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A BESANÇON. [ROUTE

en 1676. Lorsque le traité de Ryswick rendit cette ville aux princes de Wurtemberg, la garnison française prit la précaution d'en démanteler les fortifications.

Vers la fin de 1793, les armées de la République réunirent définitivement Montbéliard à la France.

Les doctrines protestantes, apportées à Montbéliard, en 1525, par Guillaume Farel, y firent de rapides progrès. En 1586, il s'y tint un colloque célèbre entre les théologiens catholiques et les docteurs de la Réforme, qui avaient à leur tète Théodore de Bèze. La population de Montbéliard est encore en grande partie anabaptiste ou de la confession d'Angsbourg.

Le château de Montbéliard, rebâti en 1751 et flanquéde deux tours, dont la plus ancienne remonte au xv* s., sert de maison d'arrêt et de dépôt pour les archives.

« Ce château, bâti sur un roc calcaire, dit M. de Caumont, présente un assez bel aspect ; quelques parties peuvent en être anciennes, mais des reconstructions de différents âges ont eu lieu: le donjon cylindrique, qui domine la gare du chemin de fer, offre l'appareil en bossage* à sa partie inférieure; cette partie, surmontée du reste d'une tour moderne, semblerait ancienne, si le bossage n'avait été employé presque à toutes les époques et souvent même au XVIe s. »

Véglise Saint-Martin (1602-1605), remarquable par la hardiesse de son plafond, a été convertie en temple protestant, ainsi que Véglise Saint- Georges, — Les halles se développent, dit M. de Caumont, sur un plan carré ayant, au centre, une cour avec laquelle elles lout en communication au moyen d'arcades semi-circulaires, portées sur des piliers trapus. Un étage surmonte les galeries du rezde-chaussée : c'est là qu'ont été établis le casino ou cercle et le musée de la ville. Cet étage est régulièrement éclairé par des fenêtres à croisillons de pierres et surmonté d'un toit élevé, à deux rangs de lucarnes. — V hôtel de ville date de 1778. — Sur la place

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