DE LAIGLE A MORTAGNE. [ROUTE
8 kil. Crulay, v. de 865 hab.
A g. se détache un chemin qui va rejoindre à l’E. la route de Verneuil à Mortagne et dessert , dans la vallée de l’Avre (2 kil. 500 mèt.), Irai (690 hab., eaux minérales sulfureuses), et (6 kil.) Beaulieu (331 hab., château sur le bord de la rivière).
On laisse à dr. les bois du Châtelet et de la Trappe , et, après avoir traversé l’Àvre et la forêt du Perche, on rejoint, à 20 kil. de Laigle , la route de Verneuil à Mortagne (R. 98).
Du point de jonction des routes à (15 kil.) Mortagne, V. R. 98.
35 kil. Mortagne (R. 98).
B. Par Saint-Martin-d' Apres.
28 kil. — Route de voitures.
A 2 kil. de Laigle, en face du château du Buat, la route se sépare à dr. de celle de Laigle à Mortagne par Crulay, décrite ci-dessus, et monte graduellement jusqu’à 268 mèt. d’altitude, puis descend dans la vallée de Piton, en laissant à dr. le château de la Rousselière, et à g. la Chapelle-Viel (323 hab.), bien situé sur la rive gauche de Piton.
9 kil. Saint-Bartin-d' Apres , v. de 586 hab., séparé par Piton du v. de Notre-Dame-d’Apres (478 hab.).
La route remonte la rive g. de Piton.
12 kil. Bonnefoi, v. de 316 hab., au delà duquel on laisse à dr. la forêt de Bonsmoulins , et à g. Les Geneltes (339 hab., château).
13 kil. Bonsmoulins, v. de 423 hab., à 1 kil. duquel se voient, à PO., le château de Houssay et les ruines d’une antique villa.
A 278 mèt. d’altitude, on laisse àdr.
(2 kil.) Sainl-Aquilin-de - Corbion (288 hab.).
17 kil. Soligny-la-Trappe, v. de 1 149 hab. qu’une route relie au (4 kil. environ, au N. K.) monastère de la Trappe, « bâti, dit M. de la Sicotière, dans un site plus sauvage que grandiose et plus triste que pittores-
que. Les pentes, couronnées de bruyères rougeâtres et de chênes rabougris, parmi lesquels jaunissent, depuis quelques années seulement, «les carrés de riches moissons, s’inclinent doucement pour former le bassin dont un groupe de maisons blanches, surmonté d’un clocher élégant et entouré d’un mur continu , occupe le centre.
Quelques débris de vieilles futaies se montrent à PO. et au N. A l’E., se voient, sous le vert des saules qui les bordent et des nénufars dont ils sont couverts , de vastes étangs , si nombreux autrefois , qu’ils faisaient de la Trappe une sorte d’île. La solitude est profonde. On n’y entend que le murmure des arbres et des ruisseaux, assez semblable à celui d’une mer lointaine, et, de temps en temps, le son de la cloche qui monte lentement vers le ciel. Çà et là paraissent quelques promeneurs curieux ou de pauvres malades attirés par la célébrité du père médecin ; puis des moines en longues robes blanches ou brunes se livrant avec ardeur aux rudes travaux de l’agriculture. Jadis on n’accédait à la Trappe que par des chemins impraticables pendant une partie de l’année. Une bonne route y conduit aujourd’hui avec la plus grande facilité. »
Le monastère actuel occupe l’emplacement d’une ancienne abbaye fondée, vers l’an 1 1 40, par Rotrou III, comte du Perche, et qui prit le nom de Notre-Dame - de-la-Maison - Dieu. Après avoir été plusieurs fois dévastée par les guerres du moyen âge , l’abbaye de Soligny fut vendue, à la Révolution, comme propriété nationale, et presque entièrement détruite. Quelques-uns des trappistes, dispersés par la tourmente révolutionnaire, se rétablirent régulièrement à Soligny, en 1815, sous la conduite de l’abbé dom Augustin , et c’est à cette époque que fut commencée la construction de la plupart des bâtiments actuels, qui, vastes et bien appropriés à leur destination, n’offrentaucun intérêtarchi lectu-
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