DE SCHLESTADT A SAINTE-MARIE- AUX-MINES
22 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 45 min., en l h. et en 1 h. 35 min. — cl. 2 fr.; 2« cl. 1 fr. 55 c; 3» cl. 1 fr. toc.
L'embranchement de Sainte-Marieaux-Mines se détache de la ligne principale de Bâlc à Strasbourg, à g.
et à 200 ou 300 mèt. de la station de Schlestadt (en allant vers Strasbourg).
Il décrit aussitôt une forte courbe pour prendre la direction de l'O. On longe alors à g. la route de terre de Schlestadt à Saint-Dié, et à dr. la petite rivière de Lièpvrette, qui se divise en plusieurs bras au milieu des prairies.
A la limite d'un magnifique amphithéâtre de montagnes, se montre sur la dr. Scherwiller, v. de 2844 hab., célèbre par la défaite qu'y éprouvèrent, le 25 mai 1525, les paysans révoltés, dont 6000 périrent dans celte sanglante action. Cette bataille porta un coup mortel à l'insurrection. Scherwiller est dominé par les ruines des châteaux d'Ortenberg et de Ramstein (V. ci-dessous).
6 kil. Châtenois (hôt. des Bains), V. de 4062 hab. (importants tissages dépendants de l'industrie de Sainte- Marie-aux-Mincs), est située à g. et à environ 500 mèt. de la station, au pied d'une haute colline appelée le liahneriberg, boisée à son sommet (512 mèt. d'altit.) et plantée de vignes sur son versant. Cette ville, d'origine très-ancienne, appartint longtemps aux évôques de Strasbourg et fut plusieurs fois dévastée, dans leurs luttes contre l'autorité impériale. Les Français, sous les ordres du Dauphin, qui fut depuis Louis XI, la brûlèrent en 1444.
Les eaux minérales de Châtenois,
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fournies par quatre sources sortant de la colline du Hahnenberg, se réunissent dans un vaste bassin. Kl les sont fortement chargées de principes minéralisateurs , dans lesquels te chlorure sodique compte pour les 3/4 des résidus fixes ; des traces d'iodure et de bromure sodiques y ont été, en outre, constatées. La température de ces eaux varie de 15* à 21». A la fois résolutives et toniques, elles sont employées contre les affections scrofuleuses avec anémie, les maladies de la peau et les rhumatismes. Les eaux de Châtenois sont exploitées dans deux établissements de bains.
Excursion an château de Kintzheim.
(2 kil. 1/2 environ. — i h., aller et retour.)
Traversant Châtenois du N. au S., on prend, dans cette dernière direction, un chemin qui forme le prolongement de la rue principale du village et qui mène, en 12 ou 15 min., à (1 kil. 1/2) Kintzheim, v. de 1632 hab. (belle église moderne à trois nefs), situé dans une position charmante, au pied des magnifiques montagnes dont le sommet porte le Hohenkœnigsbourg. Le domaine de Kintzheim, qui fut originairement une ferme de Charlemagne, après être passé en différentes mains, fut donné, en 1338, par Louis de Bavière, à la ville de Schlestadt, qui le conserva jusqu'en 1793.
De Kintzheim, un chemin, qui s'ouvre en face de l'église, remonte à l'O. le coteau sur le versant duquel s'élèvent, au milieu d'un parc planté de beaux arbres (mélèzes, cytises, cèdre magnifique), les ruines du château de Kintzheim, à 500 ou 600 met.
du village de ce nom (une autorisation est nécessaire pour pénétrer dans le parc). Le château de Kintzheim, de forme rectangulaire, plus long que large, est enveloppé d'une triple enceinte sur trois de ses côtés ; l'une des terrasses intermédiaires est trèsvaste et domiuc le coteau occupé par
le parc et par un vignoble. A l'extrémité 0. de la cour intérieure, s'élève un donjon, surplombant les ruines et portant à ses angles de petites échauguettes ou guérites en encorbellement. De nombreuses fenêtres géminées, irrégulières, et pour la plupart ogivales, éclairent les bâtiments d'habitalion qui bordent la cour intérieure sur deux de ses faces. Les murs, en grès des Vosges, subsistent à peu près intacts. La chapelle, élégante construction dont les fenêtres semblent annoncer le xv* s. par leur ornementation, a conservé ses voûtes ; elle est dédiée à saint Jacques. La grande salle, autrefois divisée en deux étages, est recouverte d'une toiture.
Le château de Kintzheim, dont les restes ont été l'objet de travaux de conservation très-intelligents, date du milieu du xiv* s. Il appartint longtemps à la ville de Schlestadt, qui l'avait acheté , en 1492, de Jean de Hattstatt ; cédé plus tard à Jean de Goll (1649), il fut revendu, en 1802, par les descendants de ce seigneur, à M. Mathieu de Faviers, dont le fils en est actuellement propriétaire.
De Kintzheim, un chemin forestier, assez pénible, car il est tracé sur la pente la plus abrupte, mais aussi la plus directe de la montagne, mène, en 2 h. environ, au Hohenkœnigsbourg. L'entrée de ce chemin se trouve au S. de Kintzheim, près du château moderne.
On peut aussi se rendre au Hohenkœnigsbourg, en partant fVOrschwil- 1er, v. de 1014 hab. situé à 1 kil. 1/2 au S. de Kintzheim; mais la route carrossable que nous indiquons plus loin (V. ci-dessous, station du Valde-Villé) est de beaucoup préférable.
Excursion aux châteaux de Remsteio et d'Ortenberff.
(3 kil. à 3 kil. 1/2. — 2 h., aller et retour.)
On prend, au N. de Châtenois, un chemin qui croise successivement la route de terre, le chemin de fer