ÉGLISE DE SAINT FERDINAND
Cette belle ëglise, autrefois appartenante aux jésuites , a été bâtie aux frais de la comtesse de Lémos , vice-reine de Naples. La façade fut faite sur le dessin du chev. Cosmo. Les peititures de la voûte et de la coupole sont regardées comme le plus grand et le plus bel ouvrage à fresque de Paul de Mallhéis. Les statues de David et de Moïse , que l'on voit dans une des chapelles , sont de Vaccaro ; et le tableau sur l'autel est de Solimène.
Par la rue qui est presque vis-à-vis du palais rojal, on monte à
PIZZO-FALGONE.
On croit que cette colline qui s'appellait anciennement £'c^/<:? fut nommée Zwcullana , parce qu'elle était occupée en partie par les jardins et par le palais de Lucullus : d'autres supposent que ce palais était précisément à l'endroit où est le château de l'Oeuf. On dit que cet emplacement étoit alors réuni , et que la séparation qu'on y voit actuellement, a été faite par un tremblement de terre. Sur le sommet de cette colline il y a un grand
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pnlais , et une caserne pour la garde royale; et en parcourant les rues jusqu'au pont de Gliiaja, on y trouve des églises, des monastères, des conservatoires, des collèges, etc.
L'église nommée la Nunziatella , qui appartenait d*abord aux jésuites , fut re- Làtie en 1780 d'après le plan de Ferdinand Sanfelice. Elle est ornée de marbres, de stucs dorés, et de peintures des artistes napolitains les plus célèbres de cette époque. Parmi ces tableaux on y remarque l'ouvrage de Pacecco de Rosa , disciple du chev. Massimo. Sa voûte présente un tableau à fresque de François de Mura.
La grande maison attenante à cette église est occupée par le royal collège militaire , auquel vient d'être réunie l'école militaire qui étoit autrefois à ^U Jean de Carbonara.
Peu loin de-là , on voit la grande église de Ste. Marie des Anges des pères théatins, érigée en 1600 sur le plan du père François Grimaldi. Elle a trois nefsj et des ornemens de marbre et des peintures du cliev. Massimo , de Giordano , de Paolo de Mattéis , d'André Vaccaro , de Solimena , et d'autres peintres napolitains.
Près de cette église, la colline de Pizzo- F al cône communique avec celle plus éleyée de St. Erme par le moyen d'un pont appelle Po/z^e di Chiaja-i sous lequel est la rue du même nom.
A peu de distance , on trouve l'église de St. Charles aile Mortelle , ainsi nommée à cause des myrthes qui couvraient autrefois la campagne au bas du iTK)nt St. Erme. Cette église, ainsi que le couvent , fut fondée par les pères barnabites en iGiG. La chapelle de St. Liboire contient un beau tableau du Giordano»
Dans le couvent on a établi une école ou académie de dessin , de gravure de planches , et de pierres dures. En reprenant la route vers Toledo on peut s'arrêter un moment pour voir le nouvel établissement de l'imprimerie royale dans l'ancien couvent du Rosariello di Pa^ lazzo , laquelle, par les soins de S. E. le ministre de la maison royale RufFo , a été élevée au degré le plus florissant que jamais. On a remplacée la paroisse de 4$^.. ^/e^lia di Palazzo ^ qui n'a guère tomba, avec l'église de ce même couvent dans laquelle on voit divers tableaux du Zingaro , de Francesco Curia , de Luigi il Siciliauo etc.
DE NAPLES