CHAPITRE IV
Montaigu, Cholet, Nantes
Lettre .au Comité île Salut public dans laquelle Carrier exprime ses regrets de n'avoir pu noyer à Saint-Malo les prêtres réfractaires, et annonce qu'il fera fusiller sans jugement les suspects de connivence avec linsurrection.
— 11 ne fait que traverser Nantes et se rend à Montaigu pour installer l'incapable Léchelle en qualité de général en chef de l'armée de l'Ouest. — • Compte rendu par Carrier de cette mission. — Il part avec l'armée et fait, en passant, incendier Titi'auges. — Sa conduite à la bataille de Cholet. — Il se dirige vers Nantes avec Westermann.
— Il annonce qu'il va faire fusiller les grands coupables.
— Enttiousiasme des Nantais pour Carrier porteur de la nouvelle de la victoire de Cholet. — Carrier l'un des cinq représentants délégués permanents à l'armée de l'Ouest
par décret de la Convention 'M
CllAPlTUE V Débuts de la mission à Nantes
Les membres de la Montagne généralement disposés à la cruauté envers les royalistes vaincus.-^ Carrier; Barère ; Saint-Just. — Proclamation du Comité de Salut public et des représentants en mission dans l'Ouest excitant les armées aux massacres. — Carrier exécuteur des exterminations voulues par ses collègues. — La guillotine i)ermanente à .Nantes longtemps avant l'arrivée de Carrier. — Impuissance de l'opposition des royalistes habitant la ville, et, par conséquent, inutilité des persécutions dirigées contre eux. — .\bsurdité des mesures de terreur dirigées contre les fédéralistes qui formaient l'immense majorité îles partisans du système républicain. — Véritables causes du redoublement et de l'extension de la Terreur à Nantes au mois d'octobre 1793. — Les divisions du. parti républi'-ain dans les Sociétés populaires. — Chaux,
oO TABLE DES MATIÈRES
Goullin, Forget. ^ Leur influence sur le choix du personnel des administrations et du Comité révolutionnaire. — Débuts du Comité révolutionnaire. — Fermeture du Club de la Halle. — Compagnie Marat. — Carrier, en arrivant à Nantes, a trouvé im personnel et des institutions pour terroriser les Nantais sans opposition possible de leur part 50
CIIAPITIŒ YI
Le Maximum. — Coustard. — La compagnie Marat
Premiers rapports de Carrier avec le Comité révolutionnaire de Nantes. — Le décret du maximum sur les denrées de première nécessité. —Violent discours de Carrier à propos de ce décret. — Réponse du commissaire civil Pelé. — Imprécations de Carrier contre les habitants de Nantes. ^- Tentative de lluelie pour calmer sa fureur. — Approbation donnée par Carrier et par Francastel à la formation de la Compagnie Marat. — Le représentant Coustard. — Son arrestation et son envoi à Paris. — Arrêtés de Carrier et Francastel portant établissement de deux tribunaux révolutionnaires 64