ROUTE 76] BIÉV1LLE. — LION-SUR-MER
mane dans ses parties basses, ogivale dans sa partie supérieure, est terminée en bâtière et accolée du côté N. de l’édifice. Le choeur (fenêtres du xv* s.) offre des modillons à figures bizarres, au-dessous desquelles règne une frise sculptée, et des contre-forts bordés de colonnettes. D'élégantes moulures décorent les fenêtres et la porte latérale. Les archivoltes de la porte occidentale sont ornés de têtes, de zigzags et de rangs d’étoiles. — Dans le cimetière se voit une tombe remarquable, élevée, il y a quelques années, à la mémoire de M. Savary, architecte distingué, mort à la fleur de l’âge. — Un château, qui paraît remonter à la fin duxvi* s., et un château moderne s’élèvent à g. de la route.
8 kil. Beuville, v. de 444 hab., dont l’église , du xi* s. , a été réparée vers le xvn*. Le château, que l’on aperçoit à dr. de la route, est moderne. — On laisse à g. (à 1 kil.) Périers, v. de 213 hab. L’église (nef romane en ruines, chœur du xmc s.) « offre, dit M. de Caumont, un des spécimens les mieux caractérisés de ce mode d'appareil que l’on appelle opus spicatum et arêtes de poisson. » La nef présente une ruine pittoresque.
On croise la route d’Ouistreham à Douvres.
13 kil. Hermanville, v. de 821 hab., possède une église remarquable précédée d’un petit château. La nef date du xi* s., la tour du xii* et le chœur de la fin du xm*. A l’extérieur, les murs de l’église sont décorés d’arcatures dont les colonnettes ont été rétablies. La tour, romane jusqu’aux deux tiers de sa hauteur, ogivale dans le haut (xv°s.) et terminée par une plateforme crénelée, est décorée d’arcatures sur ses quatre faces. « Le chœur, dit M. de Caumont, est d'une légèreté admirable, éclairé par de charmantes fenêtres géminées en forme de lancettes séparées les unes des autres par des arcatures extrêmement élégantes. Les voûtes en pierre du
chevet, garnies d’arceaux croisés, ne le cèdent en rien aux voûtes hardies de l’époque. » Deux beaux arbres ombragent la porte du cimetière. — Le château (xvi* s.), défiguré sous le règne de Louis XV, a conservé des tourelles en encorbellement, et les traces d’une arcade ogivale.
14 kil. Lion-sur-Mer (hôt. dw Calvados), v. de 1056 hab., situé à peu de distance de la mer, possède un petit établissement de bains de mer assez fréquenté. Les regards sont attirés de loin par la tour romane de l’église (dans le bas Lion). Cette tour, fort élevée et percée dans ses quatre faces de trois étages d’arcades cintrées, parait remonter, comme la nef, au xi" s. Le chœur doit dater du xiv' s. Le bas côté de g. est moderne. — Le château, situé dans le haut Lion, et en grande partie de la Renaissance, est très-remarquable. Le pavillon à toits pyramidaux et à tourelles en encorbellement, à la tour cylindrique appliquée et aux longues cheminées, parait remonter à la première moitié du xiv* s.; c’est un corps de logis élégant et d’un bel aspect, de quelque côté qu’on l’examine. — Le corps de logis postérieur, qui occupe le fond de la cour et fait face au midi, n’a rien d’intéressant.
Lion-sur-Mer est à 3 kil. de Luc (F. ci-dessous).