‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 450 sur 499 · MAINTENON. [ROUTE · texte numérisé non relu

MAINTENON. [ROUTE

l’intérieur : le tombeau du dernier seigneur de Mormoulins; des vitraux dont le fond est en grisai lie ; une bonne copie d'un tableau de Philippe de Champaigne ; deux statues en pierre ( sainte Véronique et saint Laurent ) très-esti ruées, etc.

17 kil. Nogent-le-Roi, appelé Aogent-Roulehois, de 1790 à 1814, du nom d’un bras de l’Eure qui le traverse, ch.-l. de cant. de 1412 hab., agréablement situé sur la rive g. de l’Eure, est la patrie du célèbre jurisconsulte Loiseau. Ce bourg, jadis clos de murs (quatre portes et une poterne), était, au moyen âge, une des principales châtellenies du pays chartrain. L’ancien château fort, vendu comme bien national en 1798, a été complètement détruit en 1822 ; sur son emplacement s’élève une jolie maison bourgeoise. L'église (inachevée), beau spécimen du style de la Renaissance, mais trop entourée de maisons, a remplacé un édifice du xi” ou du xii* s.; elle est ornée de beaux vitraux (en mauvais état) dont l’un porte la date de 1546. On y remarque aussi les créneaux qui surmontent la porte du midi que l’on avait fortifiée pour la garantir en temps de guerre, et la belle rose qui s’épanouit au-dessus. Mentionnons encore à Nogent l’ancienne prison qui paraît remonter au xv* s. et plusieurs maisons en bois de la Renaissance.

En face de Nogent-le-Roi (1 kil.

env.), sur la rive dr. de l’Eure, se trouve Coulombs, v. de 745 hab., où se voient les restes d’une importante abbaye de Bénédictins, fondée on ne sait à quelle époque, mais fort ancienne. Selon M. Ed. Lefèvre (Annuaire d’Eure-et-Loir), sa fondation est antérieure aux premières années du vni* s. Ruinée plusieurs fois par les Normands, pillée pendant les guerres de religion, cette abbaye répara peu à peu tous ces désastres, et la Révolution, qui en dispersa les derniers moines, la trouva dans une

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situation assez florissante. Les bâtiments qui restaient furent en grande partie démolis en 1817, et leurs matériaux ont servi à la construction de la chapelle royale de Dreux.* Il ne subsiste guère de l’église de l’abbaye, qui avait été commencée en 10*21 , que quelques chapiteaux octogones, les ruines du clocher qui a conservé son escalier et des fenêtres à plein cintre. L’harmonie de ses cloches avait donné lieu, dit Ed. Lefèvre, à un chant populaire qui était intitulé le Carillon de l’abbaye.

• Les moines, moinillons.

Les moines de Coulombs;

L’abbé fou,

Les moines itout;

Vendôme, Beaugency,

Notre-Dame de Cléry :

Les moines, moinilions ,

Les moines de Coulombs. »

Le débris le plus important de l’abbaye est un très-beau portail en pierre (xie s.) qui servait d’entrée aux bâtiments du monastère.

L’église paroissiale, consacrée en 1701, a été restaurée en 1861; le porche en bois a été remplacé par un porche en pierre et le cadran de l’horloge occupe le milieu de la façade refaite à la même époque. Les fenêtres sont à plein cintre ou en ogive. On remarque, à l’intérieur :

deux statues en bois peint (saint Benoit et sainte Scolastique) ; le retable du maître-autel; les boiseries du chœur et du banc d’œuvre; une plaque de marbre recouvrant les restes d’un des derniers abbés de Coulombs; un groupe en bois peint; le retable de la chapelle de la Vierge ; (tous ces objets proviennent de l’abbaye), les fonts baptismaux en marbre, un tableau (saint Gemme ) par Billaut, plusieurs reliques, etc.

18 kil. Lormaye, v. de 434 hab. , anciennement faubourg de Nogent, a perdu toute l'importance que lui donnaient autrefois ses lanneries et scs manuiactures, aujourd’hui détruites.

FR. NORMANOIE.

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