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PIKRROT ivre, une
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bouteille a la main, serrée contre son cœur, sort furtivement. C'est une bouteille d'absinthe
qu'il a \olec. Il se réjouit. Il est de plus en plus ivre. Mais sa femme, qui l'a reconuu se
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traine vers lui.
amoureuse et douloureuse elle supplie et
reclame, fait des reproches en sanglottant. 11 ne veut rien entendje,et lui offi'e a boire
Elle lui rappelle leurs jours de tendresse et de joie
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PIEBUOT se tord de rire, il a des maîtresses plus belle qu'elle. M""^ PIEKROT. Mais au moins si tu
ne m'aimes pas, donne-moi a manger !
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PIERROT pouffe de rire plus encore .
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M"'^PIKlîlU)T((('rribl.')Eh bien! s'il en est ainsi fi-itato iHOr J-
si tu ne m'aimes plus, si tu ne veux plus ra'aimer ni me faire vivre!.. Moi, je mourrai je
me jetterai a l'eau, ou je me pendrai, mais morte, je ne te lâcherai pas et ma maiedietic
sera sur toi inévitable et enfin triomphante
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Pierrot mi' peu dégrise reste per '^ -Koderalo
plexe. Il a mis la bouteille dans sa poche, il a presque envie de rejoindre sa femme. Si elle
se tuait en effet? Il hésite, vraiment, les bons sentiments sont sur le point de rentrer en lui
Il sent qu'il n'a pas bien agi... s'il réparait ses torts s'il travaillait pour gagner la vie de sa femme.
11 s'en prend à la bouteille, il l injurie Ag-itato 80 = J •
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et même il la flanque
brutalement sur l'une des tables du café .
Elle s'y
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brise.
Il en sort le de'mon de l'absinthe, I.'AMK VERTE.
C'est iiiif pttitu poupée, remiiaûto vi parlante .Elle pai-lu nu effet .
itKPii.Oii les chauge en délirantes «vresses.
Et l'âme vei'te disparaît la bouteille s'etant refermée
Apres un instant d'hésitation Pierrot empoigne la boii-
boit encore...
hésite moins
Enfin, il vide tout le flacon.
Aiulaiitiiio 108 = 0
Un monsieur passe, pardessus
gris, chape:in rond, un cachenez ;ui cou.
PIERROT se rue. Courte lutte.
L'homme sonfuit laissant son pardessus aux mains de PIEHROT et par terre, son chapeau et
ta cachenez. Pierrot se dit: c'est toujours ça, met le paletot, le chapeau, se voile le
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visaj^e avec le cachenez; dès lors il rode cherchant fortune. M""^ PIKKIîOT rentre.
Elle a renonce à se tuer. Mourir! Non, ce serait trop bête. Puisque tout l'abandonne
elle fera comme les autres; elle est jolie, quoique si pale! Eh bien! elle gagnera sa vie
en se vendant au premier \enu, comme les filles de la rue — Ses loques? Bah! cela ne sera pas difficile
d'avoir de beaux habits. Elle va à la marchande à la toilette qui achevé de fermer sa devanture .Elle lui explique son cas. La vieille d'abord refuse parceque M"°* Pierrot a a pas le sou. Mais la regardant.
elle la trouve jolie et prend confiance en elle. Oui, elle lui pietera des robes, des bijoux! elle lui met uu manteau de soie, un chapeau a plumes (voilette épaisse , des bijoux aux bras, aux oreilles ^
Pendant ce temps Pierrot parait.disparait, reparait entre les petites baraques; il observe les passants
ule quand c'est un ouvrier qui passe, il guette encore, attend. M"^*^ Pierrot actieve de s'habiller
recule quand c ei
la marchande lui remet la grosse ele de l'hôtel
é'zJ- du MouT* précèdent H
aletaate
M"* Pierrot se résout a l'horrible métier. Elle va vers un passant, il ne l'écoute pas . Pierrot
accoste le mi?rae passant , le trouve trop mal mis ne l'assaille pas . M°* Pierrot reprend courage
ellu va vers un autre homme , celui-ci la repousse bi'utalemeut . Pierrot lui aussi s'en prend à cet homme mais celui-ci robuste s'apprcte a une vigoureuse résistance. Et tous deux le mari et
la femme sans se voir encore, exprimant lui sa colère, elle, son desespoir, de ne pas avoii- de chance même en l'ignominie. Enfin , M'"** PIERROT, à travers son épaisse voilette .aperçoit ce
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monsieur en pardessus gris, un chapeau rond, la face masquée d'un cachenez, qui fait les cent pas. Pi'esquc inourauttï elle l'appelle . Pierrot s'est retourné. Voyant une femme, il va s'éloigner haussant
les épaules. Mais appuyée à la table du café, elle tL'iid les bras ou il voit luire des bijoux. Il se rapproche , tourne autour d'elle, voit de plus près les bracelets et les boucles d oreilles il volera
tout cela! Et. il fait la galant autoui de la rôdeuse . Elle ml sur !o point de moujir du houto .. elle lui fait signe du la suivre, il la suit... Et tous deux , une hésitation encore, lui de\aut le
crime, elle devant la prostitution , ils veulent se séparer mais tout à coup. .."Eh bien soit!" et
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Is entrent dans l'hôtel . La marchande a la toilette de sa fenêtre du 1*''' a remarque tout le
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manège, se frotte les mains comptant sur une bonne aubaine
Endiaîneï