‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 372 sur 499 · DE COURSEULLES A BAYEÜX. [ROUTE · texte numérisé non relu

DE COURSEULLES A BAYEÜX. [ROUTE

sept a été refait en grande partie. La tour, qui surmonte le transsept, est romane jusqu’à la base du toit. Les deux gables sont modernes. L’église de Ryes a été, dans ces dernières années, l'objet d’importantes restaurations. — Il existe à Ryes plusieurs maisons anciennes, notamment la ferme du pavillon (commencement du xvne s.), dont les cheminées quadrangulaires sont couronnées de frontons, et les fenêtres garnies de petits plombs.

M. de Caumont a trouvé, sur le territoire de Ryes, des vestiges de constructions romaines.

Sur la g. se montrent Vienne (264 hab.) et Esquay (353 hab.). L’église de Vienne date en partie du xi* s. La tour (4 étages) est couronnée d’une pyramide à quatre pans. Le chœur, qui doit être de la fin du xin* ou du xiv*s., a été restauré au xviii'. — Dans le cimetière se voient deux tombeaux anciens dont l’un remonte à 1525. — L’ancien château, assez intéressant, présente un corps de logis qui date de la fin du xvi* s., mais une partie des bâtiments, formant la clôture de la Cour, sont plus anciens ; la porte d’entrée est flanquée de deux tourelles de la fin du xv* s. — Les parties les plus anciennes de l’église d’Esquay ne sont pas antérieures au xili* s. La tour, moderne, a été construite par M. Pelfresne. — Le château (xvn* s.), acheté et restauré par M. le comte d’Augcr, est l’un des plus complets et des mieux conservés de cette époque.

Le perron, qui existe encore, du côté de la cour, est magnifique, dit M. de Caumont. Les consoles qui, aux deux bouts du château, supportent la corniche, entre les deux pavillons, ont une grande saillie et forment des espèces de mâchicoulis dont quelquesuns sont ouverts et auraient pu servir à la défense.

16 kil. Sommervieu. v. de 548 hab.

L’église de Sommervieu a conservé presque intact son chœur de la fin du xui* s., divisé en trois travées et éclairé par de belles fenêtres à lan-

cettes très-allongées. La nef n’est pas antérieure au xvinc s., mais dans le mur moderne s’ouvre une porte romane ornée de zigzags. La tour est aussi du xvm*s. — Le château de Sommervieu, qui était avant la Révolution la propriété des évêques de Bayeux, a subi de nombreuses transformations. Une se compose aujourd’hui que de constructions modernes sans intérêt architectural, et entourées d’une douve pleine d’eau. L’entrée offre une élégante grille en fer (xvin* s.). — Le séminaire de Sommervieu, destiné aux élèves de philosophie, commencé en 1838, occupe l’emplacement des dépendances du château.

« Si du vieux château, dit M. de Caumont, on jette un regard vers l’O. , on a devant soi un vaste préau dont les carrés de verdure sont entourés de larges allées bordées de fleurs. Sa dimension offre l’image d’un carré allongé, et, sur le côté le plus long, s’élève, avec un développement de plus de 60 met., le séminaire de philosophie à trois étages. Sans avoir la grandeur et la magnificence de la construction bénédictine devenue aujourd’hui le Lycée de Caen, il en rappelle quelques - unes des formes.

Comme ce vaste et bel édifice, il est orné, au milieu, d’un fronton en saillie sur le corps principal^ et de deux ailes un peu plus avancées. La face opposée est pareille à la première.

Un autre préau la sépare de la chapelle que des galeries couvertes relient de chaque côté à la maison habitée. » La chapelle, construite dans le style du xuie s., sous la direction de M. l’abbé Noget-Lacoudre, supérieur du séminaire, a 7 mèt. 30 cent, de largeur et environ 28 mèt. de longueur sans la tribune, 15 mèt.

de hauteur au-dessous de la clef, et 39 mèt. de longueur en dehors. Une chose particulière à cette chapelle, dit M. de Caumont, c’est qu’elle est décorée d'un triforium , quoiqu’elle n’ait qu’un rang de fenêtres. Les escaliers, au nombre de quatre, sont

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recouverts de tourelles élégantes. »

Toutes les décorations de cette chapelle, un des édifices religieux les plus importants que ce siècle ait vus s’élever en Normandie, sont empruntées au règne végétal. Les fenêtres sont ornées de beaux vitraux neufs représentant en 58 tableaux tous les événements de la vie d’un séminariste.

Le pavage émaillé figure des trèfles, des quatre-feuilles , des roses, etc. »

On laisse à dr. Saint-Sulpice , hameau de 160 hab., dépendant de

20 kil. Saint-Vigor-le-Grand, v. de 1024 hab. La sacristie de l’église moderne renferme un siège en marbre dans lequel les évêques de Bayeux venaient s’asseoir avant de prendre possession de leur évêché, et qui remonte, dit-on, à Odon, frère utérin de Guillaume le Conquérant. Il ne reste de l’ancien prieuré de Saint- Vigor que l’entrée et une grange, à peu près intactes, du xitr s. Le parc, qui s’étend àl’E., a conservé ses murs d’enceinte.

21 kil. Bayeux (R. 51).

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