DE LONGUYON A ARLON. [ROUTE
possède une fabrique de draps, des forges avec hauts fourneaux produisant des fers et des fontes de trèsl)onne qualité, des brasseries, une tannerie, une carrière de pierres de taille.
On continue de longer la Chiers, en laissant à 1 kil. sur la dr. Cutry, v. de 294 hab., sur un haut plateau (344 mèt. d'altit.) qui domine la rive g. de la rivière. A g., à peu près à égale distance, est Lexy, v. de 375 hab., sur le plateau (345 mèt. d'altit.) de la rive dr. de la Chiers (fours à chaux, carrière de pierres de taille, minerai jde fer). On a trouvé sur le territoire de Lexy divers débris antiques et notamment les restes d'un monument funéraire gallo-romain. — Le chemin de fer effleure à dr. Rehon, v. de 426 hab. (moulins à farine et à tan; usine métallurgique ; église du xn« s.) . — A la ferme de Heumont, située (370 mèt. d'altit.) à l kil. au S. de Rehon, entre ce village et Cutry, ont été découverts un sarcophage en pierre et des restes de construction romaine.
16 kil. Longwy (hôt. de la Croixd'Or), ch.-l. de.c, place forte de 2e cl., V. de 3353 hab., située à g. du chemin de fer, sur la Chiers, à 3 kil. 1 /2 de la frontière, est bâtie en partie dans la vallée, en partie à l'extrémité d'un plateau escarpé (378 à 400 mèt. d'altit.) qui domine la rive dr. de la Chiers. La ville se divise en ville haute et ville basse ; cette dernière, disposée en amphithéâtre sur le versant inférieur de la hauteur, s'étend jusqu'à la rivière. Les deux parties de la ville se rattachent l'une à l'autre par un chemin qui s'élève en zigzags sur le flanc de la montagne etqu'égayentdes jardins plantés d'arbres fruitiers, établis sur l'escarpement même.
sous la domination des dues de Luxembourg, des comtes de Bar et des ducs de Lorraine. Elle était défendue par un vaste château fortifié, environné de hautes murailles et flanqué de tours, sur l'emplacement où s'élève aujourd'hui la ville haute. Il fut détruit & la suite des deux sièges que Longwy eut à soutenir contre la France en 1647 et 1670. Longwy fut cédée à la France par le traité de Nimègue, en 1678, et c'est alors que Lonis XIV fit construire la citadelle par Vauban. Elle a été assiégée en 1792 et, après cinq jours de bombardement, occupée par les Prussiens ; mais, cinq semaines plus tard, ils durent l'abandonner, à la suite de la victoire remportée sur eux à Valmy Enfin, en 1815, elle fut de nouveau assiégée par les Prussiens, qui s'en emparèrent, malgré une énergique résistance de près de trois mois (du t*r j uillet au 16 septembre).
Longwy doit, dit-on, son origine à un camp formé par les Romains, sur la hauteur du Titelberg, qui s'étend, en face de la ville, sur la rive g. de la Chiers. La ville, qui semble avoir occupé principalement, dans l'origine, le versant de la montagne, passa successivement
La citadelle de Longwy, bâtie en 1 680, et à laquelle de nouveaux ouvrages ont été ajoutés en 1744 et en 1836, renferme la ville haute. Elle présente un hexagone régulier, composé de six bastions et de deux cavaliers ; il s'y trouve neuf corps de casernes et sept pavillons pouvant loger 5000 hommes d'infanterie et 800 chevaux; plusieurs magasins à poudre et d'approvisionnement, un arsenal, un hôpital et une boulangerie militaires.
On pénètre dans Longwy par deux portes entre lesquelles s'étend la rue principale, qui croise la place d'Armes. Sur cette place s'élèvent : IVglise paroissiale y bâtie au xvn- s.
(1683-1690). Elle est surmontée d'une haute tour carrée, en pierres de taille, du haut de laquelle on embrasse une vue extrêmement étendue ; on aperçoit notamment, au N., Arlon, distant d'environ 18 kil. à vol d'oiseau; au N. E. , Luxembourg, éloigné de 28 kil., et, au S. 0., les hauteurs qui dominent la Meuse, «lu côté de Verdun ; — Vhôtel de ville, bel édifice construit en 1730; les entresols sont voûtés et à l'abri de la bombe pour la sûreté des archives; — Vhôtel du commandant de place et