LA CITROUILLE DE PETITE SOEUR ELLE N’EST PAS À VOUS
À l'automne, la citrouille de Mina était jaune jaune et bien grosse.
Elle était si grosse que la maman fit dix tartes à la citrouille.
Mina en donna une à sa maman, une à son papa, et une à Noël.
Puis, elle alla en porter une grosse à l’homme qui avait soin du parc.
Ensuite, elle en donna cinq pour les pauvres.
Il y en avait encore une.
Ce fut la tarte de Mina.
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La prière de Lise
Un beau matin, la petite Lise n’était pas contente.
“Je crois que je suis malade,” se dit-elle.
“Je ne suis pas bien du tout.
Je n’aime pas parler et rire, et je ne veux pas m’'amuser.
Je ne veux pas aider aujourd’hui.
Je ne fais pas mon lit.”
Elle n’alla pas se laver non plus, et mit sa robe tout de même.
Bientôt après, la petite Lise alla en bas trouver sa mère.
Sa mère la regarda, et dit:
“Bonjour, ma petite Lise!”
Puis, sa bonne mère la regarda de nouveau, et dit: “Tu as oublié de te laver ce matin, lise.”
“Non, je ne l’ai pas oublié,” dit Lise. ‘Je ne veux pas me laver.
J'aime mieux être comme ça.
Et je n’ai pas fait mon lit.
Je n’aime pas aider aujourd’hui.
La maman dit: “Ma petite Lise n’est pas contente ce matin.” Puis elle dit: “Veux-tu déjeuner?” Lise regarda le déjeuner, et dit:
“Non, je ne veux pas de lait, et Je ne veux pas d’oeuf.
Je n’ai pas faim.” ‘Alors, va t’amuser,”” dit sa mère.
Elle alla voir les fleurs.
Elle prit une fleur, puis elle se dit:
“TJ ne fait pas beau jouer ici.
Le soleil est trop chaud, et le vent est trop froid!”
Elle alla un peu plus loin.
Il n’y avait rien qu’elle aimait.
“I y a quelque chose qui va mal” se dit-elle. ‘Je ne suis pas malade, mais je ne suis pas bien non plus.”
Elle alla trouver sa bonne mère, à la maison, et lui dit:
‘Maman! Qu'est-ce que j'ai?
Je ne suis pas bien.”
Sa mère lui dit: ‘Viens 1c1.”
Lise alla trouver sa mère.
‘Je crois que je sais, Mol, ce que tu as,” lui dit sa mère.
‘As-tu fait ta prière ce matin?”
“Non, je l’ai oublié,” dit Lise.
“C'est peut-être pour cela, lise, que tu n’es pas bien,” dit sa mère.
“Va faire ta prière, ma petite.”
La petite Lise ne voulait pas aller faire sa prière.
Mais enfin, après quelque temps, elle alla à sa chambre.
Mais elle ne fit pas sa prière.
Elle alla se coucher.
Quelque temps après, elle se dit:
“Maman a peut-être raison.” Elle sauta à bas de son lit, et fit une belle prière.
Puis, tout à coup, elle se dit:
“Je suis mieux.” Elle courut à sa fenêtre et regarda dehors.
“Comme il fait beau!” se dit-elle.
Jise était bien contente.
Elle alla se laver de son mieux, puis elle fit son lit avec soin.
Ensuite, elle courut en bas.
“Maman! C'était bien ça,” dit-elle à sa bonne mère.
“J'ai fait une belle prière, et Je suis tout à fait bien maintenant.
De plus, j'ai été me laver, et J'ai fait mon lit.
J'aime à aider, maintenant.
Avez-vous quelque chose à me faire faire, Maman?”
“Pas maintenant,” dit sa mère.
“Va déjeuner avant.”
Après ce jour, la petite Lise fit sa prière tous les matins.
Quand Papa revient
Tous les jours, le petit Pierre Allait au-devant de son père.
Souvent 1l disait à sa mère:
“Est-ce le temps qu’il doit venir?
Je fais mieux, Je crois, de sortir.” Pour lui c'était un grand plaisir, Son plus grand bonheur sur la terre:
C'était pour lui toute une affaire De voir, enfin, son petit père!
“Comme il prend du temps aujourd’hui?”
