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LYONS-LA-FORÊT

en France. En 929, Guillaume I", duc de Normandie, fit construire un château destiné peut-être d’abord à n’ètre qu’un simple rendez-vous de chasse, mais qui devint, par la suite, un château fort d’une grande importance. Philippe Auguste prit cette citadelle en 1193 et en 1203. La ville s’étendait autrefois, dans la vallée, sur les deux rives de la Lieure. Des fouilles, pratiquées sur cet emplacement de la cité primitive, ont mis jour: des médailles de Nerva, de Trajan, etc., des fûts de colonnes, des sépultures contenant des ossements et des épées, etc. La ville actuelle, bâtie autour et sur l’emplacement de l’ancien château, dont il reste à peine quelques vestiges, n’offre guère que des maisons chétives ou de modeste apparence; ses rues sont escarpées et mal pavées, mais sa situation est très-pittoresque.

L’église, bâtie à une petite distance des habitations, sur a rive dr. de la Lieure, est flanquée d’une énorme tour carrée dont la maçonnerie est complètement cachée, comme celle du reste de l’édifice, par un revêtement d’ardoise. La porte principale est ornée de têtes de clous et de zigzags. L’intérieur se compose d’une nef sans voûtes et de deux collatéraux voûtés ainsi que le chœur. Le retable du maître-autel est orné d’un tableau signé Jean Jouvenet, représentant la Mort de la Vierge. Quelques fenêtres sont garnies de vitraux.

A la sortie de Lyons, sur le bord de la route de la Feuillie, s’élèvent les restes d’un ancien courent sur la porte duquel on lit encore : « En l’an de grâce 1624, Louis XIII', d’heureuse mémoire, roy de France et de Navarre, a fondé ce couvent des frères-mineurs de l’Observance de cette ville de Lions, en l’hôneur de sainct Louis, roy de France. » Les bâtiments couventuels qui existent en partie servent d’habitation particulière.

Lyons est dominé à l’E. par une

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colline nue jusqu’au sommet que cou- 1 ronne la forêt de Lyons. Sur la lisière de la forêt s’étendent de belles pelouses et, derrière un rideau d'arbres magnifiques, se montre, au milieu d’une clairière, un joli château moderne admirablement situé. Cette ravissante habitation est sur le bord de la route de Lyons à Écouis, à g. de laquelle se détache le chemin de (3 kil. de Lyons) Mortemer. Les restes du couvent de Mortemer, bâti en partie vers le milieu du in* s., se trouvent dans une vallée profonde, environnée de collines boisées, et arrosée par un petit ruisseau. Un joli château moderne s’élève sur les ruines d’une, partie des anciennes constructions.

Les débris qui subsistent encore sont très-pittoresques.

De Lyons-la- Forêt part, au N., une route qui va rejoindre celle de Gournay à Rouen à (to kil.) La Etuitfie(i725hab.), en passant par (5 kil.) Tronquay , v. de 496 hab. où se voit une élévation de terrain environnée d’un doubl*- fossé, et connue sous le nom de butte aui Anglais.

De Lyons-la-Forêt à Gournay, R. 29.

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