Phelippes, Noyades, Fusillades, p
4. Bulletin du Tribunal révolutionnaire, VI, 368, et VII, 53.
Carrier, lorsqu'il apprit rexécution de ses agents, s'emporta, menaça, mais ne tarda pas à se taire, quand on lui eût représenté qu'il n'avait rien fait de ce qu'il fallait faire pour les sauver. Au fond, il se pourrait que ses regrets n'aient pas été bien sincères. Avec Fouquet et Lamberty, disparaissaient deux de ses complices les plus compromettants, et il se croyait assuré de la discrétion et de la fidélité de Robin, qu'il avait sauvé de la guillotine en l'emmenant à Paris avec lui, et qu'il avait, de plus, doté d'une bonne place. L'état d'anarchie, dans lequel étaient tombés tous les services publics, permettait à Robin de braver, des rangs de l'armée du Nord, toutes les poursuites des Tribunaux révolutionnaires de Nantes.