‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 274 sur 499 · MARTINVAST · texte numérisé non relu

MARTINVAST

se multiplient; on passe alternativement dans de profondes tranchées et sur des remblais.

3G0 kil. Couville, v. de 583 hab., situé sur la g., à 100 met. d’alt., à 1200 ou 1300 mèt. de la station. L’église renferme de jolis fonts baptismaux supportés par quatre colonnettes et l’ancien autel de l’abbaye de Blanche Lande, obtenu, en 1809, du propriétaire de l’abbaye. On remarque, dans le cimetière, plusieurs sarcophages en tuf, entre autres celui d’un ecclésiastique désigné sous le nom de Berthet inus.

La voie ferrée, qui a continué de monter pendant 1 kil. environ, atteint 108 mèt. au-dessus du niveau de la mer. De ce point élevé, elle descend vers Cherbourg, par une pente de 1 centimètre, en coupant plusieurs petites vallées qui débouchent dans celle de la Divette, aux belles prairies et aux jolis coteaux boisés.

365 kil, Martinvast, v. de 885 hab., situé à dr., en deçà de la station, dans un petit vallon pittoresque. L’église date de la période romane (milieu du xn" s.); les arcades de la nef sont ornées de moulures, de zigzags trianguaires, etc. Près de l’église s’élève le beau château de M. du Moncel, ancien pair de France, bâti sur l’emplacement d’un château fort, et entouré d’un magnifique parc, aux arbres séculaires , qu’arrosent des pièces d’eau bien distribuées. Le domaine qui entoure le château (600 hect.) a été transformé en une ferme école dirigée par M. du Moncel.

Dans les environs de Martinvast, au lieu dit YOraille, se voit une roche à trois pieds, regardée comme un dolmen. On remarque aussi plusieurs belles usines près du château.

De Martinvast aux Pieux, R. 90.

De Martinvast à Cherbourg, le trajet est très-accidenté. La voie ferrée se rapproche de plus en plus de la vallée de la Divette, que dominent do jolis coteaux boisés, franchit deux

FR. NORMANDIE

fois cette rivière , puis traverse un petit tunnel creusé dans la roche rouge et une tranchée de 17 mèt. de profondeur, près de laquelle ont été découvertes des pièces d’or romaines parfaitement conservées. On longe enfin, dans le vallon pittoresque de Quincampoix, la base des montagnes de grès quartzeux du Roule et d’Octeville couronnées par des forts, avant d’atteindre l’avenue Cauchin, où se trouvent la gare des voyageurs et celle des marchandises. La gare des voyageurs s’élève sur le quai du bassin du commerce.

371 kil. Cherbourg.

Renseignements généraux.

Omnibus : quai Coligny, 20 ; 20 c. le jour et so c. la nuit.

Hôtels. — de l'Amirauté ; de France; del'Univers; du Commerce ; de V Aigle ; du Loutre; du Casino (tous ces hôtels ont leurs omnibus).

Cafés. — de Paris (chantant); des A m is : de l'Univers; Café Maritime; de la Flaced1 Armes ; de la Préfecture (chantant); du Commerce ; Napoléon.

Hôtel des postes, rue du Chantier, 89.

Station télégraphique, rue du Chantier, 6t.

Douanes impériales, quai de Paris.

Chambre ou cercle littéraire, place d’Armes, 5.

Libraires. — Coüétil, Ve Drouet, Gallot, Journiat-Morin.

Cabinet de lecture, rue des Corderies, 42.

Journaux. — La Vigie de Cherbourg et le Phare de la Manche, politiques et commerciaux, paraissant le jeudi et le dimanche.

Manufactures de dentelles. — Les sœurs de Jésus et Marie; les sœurs de la Providence.

Voitures pour : Jobourg, Saint-Pierre, Bricquebec, Saint-Vaast, Barileur.

Consuls. — Presque toutes les puissances du continent ont des consuls à Cherbourg.

Bateaux a vapeur pour le Havre, pour Poole et les lies anglaises.

Direction. — Rien de plus facile que de se diriger dans Cherbourg, surtout avec le plan ci-joint. Au sortir de la gare, on se

trouve sur le quai qui conduit au port et à la ville située sur la g. du bassin e à l’extrémité N. O. de laquelle s’étend le port militaire. Les bains de mer et l’hôpital sont de l’autre côté du bassin. Quant au fort du Roule, il suffit de se retourner et de lever la tête pour l’apercevoir.

Situation. — Aspect général.

Cherbourg, V. de 41812 hab., dont la population est plus que doublée depuis 60 ans, ch.-l. d’arr. du départ, de la Manche, place de guerre de lr* classe, ch.-l. de la 5e subdivision de la 16e division militaire (Rennes), direction d’artillerie de 2e classe, 1er arrond. et préfecture maritime, est située sur la Manche, à l’embouchure de la Divette, et à l’extrémité de la presqu’île de Cotentin, au fond de la baie comprise entre le cap Lévi à l’E.

et le cap de la Hague à l’O. Elle offre, dans presque tous ses quartiers, l’aspect d’une ville moderne, régulière, propre, mais froide et inanimée, si ce n’est aux heures d’entrée et de sortie des ouvriers du port militaire.

Les rues en sont généralement larges, bien aérées, très- bien pavées à neuf, bordées de trottoirs de granit et éclairées au gaz par de nombreux candélabres. Des terrains, conquis sur la mer, y ont été transformés en places et en boulevards portant des noms historiques. Un aqueduc, achevé il y a quelques années, porte, à travers la ville, jusqu’au port militaire, une partie des eaux de la Divette.

La ville de Cherbourg possède peu de monuments, mais sa belle situation, ses quais, ses bassins, ses forts, son beau port militaire, sa rade et sa digue la rendent digne, à divers titres, de la visite des touristes. Avant de l’explorer en détail, il faut l’admirer dans son ensemble, c’est-à-dire monter au fort du Roule (belle route construite eu 1856 pour l’empereur, jolis | oints de vue à tous les tournants), établi sur la montagne de ce nom. Cette ascension , très- recommandée , demande environ 15 min. à pied. La gardienne du fort (pourboire) y laisse pénétrer les

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