Se dit-il . . . “Oh, c’est lui!
Oui, je le vois sourire!”
Dans le temps de le dire,
Le bon petit garcon,
Aussi vite qu’un papillon,
Est hors de la maison . . .
S'1l aime bien sa mère,
Il aime aussi son père.
Vite comme un lapin,
Il court par le jardin Et va jusqu'au chemin.
“Bonjour!” dit le petit Pierre.
“Comment ça va?” lui dit son père.
ÉONNCAAMDientemerche et
Enfin, bon papa, vous voici!
SK
J'ai tant de choses à vous dire,” Dit-il avec un beau sourire.
“La vache, elle à fait peur au chien.
Médor courut dans le jardin.
Après, 1l regarda de loin,
Puis s’en alla le nez à terre.”
“Et toi, mon bon petit Pierre, Qu’as-tu donc fait?” lui dit son père.
“Papa, J'ai fait le bon garçon.
Vous allez voir à la maison.
Maman me dit que je suis bon.”
Le bon papa se met à rire.
Content de ce qu’il entend dire, Il donne à Pierre un bonbon, Comme il entre dans la maison.
“Merci, bon papa,” dit Pierre.
À ce moment, la bonne mère
Dit au papa: “Vous avez faim!
Venez manger du bon lapin
Que j'ai fait cuire avec grand soin.’
Quand l'oiseau s’en va
“Petit merle, que j'aime tant,
Oh! ne t’en va pas maintenant!
As-tu peur des pluies d'automne
Et des froids que l’hiver nous donne?
Dieu, qui peut faire tout de rien,
Aura de toi beaucoup de soin?’
“ÆŒlle est bien belle, ta prière,”
Dit l’oiseau qui regarde à terre,
“Mais Dieu me dit, ma bonne enfant:
‘Il faut s’en aller maintenant.’
Je m’en vais donc où Dieu m'appelle.
Mais je veux revenir, ma belle.
Je veux encore, le matin,
Chanter pour toi mon beau refrain.’
Les deux merles
Tous les printemps, 1l y avait, dans un arbre, un nid de merles.
Ce nid était toujours fait par les mêmes merles.
Il y avait là un petit garçon qui aimait les deux merles.
Et il fut bien triste, quand, un jour d’hiver, un gros vent fit tomber l'arbre.
Par pitié, 1l fit pour les merles une maison d'oiseau.
Ce printemps-là, le petit garçon allait souvent au jardin.
“Qu'il me tarde de voir les merles arriver!” disait-1l.
Il voulait, aussi, les voir aller dans sa petite maison.
Un beau matin, il était dehors avec sa petite soeur.
Tout à coup, 1l vit les deux merles arriver. ‘‘Les voici!” dit-il.
Les merles allèrent à l’arbre.
Oh! comme ils étaient tristes!
Quelque temps après, le papa merle vit la petite maison, et dit:
“Regarde la jolie petite maison!
Allons y faire notre nid.”
“Non,” dit la maman merle.
“J'aime mieux le soleil.”
Tout de même, ils allèrent voir la petite maison.
“IT fait toujours chaud 101,” dit le papa merle, “et la pluie ne peut pas tomber sur tol.
De plus, pas de vent froid, et c’est chaud pour les petits.”
“Peut-être,” dit la maman merle:
“mais 1l y a un gros chat 1c1.
Et un chat ne fait pas de bruit quand il vient.
Il peut venir ici et me manger.”
Ils s’en allèrent donc.
Le petit garçon avait vu cela.
Il avait vu les deux merles venir et s’en aller.
Il avait mis quelques graines près de la petite maison, mais cela n'avait pas fait mieux.
“Je ne sais que faire,” dit-il à sa soeur, ‘pour les faire aller dans ma maison!”
“Ils ont peut-être peur du chat,” dit sa soeur.
“Si c’est ça,” dit son petit frère, ‘Me sais que faire.”
Il alla chercher une sonnette et la mit au cou du chat.
Deux jours après, le papa merle alla de nouveau voir la maison.
Le chat n’était pas là.
Mais tout à coup, le papa merle entendit au loin une sonnette.
“Qu'est-ce que j'entends?” se dit-il
“Voilà du nouveau.’
Il alla voir ce que c'était.
