MORTAGNE
excès. La ville tomba encore l’année suivante au pouvoir des huguenots, commandés par Coligny. Enfin, Mortagne fut prise une troisième fois par les protestants, en 1568 et ses maisons furent en partie détruites par l'incendie.
Durant les troubles de la Ligue, la petite ville de Mortagne fut, dans l’espace de trois ans et demi, prise, reprise et pillée vingt-deux fois par les deux partis.
L’église, bâtie de 1494 à 1535, sur l’emplacement d'une autre église brûlée par les Anglais, agrandie et remaniée en 1835, est surmontée d’une tour massive commencée en 1542 et achevée un siècle plus tard. Le portail latéral du N., dont le couronnement a été abattu en 1797 ou 1798, se fait remarquer par la richesse et la grâce de son architecture. L’intérieur offre : de belles sculptures (rosaces ou culs-de-lampe, festons ornés de feuillages, figures d’anges tenant des instruments de musique, etc.) ; des vitraux de la Renaissance malheureusement mutilés; de riches boiseries provenant de l’ancienne abbaye du Val-Dieu et de belles orgues portant la date de 1624. — Nous signalerons, en outre, la chapellede l’hôpital (tombe du président de Catinat, père du maréchal ) ; — le portail Saint- Denis, passage voûté en ogive aiguë (xv*s.) ,rested’un ancien fort, construit par le duc Jean IV ; — l’ hippodrome et la chapelle Saint Michel (belle vue).
De Mortagne à Laigle et à la Trappe, R. 100; — à Sées, R. 101; — à Alençon, R. 102; — au Mans, R. 103; - au Mans et à Nogent-le-Rotrou ( V . V Itinéraire de la Bretagne, par Ad. Joanne).