LE SPECTRE DE MADAME PIERROT
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Les rideaux s' écartent. Cette fois la scène est toute
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noire, toute tendue de tentures noires. Au milieu il y a une pierre tumulaire. De la tombe,uDe for
se dresse le fantôme d'une femme, au linceul tout blanc, au long voile noir. Elle se dresse, puis se
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tient inamobile. Parfait! dit Pierroi, tandis que les spectateurs, vaguement inquiets, considèrent l'apparition.
Et Pierrot, parlant a 1 Agent, dit: Vous allez voir! c'est celle que 1 on nr accuse
d'avoir tuée! je 1 ai évoquée. Elle me sourira! elle m'enverra des baisers! L apparition est dés.
cendue sur la scène, elle est terrible! Elle dégage un tel effroi que tout le monde frissonne. Et le spectre s'avance. Pierrot fait encore bonne contenance... Mais à droite de la petite scène, défaillante, près de la porte, il voit Maravilha. ,M.fi.$.
Mais alors qui donc? Miséricorde du Ciel! c'est elle. Elle même! AI1° non troppo 138=J
Madame Pierrot! 1' assassi.
née, le vrai fantôme! elle s' avance, époii-vantable.D'uiie main elle désigne Pierrot.
«C' est lui qui m'a Iik'P)) et olle disparaît.
Stupeur universelle, avec des cris et des gestes; puis Alleg^ro 184=J*
la lumière se refait et,sur un signe de l'agent do la sûreté, les agents français et les agents russes
se précipitent sur Pierrot et le saisissent, tout grelottant de peur, pendant que Maravilha tom-
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LA GUILLOTINE Tempo di marcia funebra
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Place de la Roquette. Matin gris. C' est le jour de 1' exécution de
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Pierrot. Le bourreau, 1' aumônier. Les aides, la guillotine.