“Oh! c’est le chat!” se dit-il.
“Il a une sonnette au cou.”
Vite, le papa merle alla trouver la maman merle.
“Viens avec moi!” lui dit-il.
La maman merle alla avec lui.
“Entends-tu?” dit le papa merle.
“C’est le gros chat.
Il fait du bruit, maintenant.
Il à une sonnette au cou!”
Et le papa merle se mit à chanter.
La maman merle alla plus loin.
Le papa merle alla avec elle.
“Je l’entends de loin,” dit-elle.
“Viens. Allons faire notre nid
ans la petite maison.”
Comme le papa merle était content!
Il se mit à chanter: “Merci! Merci!
Merci!”
Puis, 1l alla aider la maman merle à faire son nid.
Comme ils étaient contents!
Et comme le petit garcon aussi était content!
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ors de l’eau
Il y avait une fois un poisson.
C'était un tout petit poisson. Son chez lui était une rivière, une belle petite rivière.
Le petit poisson aimait beaucoup s'amuser dans cette rivière.
Un jour, il vit une grenouille sauter hors de l’eau.
Vite, le petit poisson alla voir où elle était.
Il sauta hors de l’eau.
Il vit la grenouiile sur la terre tout près de la rivière.
Alors, 1l se dit: ‘Je ne savais pas qu’il fait bon hors de l’eau.”
Il sauta encore une fois.
‘Les belles fleurs!” se dit-il.
“Les beaux grands arbres!
Si une grenouille aime ça, là, ca doit être bon pour moi aussi.”
Le petit poisson alla trouver sa bonne mère.
“Maman,” dit-il, “Jai vu, là-bas, une grenouille sauter hors de l’eau.
Elle est sur la terre tout près de la rivière. Il fait bon hors de l’eau, Maman.
Est-ce que je peux y aller, moi aussi?
J'aime bien ça, hors de l’eau?!” “Non?” lui dit la maman poisson, ‘ne va pas sur la terre.
Il fait bon pour une grenouille, hors de l’eau, mais pas pour nous.
La place d’un poisson, mon petit, est dans l’eau.”
Le petit poisson s’en alla.
Il se mit à s’amuser dans l’eau.
Mais 1l n’était pas content.
Il était même triste.
Quelque chose lui disait:
“Va où est la grenouille.
Va te mettre sur la terre.
Si tu savais comme il fait bon hors de l’eau ?? |
Petit à petit le poisson s’en alla où 1l avait vu la grenouille sauter.
Là, il se dit: “Je vais sauter!?
Il se mit à aller vite vite, et sauta sur la terre.
“Bon!” se dit-1l, “jy suis
Pauvre petit poisson!
Il ne fut pas content longtemps.
Le soleil était trop chaud
pour lui.
“Comme ça fait mal?” se dit-il.
“Où est la rivière?
Je veux m'en aller trouver Maman Il se mit à sauter.
“Oh! que ça fait mal!” se dit-il.
“Je ne peux plus sauter!
Je vais mourir! Je vais cuire!
Maman! Venez me chercher!”?
Mais sa mère ne l’entendit pas.
À ce moment-là, un petit garcon arriva.
Il vit le petit poisson.
“Pauvre petit poisson?” se dit-il, ‘comment se fait-1l que tu es ici, hors de l’eau?
Ta place, à toi, est dans l’eau.”
Il prit le petit poisson et le mit dans la rivière.
“C’est là, ta place,” se dit-il.
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Pauvre petit poisson!
Il n’était pas bien du tout.
Il ne pouvait plus voir n1 sauter.
Il ne pouvait plus rien faire.
“Je crois qu’il est fini!” se dit le petit garçon.
Mais voici qu'il se trouva mieux.
Il se dit: “Je vois! Je suis mieux!
Mais je suis dans l’eau!
Qui est-ce qui m'a mis ici?
Merci! Merci!
Bientôt, 1l fut tout à fait bien, et 1l alla trouver sa maman.
Mais jamais, après ce jour-là, il n’alla hors de l’eau.
Les amies du papillon
Un jour d’été, une petite fourmi allait chercher quelque chose.
Sur son chemin, elle entendit une voix triste qui disait:
“Venez m'aider, s’1l vous plaît!
