Bulletin du Tribiinal révolutionnaire^ IV
le prenant, cette administration avait bravé Carrier, qui s'emporta et qui traita de contre-révolutionnaires ceux qui l'avaient signé. L'acte de cette tentative de résistance au représentant, qui, pour le malheur de la ville, ne se renouvela pas, était ainsi conçu :
((Nous, membres du Directoire du Département de la Loire-Inférieure, requérons, en vertu de la loi, le commandant temporaire de la ville de Nantes de suspendre Texécution de tout ordre qu'il aurait pu recevoir du Comité révolutionnaire relatif aux détenus dans les maisons d'arrêt, jusqu'à ce qu'il ait été délibéré par les Corps administratifs qui vont s'assembler incessamment.
« Fait en Directoire à Nantes.
(( Signé : Kermen, Minée, Gicqueau, Picot. »
Lorsque l'original de l'ordre et l'arrêté du Département furent produits aux débats du procès, GouUin tenta de soutenir que le contre-ordre du Département avait été donné beaucoup plus tard, et Chaux, Grandmaison et Bachelier prétendirent avec lui que, si la fusillade n'avait pas eu lieu, on le devait à leur bienfaisante intervention^.
Dans deuxécrits imprimés. Bachelier et Chauxont reproduit et développé ce mensonge ; Bachelier, en disant que la première opposition avait été faite par le Comité^, Chaux, en racontant que, (( venu au Comité, le 15 frimaire, il rencontra Perrochaud, Bachelier et Lévêque dans la désolation», et qu'il