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ROUTE 67] PONT-AUDEM ER. — POINTE DE LA ROQUE

forte, des tanneries des hongroiseries et des mégisseries, des éperonneries renommées, une filature de lin et de coton, des papeteries, une laminerie de zinc, etc. Le lin, les grains, les bestiaux, la cire, le papier, le fer, le bois, le charbon de terre forment les principales branches de son commerce.

On trouve à Pont-Audemer des bateaux à vapeur pour le Havre (service journalier) et des voitures pour Bueil, Boisset-Pacy, Conches, Beaumont-le-Roger et Lisieux.

B. Par Serquigny.

180 kit. — Chemin de fer de Paris à Glos-

Montfort (163 kil.). — Trajet en 4 h.

20 min. environ. — 1” cl. 18 fr. 25 c.;

2e cl. 13 fr. 70 c.; 3* cl. îo fr. ose. —

Route de voitures de Glos-Montfort à

Pont-Audemer (K. ci-dessus, A).

57 kil. De Paris à Mantes (R. 1).

92 kil. De Mantes à Serquigny (R. 50).

14 kil. De Serquigny à Glos-Monfort (R. 59).

17 kil. De Glos-Montfort à Pont- Audemer (V. ci-dessus, .4).

Excursion à la Pointe de la Roque.

Tous les deux jours un bateau à vapeur, partant de Pont-Audemer pour te Havre, descend la Rille jusqu’à son embouchure. Si l'on désire visiter la pointe da la Roque, il faut se faire descendre en face du petit hameau dit Bas-de-la-Roque , où est établi un bac. Le trajet dure 1 h. 1/2 environ ; le bateau se paye 2 fr.

Les bords de la Rille, depuis Pont- Audemer jusqu’à son embouchure, offrent de jolis aspects. A dr. se dressent des coteaux boisés au sommet et parsemés, à la base, de maisons de campagne. A g. s’étendent de vastes prairies entrecoupées d’avenues de peupliers. On aperçoit à dr., au pied d’un coteau couronné par un bois, le village de Saint-Mardi (545 hab.) , dominé par la tour carrée de son église romane, du style le plus pur,

qui ne sert plus au culte (curieuses pierres tombales). Au-dessus de Saint- Mards dans les bois du Plessis se voient aussi les débris d’un ancien château à tourelles et à fossés , entourés de magnifiques arbres. Sur la rive g. de la rivière, en face de Saint-Mards, se montre, à l’extrémité d’une vaste prairie , le v. de Toulainville (794 hab.), baigné par un affluent de la Rille. L’attention est ensuite attirée, sur la dr., par le bois du Plessis, et, sur la g., par Y église de Saint-Sulpice de Graimbouviüe ( 142 hab.). La vallée se resserre, puis s’élargit tout à coup. Après avoir dépassé un chemin qui serpente sur la dr. et conduit à Sainl-Samson (371 hab.), on aperçoit, sur la g. , l’église de Foulbec (471 hab.), adossée à un coteau boisé et offrant un beau portail roman ; le cimetière renferme un if qui mesure 7 mèt. de pourtour. Plus loin, se dresse, sur la rive g., le joli clocher de Conteville (706 hab.), qui attire les regards de fort loin. Une digue, construite à la fin du xvn* s., permet de cultiver le fond de la vallée de Conteville, qui formait autrefois un vaste marais. L’église de Conteville offre quelques parties des xut* et xiv* s.; elle renferme un bel autel en bois doré et à colonnes torses supportant un joli couronnement. Un escalier intérieur monte à la plateforme de la tour, d’où l’on découvre un magnifique panorama. Dans le cimetière, entre quatre cyprès, s'élève le tombeau de Marie-François-Gilles Rever, fondateur de l’école centrale, ancien ministre, membre de l’Assemblée nationale, mort en 1838. Sur une petite place, qui s’étend devautl’église, se voit une fontaine monumentale en pierre, surmontée d'un globe terrestre et érigée, comme l’indique une inscription sur plaque de marbre, par M. Rever de Conteville, en 1832. Le village de Conteville est dominé à l’O.

par une hauteur que couronne un magnifique bois de hêtres , et d'où l’on découvre un beau panorama,

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