Mémoires et notes de Choudieu, Pion, Paris, 1897, p
2, Revue rétrospective^ t. V, p. 107.
en avait été accueillie avec enthousiasme. On fit au général et au représentant une ovation presque triomphale. « Carrier, dit Chaux, après la prise de Cholet, se trouvant avec Westermann sur la place de l'Egalité, le peuple, qui regardait ce dernier comme son sauveur, lui distribua des couronnes. A la vérité, on en remit quelques-unes à Carrier que celui-ci donna à Westermann parce qu'il se sentait indigne de les portera » Villenave, dans ses notes, est encore moins révérencieux, il écrivait qu'à cette fête, Carrier était l'âne chargé de reliques-. Quoi qu'il en soit, Barère provoqua les applaudissements de la Convention par ces paroles : « Je viens vous annoncer que la Vendée n'est plus'^. »
Cependant Hentz et Prieur de la Côte-d'Or étaient retournés à Paris et avaient conféré avec le Comité de Salut public. Barère ayant informé la Convention de leur retour, sur sa demande, il avait été décrété qu'à l'avenir il n'y aurait plus que cinq représentants délégués près l'armée de l'Ouest : Carrier, Bourbotte, Francastel, Pinet aîné et Turreau; que deux d'entre eux accompagneraient les colonnes républicaines; qu'il y en aurait un qui resterait à Saumur, un autre à Nantes, et le cinquième dans un endroit central de façon à pouvoir correspondre aisément avec les autres^. Ainsi Carrier n'était plus un simple délégué du Comité
1. Courrier miiversel^ du 14 frimaire an 111. Compte rendu, du procès de Carrier.