DE CHERBOURG A BARFLEUR
gaulois, approprié au culte chrétien, vers la fin du xc s. Ce qu’il y a de certain c’est que plusieurs parties des constructions bizarres de ce petit édifice paraissent antérieures au xe s.
Au N. O. du village s’étend la baie de Nacqueville. Après avoir traversé le ruisseau des Caslolets on aperçoit à g. (500 mèt.) Nacqueville, v. de 502 hab., qui possède un château du xvi* s. , récemment restauré et agrandi, et appartenant à M. de Tocqueville.
Le beau parc de ce château offre de magnifiques points de vue.
9 kil. Urville-Hague , v. de 372 hab., situé sur le bord de la mer, en aval du fort de Nacqueville. Le 7 août 1758, les Anglais, venant surprendre et piller Cherbourg, débarquèrent près d’Urville-Hague. « Il y a peu d’années, dit un historien de Cherbourg, on voyait encore des boulets enfoncés dans le pignon d’une maison qui se trouve sur la route de Cherbourg à la Hague. »
La route, très-rapprochée de la mer, franchit plusieurs ruisseaux entre Urville et
14 kil. Gréville, v. de 543 hab., bordé, du côté de la mer, par des falaises pittoresques dont un des pics les plus curieux porte le nom de la Roche- du-Castel ; au-dessous s’ouvre une grotte, dite Sainte-Colombe, qui est très-profonde et à laquelle se rattachent de nombreuses légendes. « On trouve, dit M. Edom, sur la côte de Gréville, une pierre dite pierre d savon, laquelle, molle comme une pâte, tant qu’elle est dans la mer, se durcit à l’air et peut être employée au blanchissage du linge. »
16 kil. Éculleville, v. de 135 hab., au delà duquel la route gravit le mont Palli (100 mèt.).
18 kil. Diyulleville , v. de 548 hab. , dans les environs duquel ont été découvertes de nombreuses figurines en bronze et en terre.
19 kil. Omonville-la-Rogue, v. de 468 hab., formait, sous la domination anglaise, un bourg de quelque impor-
tance. Sur une hauteur se voient les restes d’un fort et d’un phare qui ne paraît pas remonter au delà de 1450.
On remarque aussi , sur une autre hauteur, appelée le Hutch-Heu, les vestiges d’une fortification circulaire.
Une fontaine, voisine des débris d’un ancien monument regardé comme un lazaret, porte encore le nom de fontaine de la Maladrerie. L'église date du xnie s. Le port, trop resserré, mais profond et sûr, reçoit de petits navires et des bateaux pécheurs.
A 2 kil. à TO. d’Omonville s’étend la baie appelée anse Saint-Martin.