurs marches au-dessus du niveau de la place, est décoré intérieurement de nervures délicates aux arêtes des voûtes et surmonté d'une élégante galerie. 11 s'appuie, en arrière, à une tour à deux étages, que termine une flèche en ardoise, ornée de clochetons aux angles, et présentant, sur la galerie, une large fenêtre ogivale, divisée en

plusieurs compartiments. A l'intérieur, on remarque, dans le chœur, de beaux vitraux. A g. du porche, s'élève, sur la place, une jolie fontaine a double vasque.

Vhôtel de ville a été construit en 1581, aux frais des habitants, en remplacement de l'ancienne maison communale, détruite, ainsi qu'une partie de la ville, par les Impériaux, en 1557.

Depuis le milieu du xvur s., les fossés qui entouraient Rambervillers ont successivement été convertis en jardins et en champs; mais il subsiste des restes de la muraille d'enceinte et des tours de défense.

De Rambervillers à Bruyères, R. 52 ; — à Saint-Dié, R. 54, B; —à Baccarat, R. 74.

j?. Par Seroosur.

30 kil. — Route de voitures.

Cette seconde route part de l'extrémité du pont en pierre d'Epinal (à g.), aboutissant à la place des Vosges ; elle longe d'abord la rive dr. de la Moselle, en contournant le versant escarpé de la montagne de Justice, puis s'éloigne de la rivière et tourne dans la direction du N. E.,en laissant à g. le chemin de Châtel-sur-Moselle (R. 42).

5 kil. Jeuxey, v. de 491 hab. , sur le ruisseau de Saint-Oger (sablières et carrières de pierres estimées). — On remonte un étroit vallon entre deux collines boisées.

8 kil. Long champ, v. de 283 hab., dans une belle plaine. — A 2 kil. au delà de Longchamp, on aperçoit sur la g. (I kil. de la route) Diynonville, v. de 236 hab., dont Y église ogivale a été reconstruite en 1861, à l'exception du portail.

12 kil. Sercceur,\. de 250 hab., sur le Durbion, que Ton y franchit (traces de voie romaine dans le bois île Va- 1ère, à 1 kil. au S. E. du village).

— En 1436, une troupe de Routiers venus de France fut surprise à Sercœur par les Lorrains, qui brûlèrent une partie de ces aventuriers dans les maisons où ils s'étaient réfugiés.

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