Venez m'aider à sortir d’ici!
Si vous avez du coeur, venez, venez m'aider!
Je veux aller au soleil!
Venez, s’il vous plaît!”
Vite, la petite fourmi alla voir.
C’était un Joli papillon jaune.
Il était pris entre des feuilles, et ne pouvait pas sortir de là.
“Qu'est-ce qui est donc arrivé?” lui dit la fourmi.
“C’est le vent,” dit le papillon, “qui m'a fait tomber ici.
Tu peux faire quelque chose pour moi, n'est-ce pas?”
La fourmi regarda un peu, puis elle dit:
“J'entends une abeille, là-bas.
Je vais aller la chercher.
Je crois qu’à nous deux nous pouvons te sortir de là.” “Merci,” dit le papiiion jaune.
La fourmi alla voir l’abeille.
“Il y a, là-bas, un papillon,” dit la fourmi à l’abeille.
“IL est pris entre des feuilles.
Il ne peut pas sortir de là.
Veux-tu bien venir avec moi?” ‘Avec plaisir,” dit l’abeille.
L’abeille alla avec la fourmi trouver le papillon jaune.
“Merci, mes bonnes amies,” dit le papillon. Puis il dit:
“Vous pouvez me sortir d’ici, n'est-ce pas, mon amie l’abeille?”?
“Je crois que oui,” dit l’abeille.
“Mais 1l fait un peu noir.
Sais-tu s’1l y a une luciole pas loin d'ici?”
Il y en avait une tout près.
Elle était dans son lit.
La grosse voix de l’abeille la fit sauter hors de son lit.
“Qu'est-ce qu'il y a?” dit-elle.
“Veux-tu bien venir ici avec nous?” dit la grosse voix de l’aberlle.
“Il fait un peu noir ici.”
‘Avec plaisir,” dit la luciole.
La luciole alla trouver l’abeille, la fourmi, et le papillon jaune.
Elle n’avait pas oublié sa lampe.
“C’est comme s’il faisait soleil !?
dit le papillon. Puis il dit:
“Mon amie la luciole, vous pouvez me sortir d'ici, n’est-ce pas?” “Je crois que oui,” dit la luciole.
Mais l’abeille alla dire tout bas à la fourmi et à la luciole:
“Il est gros pour nous trois.
Allons chercher l’araignée.”
La fourmi, l’abeille, et la luciole allèrent donc trouver l’araignée.
L’araignée faisait une toile.
“Bonjour!” leur dit l’araignée.
‘‘Avez-vous affaire à moi?” “Oui,” dit la grosse abeille. Et l’abeille dit à laraignée ce qui était arrivé au papillon.
L’araignée alla avec les autres trouver le papillon.
Le papillon fut bien content
de les voir. Il dit à l’araignée:
“Vous pouvez me sortir d’ici,
n'est-ce pas, mon amie l’araignée?”?
“Je crois que oui,” dit l’araignée.
“Je crois qu’à nous quatre
nous pouvons te sortir de là.” “Merci,” dit le papillon jaune.
L’araignée regarda les feuilles, puis elle dit à la luciole:
“Prends ta lampe et va te mettre là.”
La luciole se mit sur une feuille, pas loin du papillon jaune.
L’araignée se mit alors à faire une toile.
C'était une toile à quatre coins.
Elle ne prit que cinq minutes à la faire.
Le papillon était bien content.
Après avoir fini sa belle toile, araignée alla sur une feuille, pas loin du joli papillon jaune, et se mit à regarder.
Puis, elle prit un coin de la ie et dit à ses trois amies:
“Toi, l'abeille, va à ce coin-là.
Toi, la luciole, va à ce coin-là.
Et toi, la fourmi, va à l’autre coin.
C’est ca. Maintenant, mes amis, allons avec la toile jusqu’à la fleur qui est tout près d’ici.
Attention! N'’allez pas trop vite!”
Deux minutes après, le papillon était au soleil.
Le papillon était bien content.
“Qu'il fait bon au soleil?” dit-il.
“Merci, mes bonnes amies ??
Une minute après, le papillon “tait tout près de la fleur.
Il se mit sur cette fleur et dit:
“Vous avez du coeur, vous autres!
Merci bien, mes bonnes amies !?
