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ROUTE 8] LES PETITES-DALLES. — CANY

a été reconstruite sous François I,r ; mais il reste une nef de l’édifice primitif (xii* ou xni» s.). M. l’abbé Cochet y signale : quelques débris de belles verrières, un baptistère de la Renaissance et une contre-table en bois de 1700. Laissant à dr. la route de Vénesville, on se dirige à l’E. sur Auber vilk-la- Manuel (461 hab.; église rebâtie au xvi" siècle et agrandie en 1843; beau . baptistère en pierre du xvi* s.), dont le château (Renaissance), au* tours de brique, offre un aspect pittoresque. La route, contournant l’extrémité supérieure d’un vallon, laisse à dr. Butot pour gagner (2 kil.) Malleville-les-Crès (église du xvi* s., calvaire en grès) , d’où elle descend dans la vallée de la Durdent à (2 kil.) Palluel (R. 10).

On laisse à g. le château de Mauconduit, puis Ouainville (G26 hab.; église reconstruite au siècle dernier ; baptistère du xii* ou du xm* s.), et Clasviltc (450 hab.).

La route descend de 100 met. env.

dans la vallée de la Durdent, et franchit la rivière de ce nom à

19 kil. Cany (hôt.: de France, tenu par Fontaine, qui loue chevaux et voitures (propre, bonne cuisine); — de la Poste), chef- lieu de canton de 2175 hab., petite ville propre, trèsagréablement située, entre deux charmantes collines, dans la jolie vallée boisée de la Durdent, dont les eaux vives nourrissent d’excellentes truites.

Cany semble avoir été jadis une station romaine importante ; en effet, des découvertes intéressantes ont été faites dans la ville même ou dans les environs, notamment fin 1780 (tombeaux en terre cuite), en 1790 (12 à 15 tombeaux), et en 1849 (cimetière romain des trois premiers siècles de notre ère, trouvé par M. l’abbé Cochet). Les incinérations ont donné près de 100 objets de toute nature; terre, verre, bronze, os, etc.

Le marché de Cany est fréquenté ,

chaque semaine, par un grand nombre de cultivateurs. Cany possèdo de belles halles, des moulins à blé, à tan et à huile, des blanchisseries, dos filatures, etc. Le gaz y a fait sa première apparition en octobre 1865.

L 'église, construite au xmc s., rebâtie au xvi", n’a aucune valeur architecturale. Le portail s’ouvre dans une tour carrée en grès, massive et lourde, surmontée d’un clocher trop bas (l’ancienne flèche a été détruite par la foudre en L712). L’intérieur se compose d'une nef et de deux bas côtés voûtés en bois, et que séparent des colonnes fines, hautes, élancées.

La chapelle de Saint-Charles-de- Borromée, située en face du chœur et restée inachevée, porte encore les armoiries des anciens seigneurs de Cany. La chapelle du Saint-Sacrement offre un reste de vitrail représentant un Prêtre à genoux devant la Vierge. Des vitraux modernes décorent la chapelle du Saint-Rosaire. La Gloire, qui surmonte le maître-autel et qui fait l’admiration des paysans, a été donnée par les seigneurs de Cany, sous Louis XV. On remarque aussi dans l’église do Cany une statue de saint Adrien (xvne s.) en guerrier romain, respectée pendant la Révolution, parce que ce saint, martyr de Rome, passait pour avoir délivré de la peste les habitants du bourg, en 1669.

A 2 kil. de Cany, en remontant la vallée de la Durdent (on peut aller par la rive dr. et revenir par la rive g.; c’est une charmante promenade qui ne saurait être trop recommandée) , se trouve le château, bâti vers la fin du xvii" s., au milieu d’une prairie transformée en parc, et occupant, suivant la tradition, l’emplacement d’une ancienne forteresse. Ce château appartenait, en 1700, à Pierre de Bec-de- Lièvre , fondateur de l’hôpital de Graiuville (1692). Tous les biens de la maison . de Bec-de-Lièvre passèrent dans celle de Montmorency-Luxembourg, par suite du mariage de l’un des descendants de cette dernière fa-

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