‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 16 sur 198 · Réimpression du Moniteur, XVIII · texte numérisé non relu

Réimpression du Moniteur, XVIII

Le lendemain de ce discours, Garât rencontra Carrier ; et, comme il lui faisait part des inquiétudes que lui causaient les paroles de Robespierre, Carrier lui répondit : « 11 faut que Brissot et Gensonné tâtent de la guillotine ; il faut qu'ils la dansent'. » Le représentant du Cantal se révélait dans cette réponse ; au début des querelles de partis, et avant que la lutte pour la vie fût devenue la principale préoccupation des membres de la Convention, Carrier déjàtrouvait tout naturel qu'on guillotinât ceux de ses collègues qui avaient sur l'orientation de la République des idées différentes des siennes.

Deux jours plus tard, le 12 juillet 1793, il était envoyé en mission, avec Pocbolle, dans les départements de la Seine-Inférieure, de la Manche, et du Calvados, pour y combattre le fédéralisme -,

1. Bûchez, Histoire parlementaire de la Révolution, XVIIl, 416.

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