Puis, l’araignée, l’abeille, la luciole, t la petite fourmi s’en allèrent sontentes.
L’araignée avait sa belle toile, la luciole avait sa belle lampe, l'abeille avait sa grosse voix, et la fourmi avait son bon coeur.
La boîte magique
Il y avait une fois, loin d'ici, un petit mulot qui était toujours content.
Mais un beau jour de printemps, il se mit à être triste.
Souvent souvent il se disait:
“Que je fais pitié, moi!
Que je fais pitié?”
Un jour, un vieux vieux mulot entendit le petit mulot.
Il alla au petit mulot et lui dit:
“Qu'est-ce que tu dis là?
Tu dis que tu fais pitié?
Mais tu n’es pas malade.
Tu as une belle maison, et tu as tout ce que tu veux à manger.
De plus, tu as de bons amis.
Et tu dis que tu fais pitié!”
“Oui, mais, je suis tout petit!” dit le petit mulot.
“J'aimerais être gros gros, et n'avoir peur de rien?’
Le vieux mulot se mit à regarder le petit mulot. |
Puis 1l dit:
“Je crois que tu n’as pas fini de faire pitié.”
Alors, 1l prit une petite boîte, la donna au petit mulot, et dit:
“Tiens. Voici ma boîte magique.
Va trouver un gros animal.
S'il veut changer de place avec toi, ouvre cette boîte, et ce sera fait.
Et si tu veux revenir avec nous, fais la même chose.”
Comme le petit mulot était content!
Il ne disait plus:
“Que je fais pitié, moi!”
Non, 1l disait maintenant:
“Qu'il me tarde de trouver un gros gros animal?’
Aussi, ce jour-là, 1l courut bien loin.
Sur son chemin, il avait vu une vache, un cheval, et un ours.
Mais ce n’était pas assez gros.
Enfin, 1l arriva à un cirque.
Dans le cirque, le petit mulot ne courait pas vite.
Il y avait tant de choses à voir!
Et il voulait tout voir.
Mais ce qu’il voulait voir surtout, c'était un gros gros animal, plus gros que tous les autres.
Tout à coup, 1l vit un éléphant.
“Oh! Oh! Oh!” se dit-il tout bas, ‘en voilà un gros!
Je crois qu’il fera mon affaire.
Je vais aller tout près de lui et lui parler.”
Il se mit sur le nez de l'éléphant et dit de sa petite voix de mulot:
‘Monsieur l’Éléphant, voulez-vous changer avec moi?
Voulez-vous,” dit la petite voix, “être un mulot à ma place?
Moi, je veux être un éléphant.” “Nous ne pouvons pas faire ça,” dit la grosse voix de l’éléphant.
“Pas nous,” dit le petit mulot, ‘mais cette boîte-c1 peut le faire.
C’est une boîte magique.” L’éléphant regarda la boîte magique.
Puis il dit au mulot: “C’est bien.
Je veux bien changer avec toi.” Aussitôt, le mulot ouvre la boîte.
La boîte était à peine ouverte que l’éléphant était un petit mulot, et le mulot était un éléphant.
unité 7 HE
“Enfin, m'y voi!” dit le mulot qui était maintenant un éléphant.
“Enfin, je suis un gros éléphant!
Et je n’ai peur de rien!
Où est la boîte magique?
Bon! La voici.”
Et 1l sauta sur la boîte magique.
“Je n’en veux plus,” se dit-il.
“Je ne veux plus être un mulot.
J'aime mieux être un éléphant.
Que je suis content d’être gros 134 |
Pour un temps, tout alla bien.
Il aimait être dans un cirque.
Il aimait même son travail.
Mais ce temps ne fut pas long.
‘J'aime bien le travail,” se disait-il un jour, ‘mais 1l y en à trop!” Il avait du travail à faire l’été, l’automne, l’hiver, et le printemps.
Il avait du travail tous les jours.
Il ne pouvait donc plus aller où 1l voulait.
Un jour qu'il pensait à ses amis, à sa maison, au vieux vieux mulot, et à la boîte magique, il se dit:
“Que j'aimerais être mulot!
Que Je fais pitié, 1e1!”
Mais 1l ne pouvait plus changer.
Il n’y avait plus de boîte magique.
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