A JULES CLARETIE
50, rue de Douai,
^ endrecli, 4 mai 1875.
Monsieur,
Ce n'est que tout récemment (jue j'ai appris, par M. Louis Deprct, que vous m'aviez fait l'honneur de me rendre visite, le concierge de la maison ne m'ayant jamais donné votre carte. Je le regrette beaucoup, et je vous prie d'excuser ce que vous avez pu prendre pour un manque de politesse. J'aurais été heureux défaire la connaissance personnelle d'un écrivain aussi distingué que vous l'êtes, Monsieur, et je ne veux pas perdre l'espoir qu'elle se fera un jour.
En attendant, permettez-moi de vous offrir le volume ci-joint qui vient de paraître \ et croyez aux sentiments de haute considération avec lesquels je suis
Votre très humble serviteur,
Iv. TOURGL'ÉXEFF.
1. M. Clarolio croit que le volume annoncé est le roman Fumée, mais la traduction IVaruMise de ceUe «cuvre a été puhlii'c en 18(18, et riMirg-iiénefl jiaile d un volunu- (jui vient de])araitre. Ce doit donc ctre un volume de nouvelles, car le dernier rom;in paru en français avant la date de la lettre : Eaux priiilaniéres, est de 1871. "
d'après sa correspondance 291