BACQUEVILLE
Conquérant ; des vestiges de retranchements et une motte considérable.
On descend la rive g. de la Vienne qui baigne à dr. (200 mèt.) le village de Lammerville (831 hab.), puis, passant du bassin de la Vienne dans celui de la Saâne, on vient franchir ce dernier cours d’eau (à 15 kil.) Brachy.
20 kil. Luneray, v. de 1902 hab..
fut le berceau du protestantisme dans l’arrondissement de Dieppe. Ce pays, au dire de l’abbé Cochet, tout couvert de tisserands, était très-industriel au xvie s., et ce fut parmi ses ouvriers que la nouvelle doctrine s’introduisit par de petits livres que portait, dans une bannette, le colporteur Vénable , envoyé de Genève par Calvin. — Luneray est à 5 kil. du bourg de Fontaine-sur-Dun (R. 11.)
La voie ferrée laisse à dr. des maisons éparpillées sur le penchant d’un coteau, puis des usines alimentées par la Scie et dont l’une a remplacé une ancienne église. La vallée se rétrécit peu à peu. A g., près du chemin de fer, se montre Dénestanville (197 hab.), situé sur un des pointsles plus riants et les plus variés de la vallée de la Scie, et dont l’église, 'entourée d’usines et d’ateliers, renferme, outre quelques pierres seigneuriales, un joli baptistère de la Renaissance. Un peu plus loin, les regards sont attirés, du même côté, par l’église de Crosville (247 hab.). Quand on a laissé à dr. le château et l’église (TAnneville (418 hab.), on franchit encore une fois la Scie et l’on croise la route de terre de Rouen à Dieppe près de Sauquevilli (362 hab.), qui possédait autrefois une collégiale dont l’emplacement est traversé par le chemin de fer. Les restes de cette belle église (xiti* s.) ont servi, en 1824, à construire une vaste filature que l’on aperçoit sur la dr. ; les tombes des sires de Manneville, qu’elle renfermait jadis, sont ensevelies sous les remblais de la voie ferrée.
DE PAD1S A DIEPPE
[Doute 13]
194 kil. SaitU-Aubin-sur-Scie, v. de 592 liab., situé sur la Scie, au pied d’un coteau que domine le château de Miromesnil (on l’aperçoit à dr. du chemin de fer, avant d'atteindre la station), jolie construction du règne de Louis XIII, où mourut, en 1796, le marquis de Miromesnil, ancien garde des sceaux de Louis XVI. « La, dit M. Vitet, vous trouverez les proportions de Versailles avec la végétation de la Normandie. » A g. du chemin de fer et à l'O. du village, se dresse une colline boisée, au pied de laquelle tournent plusieurs moulins. — Le portail de l’église de Saint-Aubin est surmonté d’une jolie rose. Des travaux, exécutés en 1848, au bas de la côte de Saint-Aubin, pour la rectification de la route de Rouen à Dieppe, ont mis à jour un grand nombre de sépultures franques. Un autre cimetière franc a été découvert, en 1853, au lieu dit le llamelet.
[Voit, de corresp. pour (2 kil.) Offranville ( K. ci-dessous, Environs de Dieppe.).]
Après avoir franchi de nouveau la Scie et croisé la route de terre de Rouen à Dieppe, la voie ferrée côtoie à g. Val Bréhou et laisse à dr. le hameau des Vertus dépendant de la commune d’Offranville, puis elle s’élève insensiblement jusqu'à Appeville (F.
page 171), en-deçà duquel elle traverse une dernière fois la Scie, dont la vallée devient plus nue, pour s’engager ensuite dans le tunnel d' Appeville (1643 met.) . Le percement de ce tunnel a nécessité l’ouverture de six puits, dont trois, conservés pour la ventilation, sont entourés de murs et couronnés d’un grillage. A la sortie du tunnel, au niveau de la route d’Àrques, on aperçoit la ville de Dieppe et la falaise blanche du Pollet. A g. , les regards sont attirés par les bâtiments du nouvel hospice. Plus près, apparaissent des navires avec leur haute mâture et bientôt on arrive dans la gare, dont le comble est remarquable par son élégance.
200 kil. Dieppe.