DE BOLBEC A TANCARVILLE
12 kit. — Bonne route de voilures.
Agréable promenade.
La route de Tancarville se sépare à 1 kil. de Bolbec de celle du Havre pour se diriger au S. sur Tancarville.
Après avoir gravi une côte boisée elle parcourt un vaste plateau varié d'aspects comme un parc.On laisse à dr., à 2 kil., Saint-Eustache,\\de 637 bah., puis on traverse (5 kil.) Saint-Antoine-la-Forét (569 hab.), au delà duquel, croisant le route de Lillebonne
— FAUVILLE. 245
au Havre, on prend la route décrite ci-dessus (R. 38).
12 kil. Tancarville (R. 2, p. 108).
D'ALVIMARE A VALMONT.
22 kil. — Route de voitures. — Corresp.
— 1 départ par jour. — Coupé, 1 fr. 5U c. ; intérieur et banquette, 1 fr. 25 c.
A 300 mèt. de la station, on laisse à dr. Foucard, v. de 452 hab., puis on côtoie à g. le parc du château d'Auzouville, v. de 385 hab. Sur la dr , à 1500 mèt. environ, se trouvent Clé ville (352 hab.) et Ricarrille (649 hab.). Plus loin, on laisse à g. (1 kil.) Auberbosc.
5 kil. Fauville, ch.-l. de c. de 1430 hab., situé dans une belle et fertile contrée, est desservi par un si grand nombre de routes, que, pour indiquer un lieu banal on dit : en y entre comme à Fatnille. Ainsi, dit M. l’abbé Cochet, c’est une hôtellerie. — On a découvert, à plusieurs reprises, sur le territoire de cette commune, des médailles, des sépultures, des poteries, etc. — Les deux puits communs sont, dit M. l’abbé Cochet, sur la voie romaine qui allait de Juliobona (Lillebonne) à Gesoriacum (Boulogne), et qui porte encore les noms de chemin des Romains et de chaussée de César.
Il ne subsiste plus aucun débris de vieux manoir des sires d’Hautot dont la châtellenie fut réunie, eu 1320, à la puissante maison d’Étoutcville. — L'église primitive, bâtie par les châtelains d’Hautot, a presque complètement disparu. Le chœur de l’église actuelle date du xm* s.; il est éclairé par trois belles fenêtres à meneaux; le clocher, qui est fort laid, a été rebâti à la fin du xvin* s. On remarque, à l'intérieur : quelques curieux arceaux du xm° s. ; la grande chapelle, dédiée à saint Antoine du Désert, patron des malades attaqués de l'éruption nommée le feu de saint Antoine et la sta-
DE ROUEN AU HAVRE
tue en pierre (xvi* s.) de sainte Véronique devant laquelle les mères conduisent leurs enfants quand ils souffrent de douleurs intestinales. 11 y a encore deux pèlerinages à Fauville, le premier à saint Jean-Baptiste, invoqué pour le mal caduc ou feu de saint Jean, et le second à sainte Wilgeforte qui a la réputation de donner de la force aux enfants malingres et chétifs. Les pèlerins ont l’habitude de déposer sur l’autel un morceau de pain qui est ensuite distribué aux pauvres.
On croise, à 1 kil. de Fauville, la route de terre de Paris à Fécamp par Rouen; puis on laisse à dr. le chemin de Sainte-Marguerite, v. de 363 hab., dont l’église renferme un retable en bois , à colonnes torses , encadrant une bonne Descente de Croix, et dont le cimetière contient une croix sculptée de 1620. — A 500 met. environ, sur la g., est le village de Normanville (1167 hab.) où la tradition place une villa détruite, dans des champs couverts de tuiles, de poteries, de monnaies romaines, etc. Le tumulns, que l’on voit près de l’église , est regardé comme le tombeau d’une armée. En abattant cette motte de terre, on a découvert du fer oxydé, des cendres et du charbon de bois.
Le chœur de l’église, construit au xm* s., est éclairé par cinq jolies fenêtres ogivales à deux compartiments.
La nef a été refaite en 1833. On y visite avec intérêt : une jolie piscine à double cuvette, pariagée par des colonnes; une charmante porte décorée dans le style ogival primitif et un baptistère lu xn* s. Le clocher, dont la (lèche manque d’élégance, a été bâti en 1836- A l’O. du village, se voit un beau château entouré d’un vaste parc planté d’arbres magnifiques.
14 kil. Ourville. ch.-l. de c. de 1202 hab., situé sur l’antique voie romaine de Lillebonne à la mer. Un baptistère des xu' ou xiii* s., dont la cuve est supportée par une colonne massive flanquée de 4 colonneltes, « la
seule pierre d’Ourville, dit M. l’abbé Cochet, où brille un rayon d’intelligence; » une ancienne statue de la Vierge, en marbre blanc ; un vitrail du xvi* s.; voilà tout ce que l’église peut offrir à l’attention des touristes.
Un terrain, dans lequel on a découvert, à plusieurs reprises, des pierres, des briques et des débris de forteresse de l’époque romaine, porte encore le nom de Vieux-Chdteau. « Non loin de là, dit M. Labutte, on aperçoit un menhir qui a donné lieu à une foule de traditions locales, plus ou moins terribles, et qui est l’objet de certaines croyances populaires dont il est impossible de retrouver l’origine. » La route se sépare à g. de celle de Cany (8 kil.) et se dirige vers l’O. en laissant à g. (500 met.) Riville, v.
de 719 hab., dont l’église (xm* et xvi* s.) â été remaniée en partie au xviii* s. On entre ensuite dans la vallée boisée qui s’étend jusqu’à 22 kil. Valmont (R. 6).
DE ROUEN AU HAVRE