DE ROUEN A FORGES-LES-EAUX
42 kil. — Route de voiture*, t départ par jour. Int. et banq., 4 fr.; coupé, 5 fr.
On suit, pendant 10 kil. env., la route de Rouen à Gournay (R. 30), qu’on laisse à dr., sur la lisière N. du bois de Beaulieu, puis on traverse plusieurs hameaux, sur un plateau, tantôt nu, tantôt boisé, à l’extrémité duquel on descend dans un petit vallon vert où se trouve, un peu à g. de la route,
16 kil. Blainville-Crévon, v. de 773 liab. La route franchit ensuite la petite rivière du Crévon pour gravir, par des coteaux boisés, un autre plateau accidenté où se montre à dr. Ca>enay, v. de 424 hab. A.4 kil. de Blainville, après avoir laissé à dr. une route conduisant à Ememont et à (4 kil.) Chef-de-l’Eau (R. 30), on croise une autre route qui dessert à dr. (2 kil.) Boissay (250 hab.) et à g. (1500 met.) Saint - Germain - les - Essourds, situé dans la vallée du Crévon.
24 kil. Sainte-Croix-sur-BucIty.
27 kil. Buchy (R. 31).
30 kil. Le Bosc-Bordel, v. de 544 hab., à 233 met. — A3 kil. environ de Forges on rejoint la route de Forges à Dieppe, après avoir franchi, à 134 met., la vallée de l’Andelle.
42 kil. Forges-les-Eaux (hôt. : du Lion-d’Or, sur la place; — du.tfouton, à côté de la mairie), ch.-l. de c. de 1625 hab. (130 mèt. d’altit.), est un joli bourg, généralement bien bâti, percé de belles routes et entouré de bois qui offrent de charmants paysage., et do délicieuses promenades.
«Forges, dit M. l'abbé Decorde, semble avoir tiré son nom de forges
romaines ou gallo-romaines, établies là vers le commencement de notre ère. Ce ne dut être, pendant plusieurs siècles, qu’un lieu de travail qui finit par donner son nom au village qu’il venait de créer. Le pays de Bray est très-abondant en minerai de fer, et il est à croire que , dès les époques reculées dont nous parlons, Forges était le centre d’une industrie qui a laissé des traces dans la dénomination de plusieurs lieux de cette contrée : Ferrières, Forgettes, etc. « L’église, bâtie il y a quelques années, sur la Place-Verte plantée de beaux arbres, est, ajoute-t-il, une construction sans style et sans goût, sur le fronton de laquelle on eût du écrire le mot église afin de fixer les idées des étrangers sur sa destination. »
A défaut de monument curieux, Forges possède des eaux minérales dont la réputation méritée remonte à une époque déjà reculée. On a prétendu, sans preuves, que Blanche d’Êvreux en avait fait usage au xiv* s. On ne sait d’une manière précise, ni à quelle époque, ni comment elles furent découvertes. Ce qui est certain, c'est que Louis Xlll et la reine Anne d’Autriche séjournèrent à Forges en 1635; la reine, qui n'avait point encore d’enfant, après 18 ans de mariage, était venue demander aux eaux minérales de Forges un remède contre sa stérilité, et peu de temps après elle mit au monde un fils qui fut plus tard Louis XIV. Richelieu et plusieurs autres grands personnages ac« compagnaient le roi et la reine de France. Les sources se nomment encore, en souvenir de cette visite : la Royale , la Reinette, la Cardinale.
Le dauphin et la dauphine vinrent aussi à Forges eu 1749; leur séjour y fut marqué par des fêtes splendides.
Le bourg de Forges subit alors une transformation complète. On compte surtout parmi les visiteurs célèbres de Forges, Mme de Sévigné, la duchesse de Chartres mère de Louis- Philippe, Voltaire, Bulfou, Marivaux,
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